L‘année 2007 est un bon cru pour le marché de l’immobilier logistique en France
C’est globalement ce qui ressort du bilan dressé par le département logistique de la société de conseil DTZ
Avec des montants de 2,5 Md€, soit 8% de l’investissement l’immobilier en France, ce marché reste l’un des plus dynamiques d’Europe, avec une demande placée de l’ordre de 2,2 millions de m2
Premier constat, c’est l’offre neuve qui tire le marché en 2007 : dans la plupart des régions, plus de la moitié des offres placées le sont en première main, voire même la totalité, comme à Marseille
A quelques exceptions près, comme dans l’est (60% de seconde main), ou dans la région de Bordeaux (uniquement en deuxième main)
Par ailleurs, la taille moyenne des transactions est en augmentation, avec une confirmation de la tendance au gigantisme, en particulier en région parisienne : il n’est plus rare de voir des projets dépasser les 100.000, voire 150.000 ou 200.000 m2.
Seul point noir dans ce tableau idyllique : le peu d’attractivité des nouvelles plates-formes logistiques classées Seveso, pouvant accueillir des produits toxiques ou sensibles et qui nécessitent d’énormes travaux
Deux projets sont notamment menés par Prologis (l’un à Salbris dans le Loir-et-Cher, l’autre à Damblin dans les Vosges, sur une ancienne base de l’OTAN)
DTZ peine à trouver preneur depuis octobre pour commercialiser un grand site Seveso au sud de Lyon. « Le besoin est là
Le problème, c’est que certains ne sont pas prêts à payer 75 € le m2 pour avoir un entrepôt en conformité avec la réglementation », analyse Didier Terrier.
La suite de cet article dans le numéro de « Supply Chain Magazine » de mars (Spécial salons). JLR
Photo : Didier Terrier, DGA, en charge
de l’immobilier logistique chez DTZ
