Une fois n’est pas coutume : c’est à Lorient qu’Influe de Generix Group s’est arrêtée pour la seconde étape de son périple hexagonal
Organisée avec le soutien de la FEEF, de l’Association Produit en Bretagne et de l’éditeur IBL, cette matinée l’était en partenariat avec Supply Chain Magazine, qui en assurait l’animation. « Collaborer plus pour gagner plus », un thème qui décliné plus particulièrement dans le secteur agroalimentaire a su captiver l’attention du public jusqu’à la fin de la matinée
Comme l’a illustré Frédérick Bourget, Directeur général de Produit en Bretagne, la région bretonne a la chance de bénéficier du dynamisme d’une association réunissant à la fois des fabricants, des distributeurs et des prestataires logistiques qui cherchent ensemble des solutions pour développer l’emploi et promouvoir la qualité des produits bretons
Autre axe de collaboration : les échanges de messages EDI
Une table ronde a réuni Eric Guilbert d’Auchan, Bruno Deborde et Frédéric Fajoux de la Stime (Les Mousquetaires) pour les distributeurs, Jean-François Floch de Bretagne Saumon (saumon et truite fumés MDD), Gilles de Becdelièvre de l’Abeille (boissons MDD) et Olivier Comte d’Ansamble (restauration hors foyer) pour les producteurs ainsi qu’André Cano d’IBL et Isabelle Badoc d’Influe pour les éditeurs
Il ressort des débats que la mise en œuvre des messages progresse lentement… mais sûrement
Sous « l’amicale pression » des distributeurs, moteurs dans l’automatisation des échanges, les fournisseurs se sont mis à échanger les commandes par EDI, puis les avis d’expédition, et à présent les factures (électronique et dématérialisation fiscale)
Ce dernier message étant d’ailleurs le seul qui soit pertinent pour les sociétés de RHF régionales (350.000 factures par an chez Ansamble)
La formation et les gains escomptés (fiabilité des échanges, économie de papier, relation long terme établie avec les clients) ont ainsi eu progressivement raison des réticences du personnel administratif, craignant de perdre son poste
En ce qui concerne la gestion des données synchronisée (GDS), les intervenants déplorent la lourdeur des standards qui intègrent 220 critères dans la fiche produit, ce qui freine son déploiement
De leur côté, les éditeurs d’ERP comme de solutions dédiées EDI, sont des facilitateurs d’autant plus appréciés que les PME de l’agroalimentaire ont peu, voire pas, de ressources informatiques internes.
Photo : Bruno Deborde et Frédéric Fajoux de la Stime
(Les Mousquetaires), Gilles de Becdelièvre de l’Abeille
et Olivier Comte d’Ansamble