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N°3148
Immobilier logistique
Près d’un M de m² en blanc annoncés d’ici fin 2021, relève Arthur Loyd

La demande en m² des utilisateurs perdait en vigueur après plusieurs années fastes, et le contexte des derniers mois devrait peser sur la dynamique du marché. Or sur 2020-2021, pas moins de 960 000 m² d’entrepôt sont annoncés en blanc, sans attendre l’engagement d’un premier occupant pour commencer la réalisation, selon la projection d’Arthur Loyd Logistique. La société de conseil en immobilier logistique s’interroge sur les ressorts et le devenir de ce segment à la lumière de son évolution depuis 2016. Rappel de circonstance : un nombre minime de projets en blanc avaient été initiés après la crise financière de 2008, « conséquence d’un durcissement des conditions de financement, d’une suroffre de plateformes et d’une forte fragilisation du marché locatif », note ALL. Puis le retour du blanc à partir de 2016 a participé au véritable redécollage du marché, qui a vu quelque 7,7 M de m² de surfaces neuves commercialisées depuis 4 ans. Au-delà de l’envol de la demande des utilisateurs, la dynamique du blanc a été portée par le retour d’acteurs opportunistes. De fait, quelque 26 investisseurs ont lancé ce type de projet « spéculatif » depuis 2016, « mais 14 d’entre eux ont limité leur exposition au blanc à seulement un actif », précise ALL. Preuve d’une certaine vogue du blanc : le volume livré dans ce cadre est passé de 108 000 m² en 2016 à 693 000 m² prévus en 2021. Mais si jusque-là, plus des deux tiers des volumes en blanc étaient en fait pris à bail en amont ou au cours du mois de leur livraison, le doute plane quant à la commercialisation des projets programmés sur 2020-2021, soit 958 000 m² encore vacants localisés pour un tiers en région lilloise, alors que le contexte est bousculé par la crise sanitaire. Le défi est d’envergure, note ALL, en suggérant aux investisseurs de miser plus qu’avant sur la divisibilité des projets pour écouler ce stock. Et pour l’avenir, le spécialiste de l’immobilier logistique s’interroge sur l’intérêt de lancer en blanc des projets de grande taille (19 de plus de 40 000 m² de 2016 à 2021) compte tenu de la prise de risque que cela implique, de la sobriété foncière prônée par les pouvoirs publics, et d’une certaine méfiance des collectivités pour les constructions sans preneur identifié. De petites opérations lancées en blanc avec succès dans les zones portuaires de Santes (59) et Bonneuil-sur-Marne (94) laissent toutefois augurer de la coexistence de deux modèles, estime ALL : « un maintien de lancements en blanc dans les zones prime traditionnelles, et l’apparition d’un type d’actif de plus petite taille, centré sur la logistique urbaine et proche des bassins de consommation ». MR

 
   
 

Le plus vaste projet en blanc actuel est celui de 92 000 m² initié par PRD et AG Real Estate au sein du Parc logistique du Pont de Normandie, dont la livraison était initialement programmée pour la fin du 1er trimestre 2021.

Crédit photo PRD
 
 
 
Messagerie colis
Otto group cherche un partenaire pour Hermes

Le géant allemand du commerce et des services Otto group (52 000 employés, 14,3 milliards d’€ de chiffre d’affaires) a officialisé sa quête d’un co-actionnaire pour Hermes, sa filiale logistique qui a publié une progression de 10% de son chiffre d’affaires annuel (clos fin février 2020) à près de 2,4 Mds d’€. Un des meilleurs bilans de son histoire dit la société, qui ne donne cependant pas d’autres résultats financiers. Pas question pour Otto de retirer toutes ses billes de cette activité, jugée stratégique pour ses filiales de commerce physique et online. Le distributeur, qui a longtemps été copropriétaire en France de 3 Suisses (avec le groupe Mulliez), veut garder un droit de parole, mais il s’est dit prêt, fin mai, à en céder la majorité du capital. Otto group compte y parvenir avant la fin de son exercice 2020/21 pour consolider ainsi un acteur qu’il présente à la 2ème place en Allemagne, France et au Royaume-Uni. Employeur de 15 560 personnes dans le monde, Hermes se félicite notamment de l’augmentation de ses volumes cross-borders, depuis la Chine et les Etats-Unis, tout aussi bien que de sa progression de 20% en Allemagne sur les petits volumes (entre 1000 et 50 000 colis/an). Toutes catégories confondues, Hermes assure avoir transporté 928 millions de colis en 2019/20 et indique que, malgré la crise du Covid-19, 90% de ses livraisons en Allemagne ont été assurées en J+1 ces dernières semaines. En France, l’activité de sa filiale Mondial Relay a crû de 51% en 2019/20, mais tous les points relais ont dû fermer temporairement du fait de la pandémie. Hermes assure que son secteur reste « soumis à des pressions structurelles importantes en termes de prix et de coûts. Par conséquent, offrir des accords de tarification durables à nos clients et continuer de faire avancer l'innovation dans la livraison du dernier kilomètre restent des défis clés ». L’an passé, l’entreprise a investi 100 M€ pour moderniser ses installations. Un nouveau site de distribution a été lancé en septembre 2019 sur l’aéroport de Münster-Osnabrück et un autre doit démarrer en octobre 2020, près de Brême. Un entrepôt pour des meubles et objets volumineux a été ouvert en mars dernier à Ansbach (Bavière). En France, Mondial Relay s’est doté d’un nouveau hub près de Lyon (200 000 colis/jour de capacité), juste à temps pour le Black Friday. Et au Royaume-Uni, Hermes UK va agrandir, en 2022, ce qui est déjà sa plus grosse plate-forme, à Barnsley, qui pourra alors traiter 1,3 millions de colis par jour. L’Allemand ne veut pas laisser le marché des casiers/consignes à d’autres et va en ouvrir 400 de plus en France. VL

 
   
  Crédit photo Hermes  
 
 
Formation continue
Grenoble INP s’attaque à la logistique du futur

Le département formation continue de l’école d’ingénieurs Grenoble INP propose un nouveau certificat de compétences dédié aux chaînes logistiques et industrie du futur. Celui-ci repose sur une formation en alternance sur 10 mois qui s’adresse aux salariés en activité ou demandeurs d’emploi, dans le cadre d’une reconversion professionnelle ou de l’acquisition d’une nouvelle compétence en management de la chaîne logistique. Accessible à partir du mois d’octobre et pouvant être financée par le Compte personnel de formation (CPF), le cursus est constituée de sept modules : recherche opérationnelle, management de la production, planification de la production et des stocks, chaîne logistique et planification de transport, gestion de la maintenance, qualité totale et industrie du futur. Ces différents modules permettront de développer ses compétences notamment en matière de modèles de flux physiques et informationnels, d’utilisation/adaptation des schémas d’organisation de flux industriels, de déploiement des solutions techniques et technologiques complexes adaptées aux flux physiques/informationnels ou encore de conception/mise en œuvre d’outils d’aide à la décision. AD

 
 
 
Transport fluvial
Une première pour Contargo avec des conteneurs Reefer

L’opérateur de transport combiné Contargo a enregistré son premier trafic import de conteneurs réfrigérés (Reefer) sur son terminal de Bruay-sur l’Escaut, près de Valenciennes. Fin mai, une dizaine de conteneurs Reefer 40 pieds ont été acheminés sur ce site depuis le port de Rotterdam, à la demande de la société russe d’import/export de produits de la mer OOO Solafood. Pré-acheminés à Rotterdam par la compagnie maritime Eimskip, les conteneurs contenaient du poisson congelé pêché en Islande avec pour destination finale Boulogne-sur-Mer (62). Cette première opération de trafic import de conteneurs réfrigérés a été suivie par deux autres en juin. Ce flux est appelé à devenir régulier d’ici quelques mois, selon Contargo. L’opérateur dispose de deux barges équipées de prises électriques pour les conteneurs Reefer exploitables entre son terminal du valenciennois et les ports d’Anvers et de Rotterdam (voir NL 3071). « Ceci est un parfait exemple de la pertinence de la voie d’eau pour les trafics agro-alimentaires, même pour des produits surgelés, souligne Gilbert Bredel, président de Contargo North France. Le chargeur a trouvé un intérêt économique et environnemental dans cette nouvelle chaîne de transport. Ce type de transport démontre que le fluvial est également adapté à des trafics plus techniques et plus sensibles que de simples conteneurs dry. » AD

 
   
 

Une dizaine de conteneurs Reefer 40 pieds ont été acheminés par voie fluviale entre le port de Rotterdam et le terminal à conteneurs de Contargo à Bruay-sur l’Escaut, près de Valenciennes.

Crédit photo Contargo
 
 
 
Freight forwarding
Gefco revoit l’organisation de sa division Air & Sea

Afin de poursuivre le développement de sa division Air & Sea dans ses secteurs cibles tels l’industrie, l’automobile et la phama/santé, Gefco en ajuste l’organisation et nomme à sa tête Paul-Henri Fréret, qui conserve à ce stade sa fonction de vice-président exécutif Asie. Sa première expérience au sein du groupe remonte à 1998, mais il avait opté trois ans plus tard pour le conseil, chez PwC, avant de rejoindre LPR (La Palette Rouge) jusqu’à mi-2006. Il avait alors réintégré Gefco à la tête de sa BU Entreposage et Emballages réutilisables, avant de prendre la direction opérationnelle de Gefco Brésil fin 2007. Au fil de la décennie suivante, il a conduit différentes activités du groupe en Amérique latine et en Asie, mais aussi piloté plusieurs années les opérations pour le compte clé PSA. Un autre changement est intervenu en mai au sein de cette division Air & Sea de Gefco : la nomination comme directeur des ventes et du marketing au niveau mondial de Cyril Lefebvre, qui occupait depuis 2016 la direction générale France de cette activité. L’organisation de la division Air & Sea, qui a été particulièrement sollicitée au cours de la crise du coronavirus (voir NL 3121), se voit en outre renforcée avec les nominations de Serge Kisselevsky, comme responsable de l’activité industrie, et d’Adrian Draghici, son homologue pour le secteur automobile. Karin Van-Den Brekel continue pour sa part de diriger l’activité pharma/santé. Et ces trois secteurs d’activités peuvent désormais s’appuyer sur Amer Benouda et Romain Bérard, nommés respectivement chargé de développement commercial et responsable des appels d’offres. AD

 
   
 

Paul-Henri Fréret est nommé directeur de la division Air & Sea de Gefco, et conserve son rôle de vice-président exécutif pour la zone Asie.

Crédit photo Gefco
 
 
Nomination
Generix recrute un directeur des ventes

Les annonces de création de postes se succèdent chez l’éditeur de solutions SaaS de supply chain collaborative Generix Group. Après celles de directeur technique et de directeur général France, confiées respectivement à Thomas Gentils (voir NL 3128) et Philippe Seguin (voir NL 3132), l’éditeur a annoncé le recrutement de Julien Boisnet au poste de directeur des ventes. En poste depuis octobre dernier, il a pour mission de coordonner la stratégie commerciale du groupe ainsi que le développement de ses activités dans tous les pays où il est présent (France, Canada, Amérique du Nord, Brésil, Portugal, Benelux, Russie, Espagne, Italie). Dans ce cadre, il pilote au quotidien le suivi des ventes et s’assure du bon niveau de support des fonctions avant-vente, engagement et gestion des appels d’offres. Diplômé de l’Ecole supérieure d’ingénieurs de Paris-Est Marne-la-Vallée et d’HEC Paris, Julien Boisnet a débuté sa carrière chez Giat Industries comme ingénieur-analyste support logistique, puis l’a poursuivie comme gestionnaire de compte chez Consort NT. Il a ensuite occupé des fonctions commerciales au sein de la société d’ingénierie LMS (groupe Siemens) et de l’éditeur spécialiste de la sérialisation Adents, chez qui il a été vice-président des ventes EMEA et vice-président des ventes monde. Julien Boisnet a aussi travaillé comme responsable de la stratégie commerciale sein de la société de développement informatique JCLIP et de la plateforme de solutions et widgets d’entreprises BusinessWidg.com. AD

 
   
 

Julien Boisnet, directeur des ventes de Generix Group.

Crédit photo Generix Group
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Singapour
Singpost accélère la transformation digitale de sa branche e-commerce

L’e-commerce se développe rapidement en Asie Pacifique, la région représentant aujourd’hui plus de 40% des transactions mondiales sur ce segment qui a connu de surcroît un véritable boom durant la pandémie. Dans ce contexte, le bureau singapourien du cabinet français B2G Consulting a remporté fin mai un gros projet avec la branche e-commerce de Singpost, l’opérateur postal historique, pour l’accompagner dans sa transformation digitale, à savoir la refonte de ses processus logistiques et la mise en place d’une visibilité de bout-en-bout. « Singpost continue de renforcer sa position de leader sur le marché de la logistique e-commerce de bout en bout, notamment transfrontalière, et du dernier kilomètre à Singapour et partout dans la région, mais nous sommes confrontés à une concurrence intense de la part de start-ups et de prestataires de services qui déstabilisent l'industrie en utilisant les dernières technologies et proposent des offres des services toujours plus innovantes » a déclaré Lim Jui-i , le pdg de Singpost e-commerce. B2G Consulting va notamment travailler sur la consolidation des différents SI, afin de réduire leurs complexités, mais aussi l’optimisation des coûts opérationnels, et l’augmentation de l’efficacité et de l’évolutivité de l’outil logistique tout en améliorant l’expérience du client final. « C’est un défi très excitant, qui dans un tel contexte sur fond d’incertitudes, montre la vision stratégique, à long terme, de certains leaders qui se projettent dans l’après Covid-19 et qui souhaitent très clairement, malgré les changements à venir, s'inscrire dans une certaine continuité » nous a confié Frederic Gomer, directeur associé de B2G. JLR

 
   
  Copyright Singpost  
 

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