Suite à la publication de plusieurs articles sur « les caisses sans caissières », la CFDT a réagi en indiquant que « le remplacement du code barres par des puces RFID contribuera à renforcer le processus d’automatisation déjà en cours avec les caisses automatiques
Dans une réponse à la CFDT, Pierre Georget, Président de GS1 France indique, en tant qu’expert, que cette hypothèse lui paraît, infondée :
« D’une part les lois de la physique limitent les conditions d’utilisation de cette technologie
En effet, de nombreux articles qui contiennent une proportion importante de liquide ou sont emballés dans des conditionnements contenant du métal, ne sont pas compatibles avec l’utilisation des puces RFID dans le cadre d’une lecture en vrac
D’autre part, le prix des puces restera toujours bien supérieur à celui des codes à barres (…)
Or, l’automatisation totale des caisses ne pourra se faire que si 100% des produits peuvent être marqués par la RFID
Nous ne pensons pas que cela soit techniquement et économiquement faisable
Aucun distributeur de produits de grande consommation dans le monde n’envisage aujourd’hui d’automatiser l’ensemble de ses caisses avec la RFID ».
Reste que plusieurs grands distributeurs ont tout de même lancé des initiatives « pilotes » dans ce domaine (cf
Metro et son magasin du futur) et qu’une automatisation des caisses, même partielle, peut justifier une réflexion sur les éventuels impacts sociaux. JPG