Obtenir le statut communautaire d’Opérateur Economique Agréé (OEA), qui existe depuis janvier 2008 dans l’Union Européenne, peut constituer un avantage concurrentiel
Cela n’a pas échappé à Dole France, qui a obtenu fin mars le 81e certificat OEA délivré par l’Administration des Douanes, et qui communique aujourd’hui sur le fait qu’il est le premier OEA de la filière fruits et légumes en France
Il a fallu pour cela que la société, qui fait partie du Groupe Compagnie Fruitière (premier producteur de fruits de la zone Afrique-Caraïbes-Pacifique), fasse la preuve de sa fiabilité, en termes de contrôle et de sécurité de la chaîne logistique, de solvabilité financière et d’absence d’antécédents en matière de respect de la réglementation
En contrepartie, Dole France bénéficie à l’import comme à l’export de facilités de dédouanement (notamment un allègement des contrôles et de la transmission d’informations), qui lui permettent de « réduire considérablement le temps de transit de ses marchandises en douane et donc de les distribuer plus rapidement auprès de ses clients »
La société Dole France (neuf sites, 200 personnes) commercialise une large gamme de fruits et légumes sur toute la France et l’Europe et traite 160.000 tonnes de marchandises par an
A ce jour, un peu moins d’une centaine d’entreprises (chargeurs, transitaires, commissionnaires de transport, etc.) ont déjà obtenu le certificat OEA dans l’Hexagone, ce qui place la France dans le peloton de tête, derrière l’Allemagne et les Pays-Bas, et à hauteur de la Suède
Selon Jean-Michel Thillier, Chef du bureau de dédouanement à la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI), ce chiffre devrait dépasser les 200 à la fin de l’année. JLR