Hier la société Amber Road organisait à Paris une conférence sur le thème « enjeux et pratiques du Global Trade Management »
Après une courte introduction de Paul Simon Thomas, son représentant français, Ludovic Subran, Economiste en chef chez Euler Hermes s’est appuyé sur les dernières études du cabinet pour dresser un rapide tableau des échanges internationaux : « S’il est vrai que le commerce international connait en volume une croissance de 15% celle-ci n’est en valeur que de 1,8% à cause de la dépréciation des monnaies » a-t-il rappelé
Cette situation liée à différents facteurs (prix du pétrole, planches à billets…), fragilise l’économie de certains pays et accroit le risque en matière d’exportation
Dans ce contexte, l’économiste a évoqué, tableaux à l’appui, les pays qui restent intéressants en termes de business et ceux qu’il convient d’éviter
Simon Daboussy, avocat spécialisé dans le contrôle des exportations chez Baker & Mc Kenzie, s’est pour sa part attaché à commenter la complexité de la gestion des échanges internationaux, évoquant à titre d’exemple les failles qu’il peut y avoir dans un ERP lorsqu’il s’agit de produits très particuliers
Des dysfonctionnements qui peuvent avoir de graves répercussions sur l’entreprise, même si la douane française est relativement souple par rapport à d’autres : « nous n’avons pas la culture de la sanction comme aux USA
La douane française a une volonté de contrôle, ce qui est légitime, mais elle ne veut pas non plus être un frein aux exportations », estime-t-il
Après ces propos préliminaires, Claire Mosnier, juriste pour Michelin et Philippe Chaix, responsable des données référentielles clients également chez Michelin, sont intervenus successivement pour aborder la gestion des connaissances dans le domaine de l’import-export : origine des produits, mesures d’embargo (total ou partiel), données financières, personnes black listées, etc
Une somme considérable d’informations à traiter, et qui réclame de l’expertise mais aussi du temps et de l’énergie
Pour surmonter cette difficulté, Michelin a mis en œuvre le projet « Clean Files » pour nettoyer l’ensemble des données et faire le point tous les sujets touchant à l’import-export : « Nous avons choisi un provider, en l’occurrence Amber Road, explique Philippe Chaix
C’est une société qui permet de faire de la veille sur un maximum de réglementations
La solution nous permet de passer chaque client international à la moulinette : il est clean ou il ne l’est pas
En 2014 nous avons mis en place un pilote qui couvre 80% des pays à risque
En juin 2014 nous avons créé un poste plein temps de Group Expert Control Officer qui rapporte au directeur douane du groupe
Et entre 2015 et 2016 la solution Amber Road sera déployée sur l’ensemble du groupe pour avoir une vision complète sur l’ensemble des paramètres qu’il convient de contrôler ». JPG
Photo ci-contre : Ludovic Subran
