Si le message s'affiche mal, visualisez la page en ligne
N°3217
Prestataire logistique
Martin Brower investit 9,5 M€ à Nancy pour mieux servir McDonald’s

Partenaire logistique historique de McDonald’s (depuis 60 ans outre-Atlantique, et aujourd’hui dans 18 pays), Martin Brower s’emploie sans relâche à optimiser l’approvisionnement des magasins de son client exclusif. C’est dans cet objectif que sa filiale française vient de lancer la construction d’un nouveau site logistique au sud-est de Nancy, à Rosières-aux-Salines, pour un investissement de 9,5 M€ qui lui permettra de réajuster toute son organisation dans le Grand Est. Jusqu’à présent, les 119 établissements de la zone sont desservis depuis le site ouvert par Martin Brower en 1996 à Custines, au nord de Nancy (qui leur a livré quelque 44 000 t de marchandises l’an dernier). Avec ses 5 500 m², le futur bâtiment multi-températures disposera de 2 000 m² de plus que le site actuel, qui permettront d’améliorer encore la qualité du service et d’accompagner le développement de l’enseigne (hausse de fréquentation des restaurants existants et ouvertures de nouveaux). D’ailleurs l’équipe de 53 collaborateurs mobilisée lors du lancement (activité de livraison comprise) pourra ultérieurement être étoffée. « Ce projet s’inscrit dans notre engagement d’offrir toujours plus de services aux restaurants McDonald’s, qui sont autant de clients individuels que nous nous devons de tous servir de façon irréprochable. Grâce à cette nouvelle plateforme, nous serons en mesure de répondre à leurs besoins de façon encore plus réactive et ce site nous permettra très certainement de déployer de nouveaux projets innovants dans un avenir proche », indique Olivier Chasseloup, directeur général de Martin Brower France. Cet investissement s’inscrit aussi dans la volonté de l’entreprise de réduire son impact environnemental, sachant que la nouvelle implantation sera plus proche de certains de ses partenaires transport locaux, et qu’au lancement de l’activité, ses propres camions de livraison rouleront avec un biocarburant issu à 100% d’huiles de friture recyclées, collectées au préalable dans les restaurants McDonald’s (les tournées permettant aussi de récupérer des emballages carton et plastique qui seront traités sur une zone dédiée du site). Enfin, le futur bâtiment vise une certification HQE, comme ses précédents projets, Martin Brower comptant plus de 50 000 m² en France, répartis entre 9 sites qui desservaient 1 487 restaurants McDonald’s à fin 2019, et employaient 888 collaborateurs. MR

 
 
 
Transport routier
Le Groupe Fraikin rachète Via Location

Moins d’un mois après avoir obtenu l’accord de l’Autorité de la concurrence, le groupe Fraikin, spécialiste européen de la location longue durée de véhicules utilitaires, poids lourds, et commerciaux (806 M€ de CA 2019, 2 800 collaborateurs, 7 000 clients et plus de 58 000 véhicules en circulation dans 10 pays) a finalisé le rachat de son concurrent Via Location. Le nouveau groupe ainsi constitué, qui conservera les deux marques, approchera le milliard d’euros de CA, pour environ 3 500 collaborateurs. C’est Laurent Garnier, jusqu’à présent directeur de Zone Grand Ouest et membre du Codir du groupe Fraikin, qui prend la direction générale de Via Location. Il sera accompagné jusqu’à la fin de l’année par l’ancien Pdg de Via Location, Olivier Renard, qui reportera directement au Pdg du groupe Fraikin, Philippe Mellier. JLR

 
   
 

Avec le rachat de Via Location, le CA du groupe Fraikin devrait avoisiner un milliard d’Euros, pour un effectif de 3 500 collaborateurs.

Crédit photo DR
 
 
 
Immobilier logistique
Un marché entre résilience et reports, selon CBRE

Ce matin, CBRE présentait son dernier point marché en date à ses clients, dont nombre d’investisseurs. Sans surprise vu le contexte et les années exceptionnelles précédentes, la demande placée est en net recul sur les 9 premiers mois de cette année par rapport à 2019 (-31%, pour un total de 2,095 M de m², dont 744 400 m² placés sur ce 3ème trimestre*). Mais le directeur Industrie & Logistique de CBRE Didier Malherbe positive : « Le contexte actuel n’a pas remis en question la plupart des décisions immobilières, bon nombre de projets de développement ont en fait pris du retard et glisseront sur 2021. Sauf facteur exogène imprévu, la demande placée devrait quand même atteindre 3,2 M de m² à fin 2020, soit -20% par rapport à 2019, alors que cette année aurait dû logiquement s’inscrire dans les performances des précédentes, autour de 4 M de m² placés ». Depuis le début de l’année, la dorsale a concentré les 2/3 des volumes placés, soit un peu plus que l’an dernier, grâce à des progressions sensibles en région Rhône-Alpes et PACA (avec respectivement 330 500 et 266 200 m² placés, soit +51 et +208%). Mais cela ne compense pas le net recul de -48% en Ile-de-France, qui reste toutefois le 1er marché avec 474 100 m² placés. « La décrue du nombre de transactions y a été importante : seulement 34 sur 9 mois, contre 61 sur la même période en 2019, d’autant qu’elles ont principalement porté sur des surfaces entre 10 000 et 30 000 m². Un fort rebond est toutefois anticipé au 4ème trimestre, pour un atterrissage autour des 800 000 m² », précise Didier Malherbe. Enfin dans les Hauts-de-France, cette demande placée a été divisée par 2 sur un an. Hors dorsale, le volume placé est d’autant plus en recul qu’il est très dépendant des opérations XXL (> 50 000 m²). Or beaucoup ont été repoussées : 6 ont été recensées depuis le début de l’année, contre 15 en 2019. En pratique, seuls les marchés du Centre-Val-de-Loire et de la région Occitanie ont ainsi tiré leur épingle du jeu. Côté offre disponible, la progression est significative sur un an, mais les dynamiques là-aussi très variables d’une région à l’autre. Les régions PACA et Rhône-Alpes continuent ainsi d’afficher des taux de vacance très faibles (2,6 et 1,7 %), alors qu’en un seul trimestre, les Hauts-de-France ont vu leur stock d’offres immédiat augmenter de 29% en raison de deux livraisons importantes de 52 000 et 19 300 m². Et la situation devrait se prolonger car l’offre de projets prêt-à-démarrer y est aussi importante. En Ile-de-France, le stock immédiat est stable, à peine en baisse de 1,5% par rapport au trimestre précédent, à 877 000 m². MR

* Pour le marché des entrepôts ˃ 5 000 m² (toutes classes A, B et C, frigorifiques et messageries)

 
 
 
Livre blanc
Point de salut en logistique urbaine sans coopération

Engorgement des centres villes, offre foncière limitée, explosion du e-commerce, multiplication des restrictions de circulation, attentes croissantes des consommateurs à l’égard des services de livraison… En matière de logistique urbaine, ce sont quelques-unes des écueils auxquels sont confrontés les professionnels de la logistique, du transport et des systèmes d’information. Optimiser l’efficience de cette logistique urbaine n’est pas chose impossible pour autant. C’est ce qui ressort d’un livre blanc publié par le logisticien FM Logistic et le cabinet de conseil Roland Berger (‘La logistique urbaine face aux défis économiques et environnementaux’). Ce dernier estime qu’une optimisation des flux est possible par une coopération accrue entre professionnels du secteur ainsi qu’entre acteurs publics et privés. Pour y parvenir, FM Logistic et Roland Berger estiment qu’il convient d’abord d’établir des normes communes, qu’il s’agisse de règles relatives aux dimensions des colis pour faciliter leur agencement, de la définition d’une poli­tique partagée d’utilisation des données ou encore de la standardi­sation des normes au niveau européen pour définir des règles du jeu communautaires. Ils recommandent ensuite, d’une part, de faire sauter les modes de fonctionnement en silos afin de créer un écosystème logistique plus efficace, et d’autre part, de repenser les espaces logistiques existants. « Un écosystème mu­tualisé entre transporteurs logisticiens, clients chargeurs et régulateurs permettra de décongestionner les villes en limitant les flux et en maximisant l’utilisation des moyens comme les infrastructures et les services de gestion des emballages », note le document. Côté espaces logistiques, il conviendrait de les exploiter d’une nouvelle façon. « Les entreprises logis­tiques pourraient développer des centres de distribution mobiles, emprunter les voies réservées aux bus inutili­sées la nuit pour décharger la cargaison ou encore déve­lopper des points de ramassage en libre-service pour conquérir le cœur urbain », suggère le livre blanc. Autant d’évolutions qui nécessiteront de la part des acteurs de la logistique urbaine d’investir dans les nouvelles technologies, notamment celles destinées au partage de données et à l’automatisation des stocks. La priorité donnée à la rapidité, la fiabilité, et l’atteinte d’un équilibre écono­mique pour les acteurs ne peut passer que par l’adop­tion de technologies d’automatisation, plus denses et plus agiles, portées par des OMS puissants, avec un impératif d’interopérabilité pour garantir la bonne orchestration de l’ensemble. » AD

Pour télécharger le livre blanc, cliquez ici.

 
   
 

La technologie doit contribuer à la coopération et à l’optimisation de la logistique urbaine.

Crédit photo Roland Berger
 
 
Enquête
Le télétravail s’installe dans le paysage Transport & Logistique

Après avoir mené une première enquête du 15 au 24 juillet 2020, la cellule de veille de l’évolution des emplois et des compétences de la filière logistique de France Logistique vient de dévoiler les résultats de la deuxième édition (toujours orchestrée par l’AFT), et réalisée du 14 au 25 septembre. Cette fois-ci, le questionnaire a été relayé par l’ensemble des 6 membres fondateurs de France Logistique, y compris l’AUTF, qui représente les chargeurs. Il en ressort qu’en raison du contexte sanitaire, le télétravail reste en vigueur, pour certains postes, dans un cinquième des entreprises du secteur. A noter par ailleurs que près de 30% des entreprises interrogées ont déjà signé (ou prévoient de le faire prochainement) une charte ou un accord visant à pérenniser une nouvelle forme d’organisation du travail incluant le télétravail pour les métiers qui le permettent. Au rang des bénéfices escomptés figurent les gains de productivité (67% des répondants), l’amélioration du climat social et la fidélisation des salariés (44%), la rédaction des coûts (11%) et la mutualisation des postes entre différents services (11%). Autre enseignement de cette étude : à fin septembre, un quart des établissements interrogés déclaraient avoir eu recours au chômage partiel (contre 43% sur la première étude, en juillet), et 30% préféraient rechercher de la flexibilité en privilégiant d’autres solutions comme la priorisation des congés, RTT et récupération. Plus étonnant, 45% des répondants disent prévoir des recrutements dans les deux prochains mois, dont près de la moitié sont liés à des créations de poste, notamment dans les métiers de conduite routière et d’exploitation transport-logistique. JLR

 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Allemagne
Körber partenaire de la centralisation logistique du groupe WMF

Le groupe Körber a déployé un système automatisé à navettes et plus d’une douzaine de postes de travail goods-to-man sur le site logistique de 40 000 m² du fabricant allemand d’ustensiles de cuisines et petit électroménager WMF (groupe Seb). Situé à Dornstadt, au sud-est d’Hanovre, et déjà doté depuis cinq ans du WMS K.Motion de Körber, celui-ci centralise désormais toutes les activités logistiques B-to-B et B-to-C de l’entreprise. Jusqu’à présent, WMF sous-traitait certains flux auprès de DB Schenker implanté à Bergkamen, au nord-est de Dortmund. Le système goods-to-man, intégré sans interruption des opérations en cours, a déjà permis de faire face à l’afflux des commandes en ligne lié à la crise du Covid-19. « La nouvelle solution est arrivée au bon moment, explique Holger Martinitz, responsable de la stratégie logistique du groupe. Elle nous permettra de faire face aux futurs défis logistiques et d’utiliser de manière optimale les ressources et capacités existantes. » AD

 
   
  WMF a centralisé toute son activité logistique sur son site de Dornstadt, au sud-est d’Hanovre.

Crédit photo : WMF
 
 

Brésil
L’enseigne
Ri-Happy signe pour 3 ans avec Ceva Logistics


Ceva Logistics a décroché un contrat de trois ans avec la chaine de magasins de jouets brésilienne Ri-Happy pour assurer des prestations de gestion de stocks, préparation de commandes et expéditions depuis son centre de distribution de Araçariguama, au nord-ouest de Sao Paulo (21 000 m²). Dans le cadre de cet accord qui vient d’entrer en vigueur, la filiale du groupe CMA CGM gère plus de 14 000 références en prenant en charge à la la fois la logistique e-commerce de l’enseigne et celle de ses plus de 150 magasins répartis dans tout le Brésil. A noter que c’est le WMS maison du 3PL (Ceva Matrix WMS) qui est utilisé. Une nouvelle étape pourait être franchie l’an prochain par le prestataire avec Ri-Happy, qui prévoit d’ouvrir un second centre de distribution courant 2021 dans le nord-est du Brésil. AD

 
   
  Ceva Logistics assure des prestations de gestion de stocks, préparation de commandes et expéditions depuis un site logistique de 21 000 m² implanté à Araçariguama (nord-ouest de Sao Paulo).

Crédit photo 
Ceva Logistics
 
 

ABONNEMENT GRATUIT : CLIQUEZ ICI
Le lien quotidien qui vous relie à la communauté Supply Chain
Si l'on vous a transféré cette lettre, n'hésitez pas à vous abonner.
Si vous êtes déjà abonné, n'hésitez pas à abonner (ou à faire abonner)
vos collaborateurs et amis.

 
Faites profiter la communauté logistique de vos « scoops »
écrivez à la rédaction

Cette Newsletter touche quotidiennement 50.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique à l'ensemble de la communauté logistique.

Jean-Luc Rognon
Rédacteur en Chef
Tél : 01 43 68 43 11
jl.rognon@info6tm.com

Maxime Rabiller
Rédacteur spécialisé
Tel. : 01 48 93 18 65
m.rabiller@info6tm.com

Armindo Dias

Chef de rubrique
Tel. : 01 81 69 80 02 a.dias@info6tm.com
Pour faire paraître de la publicité dans la NL, Supply Chain Magazine
ou sur le web, contactez-nous

Sandrine Papin

Directrice commerciale
tel : 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com

Philippe Tesson

Directeur de Publicité
tel : 06 81 35 79 03
p.tesson@info6tm.com
Pour modifier vos coordonnées, merci de mettre à jour le formulaire en cliquant ici
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Tour Maine Montparnasse - Cedex 189 33, avenue du Maine 75015 PARIS
 
22 octobre 2020


novembre 2020

Lundi 02
au vendredi 6
Logistique (webinaires)
SAP Supply Chain & Industry 4.0 Experience Weeks

Lundi 16
au vendredi 20
Logistique (webinaires)
Industrie 4.0, Production (webinaires)

Mardi 17
et mercredi 18
Smart Ports, piers of the future
Live streaming event
Logistics, sustainability, innovation, digitalization

Held by 7 of the main ports in the world

Lundi 23
au vendredi 27
Logistique (webinaires)
Industrie 4.0, Engineering & Gestion des Assets (webinaires)

Mardi 24
au jeudi 26
TRANSPORTS and LOGISTICS MEETINGS 2020
Cannes – Palais des Festivals et Congrés

Mardi 24
Le S&OP : facteur clé de l’optimisation du BFR en 2021
11H
Organisé par :

Découvrez le dernier numéro et abonnez-vous !


Feuilletez la version 2020 de l’Annuaire de la Supply Chain


 


Pour ne plus recevoir la newsletter, suivez ce lien