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N°3135
Immobilier logistique
L’impact sera important, estime EOL sans noircir le tableau

La crise de 2008 avait durablement sapé le secteur de l’immobilier logistique, la baisse de 3% du PIB s’étant suivie d’un recul de 35% de la demande placée de m² l’année suivante, avec un réel retour à l’embellie seulement 5 à 6 ans plus tard. Avec la projection d’un PIB en retrait de 8% sur 2020, l’application d’une règle de trois donnerait des sueurs froides… Sauf qu’entre-temps la place de la logistique et de l’immobilier qui la sous-tend a changé, sans compter que les investisseurs non spécialisés, qui avaient déserté ce créneau en 2008, semblent aujourd’hui plutôt y voir une valeur refuge. Faut-il compter sur la résilience du secteur alors que le premier trimestre a marqué un recul record de près de 60 % de cette demande placée au premier trimestre, même si le confinement n’a suspendu les transactions que sur ses 15 derniers jours ? « Le sens à donner à cet instantané du marché est difficile à extrapoler, mais l’impact de la crise sanitaire sera de toute façon important car d’un point de vue macro-économique, la demande placée est liée aux niveaux de la consommation et de l’investissement des entreprises », note Laurent Sabatucci, directeur associé d’EOL. Preuve que le décryptage de chiffres consolidés est un exercice d’équilibriste, selon lui : le nombre des petites opérations (10, 15 ou 20 000 m²) est en fait resté significatif sur ce trimestre, et dans son métier de broker, EOL a pour sa part fait 1,6 fois mieux qu’au T1 2019 via des transactions en Ile-de-France et en région lyonnaise. Dans l’immédiat, Laurent Sabatucci compte sur une certaine inertie du marché, car les projets enclenchés en 2019 vont se concrétiser, au-delà des décalages liés au confinement et à la suspension des délivrances de permis de construire et autres autorisations d’exploiter, ou de l’instruction de dossiers soumis à enquête publique ou à autorisation ICPE. « L’exécution des accords signés va suivre son cours, d’autant que du point de vue juridique, la crise épidémique ne relève pas d’un cas de force majeure, poursuit-il. Mais même si les investisseurs et utilisateurs restent bien disposés à ce stade, le marché accusera le coup, et la baisse pourrait être de l’ordre de 40 % sur l’année, selon moi » (suite ci-dessous). MR

 
   
 

Laurent Sabatucci, directeur associé d’EOL.

Crédit photo EOL
 
 
 
Immobilier logistique (suite)
Différents signaux à surveiller ces prochains mois

La mise en difficulté financière de certains utilisateurs pourrait peser sur leur capacité à s’assurer les garanties pour poursuivre leur plan de développement logistique, ou amener des locataires à demander des aménagements de loyer. Au-delà du sujet déjà dans l’air des décalages d’échéances, une dégradation prolongée jusqu’en 2021 pourrait ouvrir des négociations de gré à gré, selon EOL, par exemple pour lever le principe d’indexation, repartir au loyer de signature ou revoir les conditions de franchise de loyer. Plus épineux sera le cas d’utilisateurs en mal de perspectives ou en baisse durable d’activité qui souhaiteraient quitter certains entrepôts. « Une voie serait pour eux de se trouver un successeur dans les murs, quitte à faire le pont pour assurer au propriétaire la garantie des obligations du bail. Faute d’accord, cela pourra difficilement bien se passer, car entrent en jeu pour l’investisseur la mécanique financière de valorisation de son parc d’actifs, ses propres obligations vis-à-vis des divers profils d’actionnaires qu’il peut y avoir derrière un fonds… », note Laurent Sabatucci (EOL). Différents signaux sont à surveiller, selon lui : certes l’évolution des besoins des utilisateurs, mais aussi celle des taux qui sous-tendent les conditions de financement, les niveaux de loyers ou les valeurs d’expertise des bâtiments. Et bien sûr le taux de vacance au sein du parc existant, bien que les situations diffèrent d’une région à l’autre, entre une zone lyonnaise saturée, l’Ile-de-France peinant à satisfaire certaines demandes, ou des Hauts-de-France ayant déjà dépassé les 10 % de vacances (des projets lancés en blanc y suscitaient déjà des interrogations). S’il se prête pour nous au jeu des hypothèses, Laurent Sabatucci n’a pas relevé de dégradation sur ces différents critères depuis deux mois, et note que la question du bon règlement des loyers est sans doute moins aigue en France qu’ailleurs, car ils étaient restés plutôt modérés. « Les quelques pourcents de vacance ont d’ailleurs permis à nombre de propriétaires de parcs et investisseurs de répondre à des besoins de capacités liés au contexte, avec d’assez inhabituels baux de 6 à 12 mois signés par des prestataires logistiques sollicités par leurs clients pour gérer en débord des afflux de marchandises n’ayant pu être mis en vente ou dirigés vers les magasins, surtout dans la distribution spécialisée, indique Laurent Sabatucci. Nous avons accompagné la prise à bail de près de 100 000 m² dans ce cadre, via de petites surfaces plutôt en région parisienne ou lyonnaise ». Et il souligne que les prestataires transport et logistique représentaient déjà la majorité des transactions sur le marché, en nombre d’opérations, et qu’ils pourraient atteindre les 2/3 vu leur rôle en tant que facteur de flexibilité et d’adaptation pour leurs clients dans ce contexte instable. MR

 
 
 
TRM
L’appli Galileo Green Lane supervise le transit transfrontalier du fret en Europe

En collaboration avec la Commission européenne, la GSA, qui est l’agence en charge de la constellation Galileo (le « GPS européen » qui compte 30 satellites en orbite basse), a développé en un temps record une application de suivi en temps réel du transit du fret aux frontières intra-européennes. L’initiative, annoncée le 24 avril, a débouché début mai sur le lancement de l’application mobile Galileo Green Lane qui est déjà testée en pilote sur les postes frontaliers de Hongrie et de République Tchèque. Elle le sera bientôt en France, en Espagne, en Italie, en Grèce et en Roumanie. Elle s’inscrit dans la démarche engagée par la Commission européenne, suite aux fermetures de frontières liées à la pandémie, de demander aux Etats membres d’instaurer sur le réseau de transport transeuropéen (RTE-T) des points de passage frontaliers avec des voies réservées ("green lane") afin de faciliter les flux de marchandises essentielles. C’est notamment pour vérifier que ces passages via les Green Lane ne durent pas plus de 15 minutes que l’application a été développée. Pour les transporteurs, cette appli smartphone leur permettra de visualiser en temps réel la situation aux postes frontaliers et d’être alertés, par geofencing anonymisé, quand ils arrivent aux abords d’un poste frontière sur leur temps d’attente estimé et sur les marchandises autorisées à emprunter les « green lanes » prioritaires. A noter que l’application agrège également des informations externes, dont certaines proviennent de la plate-forme Sixfold (voir NL 2673). JLR

 
   
  L’appli Galileo Green Lane s’appuie sur la géolocalisation des transporteurs via la constellation Gallileo pour suivree en temps réel l’état du trafic aux frontières intra-européennes et vérifier que le temps d’attente dans les voies prioritaires (green lanes) n’excède pas 15 minutes.  
 
 
Cabinet de conseil
Supply Chain Masters
poursuit son
Grand Challenge

La crise actuelle le démontre, la digitalisation de la supply chain rend les entreprises plus connectées en temps réel, plus agiles et en prise directe avec les marchés BtoB et BtoC. Pour aider les PME-PMI françaises à rattraper leur retard en la matière, le réseau d’experts Supply Chain Masters poursuit son Grand Challenge Supply Chain, qui mobilise tous ses consultants-coachs (une quinzaine) mais aussi les écoles, les organismes professionnels et les collectivités territoriales (voir NL 2904). L’objectif est d’accompagner plus de 500 PME-PMI dans la modernisation de leur Supply Chain en leur proposant de démarrer avec un diagnostic de leurs forces et faiblesses logistiques, réalisé en une journée par un expert épaulé par plusieurs étudiants en SCM. « L’important dans ce Grand Challenge, c’est de faire avancer tout le monde et de penser aussi aux étudiants qui sont les Supply Chain Managers de demain. Sous l’éclairage de l’expert, ils voient concrètement les rouages et les leviers de la Supply Chain et peuvent ensuite participer au plan de transformation à travers des missions d’étude, des stages et des contrats de professionnalisation qui ne manquent pas d’apparaître » note Thierry Jouenne, le fondateur de Supply Chain Masters. JLR

 
   
 

Thierry Jouenne, le fondateur du réseau d’experts Supply Chain Masters.

Crédit photo DR
 
 
Grande distribution
Symphony RetailAI souligne l’enjeu d’une visibilité
temps réel sur les stocks

Depuis le début du confinement, et désormais avec la reprise, les plateformes logistiques des grands distributeurs sont confrontées à des fluctuations souvent imprévisibles de la demande. « Sur ce dernier mois, la grande question pour nos clients grands distributeurs était : comment opérer 30% d’activité en plus avec 30% de ressources en moins ? », observe Arnaud Gauthier, Président des ventes au niveau International de Symphony RetailAI. L’éditeur, qui travaille avec de nombreux retailers dans le monde entier sur le volet appros et prévisions comme sur la partie opérations, peut s’appuyer sur sa vision globale des tendances de consommation par pays, par zone, par clusters ou par format de magasin, pour aider ses clients à définir au mieux les variations de l’assortiment dans leurs magasins. « Ce réapprovisionnement des stocks en mode urgent sur un certain nombre de produits clés est connu depuis longtemps aux Etats-Unis, ce sont les assortiments tornado. Actuellement, on ne peut plus se baser sur les prévisions de ventes, mais sur les opérations en magasin, les réappros et les prévisions du jour, qui peuvent même varier au sein de la même journée », précise-t-il. Selon lui, ceux qui s’en sortent le mieux s’appuient sur une solution de visibilité temps réel et de bout en bout sur leurs stocks et ceux de leurs fournisseurs. Symphony RetailAI travaille également à la mise en place chez ses clients d’indicateurs d’alerte ou de nouveaux paramétrages des approvisionnements pour pouvoir définir rapidement des priorités en cas de risques de ruptures de stock. Par ailleurs, la crise sanitaire n’a pas stoppé les projets en cours de déploiement (notamment la partie test et formation) en entrepôt chez certains grands distributeurs français. JLR

 
   
 

Arnaud Gauthier, responsable grands comptes internationaux chez Symphony RetailAI

Crédit photo Symphony RetailAI
 
 
Prévisions
Eurofood s’appuie sur Colibri pour ses flux d’Europe vers la
Thaïlande

Alors que l’actualité des derniers mois a surtout souligné la criticité des flux de l’Asie vers l’Europe, la problématique joue évidemment dans les deux sens. Et c’est pour des flux essentiellement au départ du Vieux Continent vers la Thaïlande que l’importateur et distributeur de produits alimentaires Eurofood a choisi la solution du français Colibri. Pour cette filiale de la Commercial Company of Siam, l’enjeu est d’améliorer ses prévisions de vente et sa gestion de stocks, sachant qu’elle distribue en exclusivité sur le marché thaïlandais quelque 600 produits vers les réseaux de grandes surfaces et la restauration hors domicile (dont ceux des marques françaises Bonne Maman, Andros, Paysan Breton ou Tramier, entre autres références européennes, ainsi qu’un volant de marques asiatiques). « Or pour les produits importés d’Europe, il faut compter 3 mois entre le moment où on passe la commande et le moment où les produits sont disponibles à la vente » indique Étienne Devictor, demand manager pour Eurofood. Au-delà de l’enjeu du lead time transport, d’autres facteurs corsent la planification : une commande représentant en général 2 mois de stocks, l’horizon total de prévision atteint 5 mois, alors qu’il s’agit de produits dont la durée de conservation une fois en rayon va de 25 jours à 3 ans. Le tout dans un contexte local marqué par une forte saisonnalité, la demande étant très liée à la saison touristique. Avec les outils en place, les commerciaux jusque-là chargés de la prévision tendaient à réagir après coup, et l’optimisme de leurs positions impactaient les niveaux de stocks, avec une forte pression financière à la clé et de nombreuses promotions pour éviter les péremptions. « Nous avons décidé de changer les rôles et de désigner une personne centrale en charge d’établir la demande pour adresser tout le marché, explique Étienne Devictor. Alors que le plan était une agrégation des prévisions réalisées sous Excel par les commerciaux, avec une gestion compliquée des données, nous avons opté pour un outil de prévisions plus fiable afin de mieux dimensionner nos stocks et baisser les coûts financiers associés ». Son choix s’est porté sur la solution en mode SaaS de Colibri, pré-packagée pour un déploiement et un ROI rapides. Après un prototype pour tester l’outil sur des données Eurofood et deux mois en mode projet en bénéficiant d’un support de l’équipe singapourienne de l’éditeur, le passage en mode opérationnel s’est fait début février. « L’utilisation de Colibri permet une plus grande fiabilité des prévisions, et ce en n’utilisant que des historiques non corrigés, note-t-il. Le prototype nous a permis une fiabilité à 63%, notre objectif étant de continuer à travailler sur la qualité des prévisions pour atteindre 76% dans les prochains mois. L’outil va également permettre une meilleure transversalité entre les équipes et d’améliorer et faciliter la prise de décision ». A la tête de plusieurs entrepôts, Eurofood emploie 90 personnes, pour un CA annuel d’environ 15 M€. MR

 
   
 

Pour affiner les prévisions pour les nombreuses marques européennes et asiatiques qu’Eurofood importe et distribue en Thaïlande, son choix s’est porté sur la solution Saas Colibri.

Crédit photo DR
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

États-Unis
Exotec met
un pied
outre-Atlantique et y étend ses partenariats


C’est une filiale en propre qu’a récemment ouvert Exotec aux États-Unis, à peine 6 mois après avoir signé un premier partenariat sur place avec l’intégrateur AHS (voir NL 2975). Pour la start-up française de la robotisation intralogistique, cette implantation illustre sa stratégie d’expansion à l’international, et l’intérêt que suscite outre-Atlantique sa solution de stockage / préparation innovante. Exotec estime d’ailleurs que le marché nord-américain pourrait représenter 20 % de son activité d’ici un an. Son bureau américain a été installé à Atlanta, et sa direction confiée à Rudi Lueg, qui gravite depuis plus de 25 ans dans le monde de l’automatisation, et arrive en provenance de Knapp, où il occupait depuis 4 ans le poste de senior VP en charge des ventes. Mais c’est de ce côté de l’Atlantique qu’il avait débuté sa carrière après son diplôme d’ingénieur décroché à Nuremberg, notamment pendant près de 5 ans au sein de la direction de Dürkopp Födertechnick à la fin de la décennie 90 (passé 10 ans plus tard sous le contrôle à 100% de Knapp). « Exotec réinvente l'automatisation des entrepôts, et je suis certain que nos solutions robotiques évolutives séduiront ce marché en pleine croissance », s’enthousiasme son nouveau DG Amérique du Nord, dont la mission sera évidemment de développer les ventes, mais aussi d’animer une équipe de 15 ingénieurs et techniciens pour supporter ces opérations. Un autre élément-clé de ce développement passe par la signature de partenariats avec des intégrateurs, et deux nouveaux accords ont été passés avec S&H et Conveyco. Le premier assure depuis une vingtaine d’années le conseil, la conception, la réalisation et le service après-vente de solutions automatisées en logistique, et le second est un intégrateur reconnu sur le marché américain depuis près de 40 ans. A travers ses différents partenariats, l’enjeu pour Exotec est à la fois d’étendre sa couverture géographique et de s’ouvrir à tous les secteurs d’activité. « Les entrepôts nord-américains sont en pleine mutation. La robotique est la clé de l’entrepôt du futur qui doit être plus performant, tout en étant extrêmement agile. Le terrain de jeu d’Exotec y sera extrêmement grand et fertile », souligne Romain Moulin, le CEO de la start-up nordiste. Au-delà, on rappellera qu’Exotec s’est également trouvé des partenaires intégrateurs en Espagne, en Allemagne et en Italie, ainsi qu’au Japon où avait été annoncé fin 2019 un premier projet d’envergure avec Fast Retailing, la maison mère d’Uniqlo (voir NL 3021). MR

 
   
  Rudi Lueg, directeur général d’Exotec Amérique du Nord

© Exotec
 
 

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