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N°3167
Association
L’Aslog veut
co-construire une nouvelle vision SC et des leviers d’actions

« L’ensemble des maillons dont la succession décrit le flux des produits depuis l’approvisionnement des matières de base jusqu’à la distribution du produit fini au client final ». Cette définition de la supply chain par le Supply Chain Council, qui date de 4 décennies, paraît forcément un peu restrictive. Elle ne tient pas compte de la transformation digitale en cours, ni de l’importance stratégique de la fonction, notamment en termes d’impact environnemental et sociétal, comme l’a révélé au grand jour la crise sanitaire actuelle. C’est pour donner corps à une autre vision de la Supply Chain, plus résiliente, plus collaborative, avec plus de proximité, plus agile, et plus durable, que l’Aslog a initié une grande démarche collaborative lors d’un webinar hier en fin d’après-midi. Accompagné par deux membres du comex de l’association, Stéphanie Rott, directrice Production et Supply Chain du groupe LVMH et Pierre-Martin Huet, VP Supply Chain de Michelin, le président de l’Aslog Yann de Feraudy (également Président de Groupe Rocher Opérations) a invité ses quelque 3 500 adhérents (issus de 300 entreprises) à participer activement à une série de trois ateliers en distanciel cet été, qui seront accompagnés par Imfusio, une société spécialisée dans les initiatives basées sur le principe de l’intelligence collective. Le premier atelier, qui sera scindé en quatre groupes, aura lieu les 6, 7, 8 et 10 juillet. Il sera suivi par une web-réunion de synthèse et de convergence, le 25 août, avec l’assistance de Martin Serralta, directeur du développement et prospective de l’Institut des futurs souhaitables. Enfin, un troisième atelier est prévu à la rentrée, le 25 août, à nouveau en petits groupes, pour finaliser la démarche et élaborer cette nouvelle vision « d’une supply chain pour changer le monde », qui pourrait prendre la forme d’un manifeste à destination des SC Managers et de leurs entreprises, mais aussi des pouvoirs publics (recommandations pour rendre la SC plus compétitive). L’idée est ensuite de faire partager ces travaux au plus grand nombre lors d’une prise de parole au nom de la communauté Supply Chain le 10 septembre, puis de les traduire en décisions, en leviers d’actions, en recommandations et aussi en pistes de travail pour les différents Labs de l’Aslog (digital, RH, RSE), en préparation du prochain congrès de l’association, l’année prochaine. « Nous sommes davantage dans le faire que dans l’incantation » a lancé Yann de Feraudy, en insistant notamment sur cet objectif « du bien commun pour notre pays et les métiers que nous représentons ». Interrogé en fin de webinaire sur une éventuelle redondance avec les actions engagées de son côté par France Logistique auprès des pouvoirs publics, le président de l’Aslog s’est montré plutôt ouvert à une collaboration, au nom d’une « complémentarité des vues ». « France Logistique, qui porte très bien son nom, est très concentré sur la logistique. En tant que Supply Chain Managers, notre vision est un peu plus vaste et peut compléter la vision logistique » a-t-il expliqué, en rappelant qu’au-delà de la logistique, la Supply Chain englobait des problématiques de stratégies industrielles, d’expérience clients, de pilotage des stocks et des flux, d’achats, de sourcing, de gestion de la demande, etc. JLR

 
   
 

Entouré par deux membres du comex de l’association, Stéphanie Rott (groupe LVMH) et Pierre-Martin Huet (Michelin), c'est le président de l’Aslog Yann de Feraudy qui a lancé hier une grande démarche de co-construction d’une vision nouvelle de la supply chain, en vue de définir des leviers d’actions pour l’avenir.

Crédit photo DR
 
 
 
Nomination
B2A Technology recrute son futur DG pour 2021

Alors que B2A Technology s’emploie à intégrer le néo-zélandais Glidepath, racheté en fin d’année dernière (voir NL 3021), c’est aussi en provenance des antipodes qu’arrive Nicolas Breton, qui a intégré le groupe mi-mai en tant que directeur des opérations. S’il n’y a pas de lien direct entre les deux, le tout signe en tout cas la dynamique d’internationalisation au cœur de la stratégie de B2A Technology, l’entité née au printemps 2018 du rapprochement d’Alstef et de BA Systèmes (voir NL 2667), d’autant que Nicolas Breton est appelé à prendre la direction générale du groupe au 1er janvier 2021. Dans ces futures fonctions, il prendra le relais du président fondateur de BA Jean-Luc Thomé (qui reste membre du board de B2A), tandis que Pierre Marol d’Alstef conservera la présidence de B2A Technology mais dans un rôle non-exécutif. Le nouvel arrivant, Nicolas Breton, a effectué l’essentiel de son parcours à l’international : depuis début 2015, il officiait en Australie au sein de la branche locale de l’ascensoriste Schindler, d’abord comme directeur des services puis comme directeur général. Au-delà de son profil international, son expérience en matière de service clients sera d’ailleurs mise à profit pour accompagner sur le durée les clients des différentes branches d’activité de B2A Technology : en ordre de CA, les systèmes automatisés destinés au monde aéroportuaire (dont relève Glidepath), ceux destinés à l’intralogistique, et l’activité de robotique pour le monde médical BA Healthcare. Auparavant, Nicolas Breton avait exercé au sein d’un autre géant des ascenseurs, Otis Elevators, d’abord la tête de sa filiale en Nouvelle-Zélande, puis à Bruxelles en charge des marchés belge et luxembourgeois. Mais c’est dans l’industrie que cet ingénieur X-Ponts et Chaussées, par ailleurs diplômé de Stanford, avait démarré sa carrière. En l’occurrence dans le monde des ponts roulants pour les usines d’aluminium chez ECL, filiale d’Alcan, au pilotage de la production en France, puis à la tête de sa filiale de Shanghai, en charge de la vente, de l’installation et de la maintenance pour le marché chinois. « Son expérience nous sera précieuse pour gérer l’intégration de Glidepath et accélérer notre développement international mais c’est surtout sa capacité à incarner les valeurs du groupe et à mobiliser les équipes au service de nos clients qui sera essentielle », commente Pierre Marol, le président de B2A Technology. MR

 
   
 

Nicolas Breton intègre B2A Technology en tant que directeur des opérations, mais il en prendra la direction générale début 2021.

Crédit photo B2A Technology
 
 
 
Stockage / rayonnage
Kerné équipé par Interroll pour passer en LiFo

Afin d’optimiser l’organisation de ses stocks, la cidrerie artisanale Kerné a opté pour une installation signée Interroll. Pour cette entreprise familiale, l’enjeu était notamment de gagner de la place sur son site de Pouldreuzic, en pays bigouden, où les palettes étaient jusque-là gérées au sol. Leur poids ne permettait qu’un niveau d’empilement, sous peine de détériorer les emballages et la marchandise, et cette organisation multipliait les manutentions. La solution mise en œuvre avec Interroll permet désormais de stocker les palettes sur 3 niveaux, sur des rayonnages dynamiques configurés pour un fonctionnement en LiFo (dernier entré / premier sorti). D’où une densité plus importante de stockage, et des manutentions simplifiées. Le système LiFo à rouleaux en question permet au chariot élévateur de pousser la palette en façade vers le fond du rack à accumulation lors d’une mise en stock, mais aussi d’assurer le retour au premier plan de celle déjà chargée lorsque le premier rang est prélevé. Le tout est sécurisé par des régulateurs magnétiques (MSC80) pour contrôler la vitesse de déplacement des charges et éviter toute casse. Les racks étant disposés contre un mur, les opérateurs peuvent difficilement visualiser les emplacements libres au-delà du premier rang, d’où l’installation d’afficheurs lumineux par LED vert / rouge leur indiquant d’un coup d’œil les disponibilités. « Ce système de racks de stockage LiFo répond totalement à nos attentes, d’une part en augmentant notre capacité de stockage sur une même surface mais aussi en offrant une grande flexibilité dans l’accessibilité et la gestion des stocks », indique Claude Bosser, le co-gérant de cette cidrerie fondée par sa famille en 1947. MR

 
   
 

Les racks de stockage dynamique installés chez les cidres Kerné ont permis de densifier le stockage et de simplifier les manutentions.

Crédit photo DR
 
 
 
Formation
L’AFT et l’Apec main dans la main dans le transport et la logistique

L’AFT, l’association pour le développement de la formation dans les transports et la logistique, et l’Apec, l’association pour l’emploi des cadres, ont signé une nouvelle convention de partenariat. D’une durée de deux ans et couvrant l’ensemble du territoire, celle-ci vise à favoriser l’insertion professionnelle et le développement de l’emploi dans le secteur auprès des cadres et à soutenir les employeurs de la filière dans l’exercice de leur fonction RH. Dans ce cadre, l’AFT s’engage notamment à faire connaître aux entreprises du secteur les offres de services de son partenaire, à mettre à la disposition de celui-ci toutes les études et travaux menés dans la filière et à présenter métiers, formations et opportunités d’emploi du secteur dans les réunions collectives organisées par l’Apec. Cette dernière diffusera pour sa part auprès des entreprises du transport et de la logistique l’offre de services de l’AFT, et pourra, dans le cadre d’événement communs, à la fois les aider à recruter les compétences cadres dont elles ont besoin et les accompagner dans leurs pratiques RH. AD

 
 
Cabinet de conseil
Les axes d’amélioration d’une supply chain résiliente, selon JLL

Dans sa nouvelle étude intitulée « Bâtir une supply chain résiliente pour atténuer les risques », le cabinet de conseil JLL explore les possibilités offertes pour repenser son circuit d’approvisionnement dans le cadre de stratégies à moyen et long terme. « Plusieurs voies d’amélioration peuvent être explorées comme, par exemple, diversifier et régionaliser les points d’approvisionnement, favoriser le transport multimodal ou encore automatiser les entrepôts » indique Patrick Remords, directeur Supply Chain & Logistics Solutions chez JLL. Selon lui, au-delà des solutions de court terme cherchant à répondre à l’urgence de la crise, il est très important pour le moyen et long terme de « disposer d’une vue d’ensemble de tout son circuit logistique et d’être en mesure d’identifier les risques encourus par chacun de ses maillons ». En s’appuyant sur les compétences du cabinet en matière d’immobilier logistique, l’étude pressent également des changements déterminants en ce qui concerne les nouveaux emplacements d’entrepôts sur le territoire, liés à l’accélération de l’activité e-commerce, tant BtoC que BtoB. JLR

 
   
 

Patrick Remords, directeur Supply Chain & Logistics Solutions chez JLL.

Crédit photo JLL
 
 
Prestataire logistique
FashionPartner Group dans une passe difficile

Les difficultés du secteur de l’habillement/mode en France, qu’illustrent les défaillances actuelles de Naf Naf, Orchestra, Camaïeu, Celio, André, La Halle, etc, ne sont pas sans conséquences sur leurs partenaires logistiques. Début juin, FashionPartner Group (ex-DHL Fashion) a été placé en redressement judiciaire jusque début décembre 2020 par le tribunal de commerce de Bobigny. Basée à Croissy-Beaubourg, employant 200 personnes, ce 3PL spécialisé dans le suspendu et les colis en carton, appartient au géant Nippon Express depuis sa vente par Dimotrans, en 2019. Quand Dimotrans l’avait rachetée en 2016, à la barre du tribunal de commerce, FashionPartner Group réalisait 45 millions d’€ de chiffre d’affaires, mais avec une perte nette de 8,5 M€. Dans notre enquête sur la logistique dans le textile en septembre dernier (SC Mag n°21), son dirigeant, Erwan de Saint-Seine, nous précisait que le transport de produits d’habillement sur cintre - son métier d’origine - représentait encore 30% du chiffre d’affaires, à côté de la logistique et d’un 3ème métier qui pousse fort, les services à valeur ajoutée comme la livraison tôt le matin en ville, la nuit, le week-end, les poses de tag et le défroissage. VL

 
 
Ports
Un nouveau DGA au Havre illustre l’intégration d’Haropa

Tout autant que les marchandises, les compétences circulent au long de l’axe Seine et au sein d’Haropa, 5ème ensemble portuaire nord-européen (qui réunit les ports du Havre, de Rouen et de la région parisienne). Ainsi, le directeur du port de Gennevilliers, Kris Danaradjou, va rejoindre à la mi-juillet la direction générale d’Haropa - Port du Havre en tant que directeur général adjoint. « Au sein du directoire, il sera notamment en charge de l’interface avec les collectivités territoriales, du développement de l’innovation digitale et du pilotage de l’ensemble des projets de développement, avec un accent particulier concernant la multimodalité », indique Baptiste Maurand, le DG d’Haropa - Port du Havre. Diplômé de l’École Nationale des Travaux Publics de l’État (ENTPE) et de Sciences Po Grenoble, Kris Danaradjou avait rejoint le monde portuaire en 2014, en intégrant la direction de l’aménagement d’Haropa - Ports de Paris. Depuis le printemps 2018, il officiait en tant que directeur du Port de Gennevilliers, première plate-forme multimodale d’Ile-de-France avec ses 400 hectares et quelque 20 millions de tonnes de marchandises gérées par an. A ce poste, ses missions ont porté à la fois sur le volet opérationnel d’exploitation et de développement de la plateforme, y compris la maîtrise d’ouvrage des projets d’aménagement, sur la gestion patrimoniale et commerciale en lien avec les 250 clients du port, et sur la mise en œuvre de la stratégie de report modal qui irrigue l’intégration des ports de l’axe Seine sous la bannière Haropa. Auparavant, il avait exercé au sein de différents établissements publics, aussi variés que La Maison de Radio France et le Musée du Louvre, après avoir entamé sa carrière au sein du Ministère de l’Équipement et des transports. MR

 
   
 
Mi-juillet, Kris Danaradjou prendra ses nouvelles fonctions de directeur général adjoint d’Haropa – Port du Havre.
Crédit photo DR
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Pays-Bas
Simei Services dote son entrepôt de Lelystad d’un convoyeur BestReach

Filiale du groupe espagnol de prestations de services et de packaging Cubicaje, Simei Services a déployé un convoyeur téléscopique BestReach du fabricant FMH Conveyors dans son entrepôt de Lelystad, à une cinquantaine de kilomètres d’Amsterdam. Fourni par le distributeur UVOTec, le convoyeur téléscopique est opérationnel depuis la fin 2019 au sein de cette infrastructure qui assure des prestations de repassage industriel et d’emballage d’articles textile pour le compte du groupe Inditex (Zara, Massimo Duti, Pull&Bear, Bershka…). Le géant espagnol de la mode exploite d’ailleurs sur la même commune un nouveau hub logistique qui sera pleinement opérationnel en cours d’année, emploiera environ 400 personnes, et dans lequel l’entreprise aura investi de l’ordre de 100 M€. Dans son entrepôt, Simei Services s’appuie sur le convoyeur téléscopique BestReach pour réceptionner des vêtements dans des boîtes en carton empilées dans des conteneurs, la solution lui ayant permis d’accroître significativement sa productivité et de simplifier considérablement l’organisation de ses espaces de stockage lors des pics d’activité. Quand il lui fallait en moyenne 2 heures pour décharger un conteneur, il ne lui faut aujourd’hui plus que 56 minutes. « La variation du temps de déchargement était autrefois très importante, de 30 minutes à 3 heures, souligne Jacobo Torres Arra, directeur des opérations de Simei Services à Lelystad. Aujourd’hui, nous sommes sûrs à 99 % de pouvoir décharger notre conteneur en 50 à 60 minutes. Cela rend notre planification beaucoup plus aisée. » AD

 
   
  Avec le convoyeur téléscopique BestReach, Simei Services a divisé par deux le temps de déchargement des conteneurs qui arrivent sur son site de Lelystad.

Crédit photo : DR
 
 

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