L‘accord de méthode relatif au projet de plan social de Chep France a été signé le 4 septembre par les délégués syndicaux de la CFDT, FO et de la CFTC, mais pas de la CGT comme indiqué par erreur dans la NL n°808
La CGT a en effet refusé de signer ce document qu’elle juge très insuffisant en ce qui concerne les mesures sociales et les propositions de reclassement. « Surtout que ce plan social n’a rien à voir avec la crise, il s’agit juste d’une stratégie industrielle », nous a confié le délégué syndical de la CGT
La fermeture des trois sites concernés, entraînant la suppression de 122 postes, sera effective avant la fin de l’année
De son côté, la direction du loueur de palettes nous a apporté quelques précisions. « D’une part, Chep France a des problèmes de rentabilité depuis de nombreuses années et d’autre part, nous avons la volonté stratégique de densifier notre réseau et de rapprocher les centres de services de nos zones de ramassage et de nos clients », précise Pierre-Yves Corbière, Country General Manager de Chep France
Ce dernier ne cache pas que les coûts des centres exploités en propre par Chep sont « très élevés » par rapport aux autres centres exploités par des sous-traitants
Un appel d’offres aurait déjà été lancé pour ouvrir de nouveaux sites en France avec des sous-traitants, à horizon de 10 à 12 mois. « La possibilité que les sous-traitants puissent réembaucher une partie du personnel fait partie de nos critères de décision », affirme Pierre-Yves Corbière. JLR
Photo : Pierre-Yves Corbière,
Country General Manager de Chep France