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N°3228
e-commerce
Relais Colis aborde différemment le deuxième confinement

Pour l’opérateur Relais Colis, les deux confinements ne se ressemblent pas tout-à-fait, notamment en ce qui concerne son métier de livraison de petit colis en point de retrait magasins. « Lors du premier confinement, nous avions été contraints de suspendre cette activité car les trois quarts de nos relais colis étaient indisponibles du fait des fermetures de magasins et du recentrage des commerces alimentaires sur leur mission principale. Alors que pour ce deuxième confinement, notre service est maintenu dans les trois quarts de notre parc de 5 000 relais » nous a confié Jean-Sébastien Leridon, le directeur général de Relais Colis. Depuis le début du deuxième confinement, le plus gros défi opérationnel pour Relais Colis a été de contacter un à un ses 5 000 points de vente partenaires pour déterminer qui fermait ou arrêtait provisoirement l’activité de relais, et le cas échéant organiser la récupération des colis et leur traitement, soit en relivraison, soit en retour. « Nous en voyons le bout mais c’est le gros sujet qui nous a occupé ces derniers jours. Nous revenons actuellement sur un fonctionnement nominal, avec des volumes qui se stabilisent» nous indique Jean-Sébastien Leridon. Sur l’autre métier de la filiale de New R et de DHL, à savoir l’acheminement et la livraison à domicile de gros colis (notamment électroménager), l’activité, qui ne s’est pas interrompue lors du premier confinement, poursuit actuellement sa croissance des volumes de 20% par rapport à 2019. Reste à savoir comment se traduira ce confinement, s’il est amené à se prolonger, sur le traditionnel pic de fin d’année, qui en temps « normal » signifie un triplement des volumes moyens. « Nous sommes préparés à cela, mais faute de prévisions fiables, nous sommes comme tout le monde, un peu dans l’expectative » reconnait le DG de Relais Colis. JLR

 
   
 

Jean-Sébastien Leridon, le directeur général de Relais Colis

Crédit photo Relais Colis
 
 
 
e-commerce
Le gouvernement prend en charge les frais d’expédition des libraires

Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, et Roselyne Bachelot-Narquin, la ministre de la Culture, ont annoncé hier la mise en place d’un dispositif d’aide aux librairies indépendantes, qui sont contraintes de fermer pendant le confinement, afin qu’elles puissent poursuivre leur activité à travers la vente de livres en ligne. L’Etat prend désormais en charge, pendant la durée du confinement, les frais d’envoi de livres, ce qui permet aux libraires de ne facturer à leurs clients que les frais de port au tarif minimum légal de 0,01 €. Pour bénéficier de ce dispositif, il faut déposer une demande de remboursement auprès de l’Agence de Services et de Paiement (ASP) accompagnée des factures justificatives correspondantes. Le gouvernement précise que les ventes réalisées en click & collect (le terme officiel retenu par la ministre de la Culture est « cliqué & retiré ») par les commerces fermés administrativement ne sont pas éligibles à cette aide. Parallèlement, la Poste contribue à cet effort de solidarité en facturant son offre de livraison en J+1 «Proxicourses Librairies » 2 € au lieu de 4,5 € (ce qui réduit d’autant l’avance de trésorerie des librairies). JLR

 
 
 
Chimie de spécialité
Arkema gagne en visibilité sur ses flux ferroviaires avec Everysens

Pour mieux piloter ses opérations ferroviaires en Europe, qui s’appuient sur quelque 500 wagons, le groupe Arkema déploie la solution de visibilité prédictive développée par Everysens. Le premier chimiste français, spécialiste des matériaux de performance, a engagé cette digitalisation en début d’année, le premier pilote ayant débuté juste avant que le contexte sanitaire souligne justement l’intérêt d’une collaboration plus étroite entre les acteurs internes (usines, centres de pilotage & BU) et externes (entreprises ferroviaires) sur ce volet de la visibilité transport. À l’issue du premier semestre, le choix de s’appuyer sur la plateforme d’Everysens a été confirmé, pour un déploiement effectif sur le périmètre européen lancé à l’automne. Celle-ci fait office de « control tower » permettant à Arkema de piloter ses activités de manière plus agile et plus fine, avec une vision en temps réel des opérations et un calcul d’ETA lui assurant de la visibilité aussi bien sur l’exécution des flux que sur la disponibilité de ses wagons à l’instant t et au-delà. Un des enjeux-clés porte sur la localisation des wagons isolés, dont le suivi est d’autant plus complexe que l’information remontée par les opérateurs est partielle pour les flux nationaux, et quasi inexistante pour ceux traversant plusieurs pays. En pratique, la solution d’Everysens intègre les données temps-réel des capteurs placés sur les wagons des différents loueurs (Ermewa, VTG, Atir-Rail, Millet et Wascosa), et s’appuie sur l’IA pour l’analyse des mouvements en cours et à venir. Elle permet aussi à Arkema d’identifier de potentiels leviers de performance en matière de gestion interne, comme dans la relation avec ses partenaires. « Dans notre secteur d’activité, la chimie, la supply chain est une fonction stratégique, et sa digitalisation est un des axes clés pour accroître la qualité de notre service client. Nous souhaitions être plus proactifs dans la gestion du transport ferroviaire qui est essentiel à nos clients pour un transport sûr et responsable », indique Jean-Marc Viallatte, VP Supply Chain Groupe d’Arkema. L’extension de la collaboration avec Everysens sur le périmètre nord-américain est d’ailleurs à l’étude (le groupe étant présent dans 55 pays, avec plus de 20 000 collaborateurs, et pour un CA de 8,7 Md€ l’an dernier). MR

 
   
 

Jean-Marc Viallatte, vice-président Supply Chain Groupe d’Arkema

Crédit photo M. Rabiller
 
 
Distribution urbaine
Segro associé à Gemfi pour son futur parc de Vitrolles

A moins de 15 km du centre de Marseille, c’est dans le cadre d’un partenariat entre deux acteurs de l’immobilier logistique que se développe un nouveau programme de distribution urbaine, le Segro Logistics Park Vitrolles. Le tandem associe en effet Segro, qui s’est assuré la maitrise d’un foncier de 10 hectares au sein de la Zac des Cadestaux et a piloté la déconstruction de l’entrepôt de 30 000 m² qui l’occupait, et Gemfi, qui intervient pour le compte du premier dans le rôle de concepteur et promoteur des sites à venir. La branche construction du Groupe Gicram, la maison-mère de Gemfi, sera à la manœuvre pour le premier bâtiment annoncé : une messagerie urbaine de 5 400 m² dont la réalisation va pouvoir être lancée suite à sa pré-location par Segro en BEFA (bail en l’état futur état d’achèvement) à un « groupe leader mondial dans les solutions supply chain ». En l’occurrence XPO Logistics, selon nos informations, qui devrait pouvoir entrer dans les murs à l’automne 2021. Au-delà de ce premier volet, Segro et Gemfi mènent les études de faisabilité pour deux autres phases de développement de ce parc dont la vocation se veut tournée vers la distribution urbaine. Côté Gemfi, le directeur général Laurent Horbette se félicite « d’avoir noué ce partenariat avec Segro à partir d’un site que nous avions identifié depuis quelques années, avec l’aide de CBRE qui nous a permis de maitriser cette opération, et pour laquelle nous avons ensemble pu mettre en place une stratégie de redéveloppement à vocation de messagerie urbaine ». Et l’implication de longue date de Gemfi sur ce territoire s’enrichit d’une expérience significative en matière de reconversion de friches industrielles. Quant à la directrice générale de Segro France, Laurence Giard, elle souligne que ce nouveau projet de parc « s’inscrit dans la continuité de notre stratégie visant à renforcer notre présence sur le marché de la logistique urbaine dans le sud de la France, en particulier dans l’agglomération marseillaise, tout en prouvant une nouvelle fois l’intérêt de la requalification de sites industriels historiques comme nous l’avons déjà fait avec succès à Paris et à Lyon ». MR

 
   
 

La première réalisation au sein de ce Segro Logistics Park Vitrolles porte sur une messagerie urbaine de 5 388 m² (dont 4 686 m² dédiés à l’activité & 702 m² aux bureaux), dotée de 46 portes à quai.

Crédit photo DR
 
 
Transport routier
Altens lance une offre de distribution de carburant alternatif

Nouvelle filiale de la société française Enens, dont l’activité principale est la distribution de carburants et de combustibles, Altens propose une gamme de solutions autour des carburants alternatifs, incluant le conseil, la fourniture de la station de ravitaillement et l’approvisionnement du carburant choisi. Les biocarburants proposés, de type B100 (Pur100 Agri et Pur100 Eco), XTL (Pur-XTL) ou ED95 (Pur-ED95), sont issus de filières courtes (France ou Europe) et s’adressent uniquement aux flottes captives. Selon les variantes, ils permettent de réduire de 55% et jusqu’à 90% les émissions de GES (au moins 90% pour le Pur100 Eco) et de 30 à 80% les émissions de particules fines et ultrafines. Altens s’appuie sur une équipe logistique spécialisée dans la distribution de biocarburants, s’appuiera sur 4 dépôts de stockage (2 sont en développement pour 2021) pour livrer l’ensemble de l’Hexagone dans des délais rapides. JLR

 
   
 

La société Altens lance une gamme de solutions autour des carburants alternatifs, incluant conseil, fourniture de la station de ravitaillement et approvisionnement.

Crédit photo Altens
 
 
Gestion de parcs de chariots
Fenwick intègre un limiteur de vitesse à son offre Connect

Après le contrôle d’accès, la détection de chocs et le reporting, le fabricant de chariots Fenwick-Linde a ajouté un module de pré-programmation de vitesse à sa solution Connect de gestion de parcs de chariots. Dénommé connect:zi et compatible avec l’intégralité des chariots frontaux du constructeur, ce nouveau module permet aux responsables de flottes de préprogrammer les vitesses de déplacement maximum de leurs engins dans leur entrepôt en tenant compte de toutes les zones accidentogènes (passages de portes, sorties de quais ou d’allées étroites, passages piétons…). Il suffit d’avoir préalablement téléchargé le plan de leur entrepôt dans l’interface logicielle de la solution (connect:desk) puis de définir la ou les zones à risques où instaurer une vitesse maximale autorisée. Dès qu’un engin entrera dans l’une de ces zones prédéfinies, sa vitesse sera ainsi automatiquement réduite. « Le chariot est équipé d’un système spécifique qui reconnaît les marqueurs de zone positionnés sur l’infrastructure du client et la communication entre les différents modules s’effectue via la technologie des ondes ultra wide band, ou UWB », explique Carine le Masson, chef de produit services chez Fenwick-Linde. Et bien sûr, afin de tenir compte de l’évolution de son activité, le gestionnaire de parcs peut modifier à tout moment les zones prédéfinies de son entrepôt ainsi que modifier les vitesses préprogrammées de ses chariots. AD

 
   
 

Nouveau module de la solution de gestion de parcs de chariots Connect, connect:zi permet de zoner un site logistique en y gérant à distance la vitesse maximum autorisée des chariots.

Crédit photo Fenwick-Linde
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Etats-Unis
Ocado acquiert deux sociétés spécialistes du picking robotisé

Fort de sa levée de fond de 1 Md£ réalisée en juin dernier (voir NL n°3155), le distributeur et spécialiste britannique du stockage automatisé Ocado a racheté les sociétés américaines Kindred Systems et Haddington Dynamics. Rachetées respectivement 262 M$ et 25 M$, elles sont toutes deux spécialisées dans les robots de picking. Créée en 2014 et implantée à San Francisco ainsi qu’à Toronto, Kindred Systems développe et conçoit des robots intégrant de la reconnaissance visuelle et de l’IA. Cette entreprise, qui compte notamment les groupes Gap et American Eagle dans son portefeuille clients, devrait totaliser 180 robots installés à la fin 2020 et réaliser un CA de 35 M$ en 2021. Haddington Dynamics propose pour sa part une gamme de bras robotisés qui peuvent être fabriqués en impression 3D, la Nasa et le groupe DuPont faisant partie des clients de cette société basée à Las Vegas. Avec ses deux acquisitions, Ocado entend à la fois s’ouvrir à de nouveaux marchés et continuer à apporter de la valeur ajoutée aux utilisateurs de sa solution de stockage automatisée Ocado Smart Platform, qui fait actuellement l’objet d’un contentieux avec le spécialiste norvégien du ‘stockage cubique’ AutoStore (voir NL n°3203). « Nous pensons que les solutions de manipulation robotiques ont un fort potentiel de développement aussi bien auprès des clients d’Ocado Smart Platform qu’auprès des acteurs des secteurs de la vente en ligne et de la logistiques », souligne Tim Steiner, Pdg d’Ocado. A noter par ailleurs que le groupe britannique a aussi pris récemment une participation une minoritaire dans la start-up Myrmex. Implantée aux Etats-Unis mais avec un service de R&D basée en Grèce, elle propose des solutions de robots collaboratifs telles que celles proposées par les sociétés MiR ou encore Universal Robots. AD

 
   
  Kindred Systems devrait totaliser 180 robots installés à la fin 2020.

Crédit photo : Kindred Systems
 
 

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