Davantage de trains de marchandises mais dans des conditions économiques raisonnables
C’est la principale équation que le nouveau plan fret de la SNCF, approuvé mercredi par son conseil d’administration, devra résoudre
La SNCF prévoit d’y investir un milliard d’euros d’ici à 2015 (en plus des sept milliards d’euros d’ici à 2020 annoncés la semaine dernière par le gouvernement dans le cadre de l’engagement national pour le fret ferroviaire, voir NL 814)
D’après ce plan, pas moins de neuf grands projets industriels seront lancés sur la période 2010-2015, aux rangs desquels figurent le développement d’une offre de transport massifié à l’échelle européenne, le remplacement de l’offre wagon isolée par des lignes « multi-lots/multi-clients », ou le développement des autoroutes ferroviaires et du transport combiné terrestre, maritime et fluvial
Au delà des chiffres et des annonces de nouvelles infrastructures, le schéma directeur devrait surtout entraîner « une évolution des métiers, des besoins en compétences et de l’emploi dans les unités concernées ».
Le plan prévoit la création de quatre entités spécialisées « marché » pour les trains massifs, le déploiement d’une offre logistique globale de SNCF Geodis auprès des chargeurs, ou encore mise en place d’opérateurs ferroviaires portuaires en 2010 et 2011 (au Havre, à La Rochelle, Nantes, Marseille-Fos et Dunkerque).
La SNCF s’engage d’ailleurs à mettre en œuvre un dispositif de « requalification professionnelle » de grande ampleur, et précise que des mesures spécifiques pourraient être prises pour le personnel de fret dans le cadre de la reconduction de l’accord mobilité, dont les négociations vont débuter prochainement. JLR