D‘après une étude réalisée par le cabinet de conseil international Booz Allen Hamilton, les entreprises qui considèrent la Chine à la fois comme source d’approvisionnement et comme marché local dégagent une rentabilité moyenne de 29,6% contre 17,8% pour celles qui ne se concentrent que sur un seul objectif
Malgré tout, seul un quart des entreprises entreprend de se développer sur le marché chinois, en plus de ses activités de fabrication et d’approvisionnement
Par ailleurs, cette enquête révèle une diminution relative de la compétitivité en Chine du fait principalement de la hausse du yuan et des salaires (+9,1% pour les cadres et 7,6% pour les ouvriers), et de la difficulté de fidéliser le personnel
De plus, son retard au niveau des infrastructures logistiques, de l’environnement commercial, de l’accès aux technologies et de la protection de la propriété intellectuelle tend aussi à augmenter ses coûts
Ce qui ne devrait pas s’améliorer à terme étant donné que les entreprises chinoises n’ont pas adopté dès le début les bonnes pratiques mondiales (11% disposent d’ERP, 7% ont des outils et des processus d’inventaires, etc.)
Ainsi, des pays comme le Vietnam ou l’Inde deviennent-ils plus attractifs que l’Empire du Milieu
Néanmoins, en dépit de la hausse des coûts de fabrication, 83% des 66 entreprises interrogées – qui représentent plus de 10% des 600 entreprises de la Chambre de commerce américaine de Shanghai – déclarent vouloir maintenir leurs opérations en Chine
Deux raisons principales sont évoquées : la taille du marché intérieur (78% des réponses) et leur souhait de ne pas mettre en place une nouvelle chaîne d’approvisionnement.
Booz Allen Hamilton est un cabinet de conseil de directions générales de sociétés industrielles, financières et de services qui réalise un CA de 4 Md$ avec 19.000 employés sur les 6 continents. JPG
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