D‘après l’audit annuel de GS1, sur ses 29.000 sociétés adhérentes, 60% ont mis en place de la traçabilité et 12% d’entre elles recourent aux standards GS1 pour la gérer
Comme ces précurseurs sont de grands groupes, cela représente environ 50% des volumes
Ainsi, la moitié des réceptions sont faites à partir d’étiquettes GS1 128 (ex EAN 128) et du message DESADV
Pour convaincre les autres entreprises d’adopter ces standards, GS1 et Traceval ont mené un diagnostic auprès de sept industriels (Bel, Bénédicta, Bonduelle, Kronenbourg, Mericq, Pains Jacquet et Socavi) et de sept distributeurs (Auchan, Carrefour SPC, Casinon, Cora, Intermarché, Leclerc et Monoprix)
L’objectif étant de faire le point sur l’utilisation effective de ces standards et surtout de mesurer les gains apportés
Il en ressort qu’une plus grande rigueur doit s’imposer en la pratique pour cadrer les procédures entre industriels et distributeurs et les faire respecter strictement. « Industriels et Distributeurs recommandent d’instaurer une démarche d’amélioration continue en formalisant les écarts, en les mesurant puis en partageant pour trouver ensemble des mesures correctives », indique Lionel Guivarch co-fondateur de Traceval
Par ailleurs, l’étude a mesuré divers gains effectifs apportés par ces standards : de 10 min à 2h en réception sur un entrepôt sec, de 30 min à 1h en réception sur un entrepôt frais, soit des gains de productivité de 0,3 à 0,6 € par palette et de 1 à 2 € sur l’optimisation de la rotation des camions
Sans oublier l’amélioration du taux de service client, les gains sur les erreurs de préparation, la gestion des litiges (0,2 à 0,6 € par palette) et l’impact sur la fiabilité des retraits-rappels. « Le R.O.I. est de trois ans si la masse critique est atteinte », résume Pierre Georget, DG de GS1 France. CP
Pour vous procurer l’étude, contactez :
nadia.taleb@gs1fr.org
Photo : Pierre Georget, DG de GS1 France