« Nous avons souhaité axer ce forum, « Logistics for the future », sur les utilisateurs », a conclu hier Jean-Claude Bossez, Président d’Afilog, en fin de journée
Pari tenu ! C’est devant un public clairsemé mais enthousiaste que Bernard Amoury, Vice-Président Supply Chain des affaires industrielles de Sanofi-Aventis, Thierry Kensicher, Responsable Logistique de Migros Genève, et Christophe Lepage, Directeur Supply Chain de Vivarte (André, Caroll, Kookai, La Halle aux chaussures, etc.), ont présenté leur vision sur les nouveaux enjeux de la Supply Chain
Bernard Amoury est revenu sur les faits marquants des dernières années : le passage d’une Supply Chain très centralisée à un système dupliqué aux quatre coins de la planète ; et sur les actions entreprises en matière de développement durable (vélo à Paris depuis 2007, camions au gaz, tests prévus en 2011 avec des camions électriques, utilisation de barges depuis un an entre Paris et le Havre et du train à l’intérieur de l’Europe, etc.)
Concernant l’avenir, ce-dernier a évoqué la mise en place prochaine de la technologie « Goods-to-Man » dans quatre centres de distribution
Thierry Kensicher a détaillé le projet ferroviaire mené par le groupe helvète (voir « manager du mois », Supply Chain Magazine n°49)
Entre 2002 et 2004, l’assortiment alimentaire a migré progressivement vers un entrepôt central (Suhr)
Sur le même modèle, les références du non alimentaire ont également quitté les entrepôts locaux pour un autre site (Neuendorf)
Entre février 2007 et septembre 2009, les volumes approvisionnés en train depuis les sites centraux vers les entrepôts locaux ont peu à peu augmenté jusqu’à atteindre 100%. « Ces initiatives nous ont permis d’économiser 40% de CO2 depuis 2005 », estime Thierry Kensicher
Christophe Lepage a expliqué ne pas souhaiter automatiser ses entrepôts mais être en cours de réflexion quant à l’utilisation de supports plus faciles à manutentionner en magasin
Par ailleurs, il a confié, la hausse des matières premières (coton, laine, etc.) diminuant l’impact de la main d’œuvre dans le prix de revient, qu’il n’est pas impossible d’envisager un petit mouvement de balancier de l’Asie (transport maritime) vers la Turquie (transport routier)
Cette option pourrait être confortée par les dernières difficultés liées à la situation des grands ports français…
Parmi les autres pistes futures, la RFID est citée comme intéressante. JF
Photo de gauche : Bernard Amoury, Vice-Président Supply Chain des affaires industrielles de Sanofi-Aventis ©JF
Photo de droite : Thierry Kensicher, Responsable Logistique de Migros Genève ©JF