La technologie de géoguidage de Balyo vient de faire un bond
Raul Bravo, co-Fondateur de Balyo, martèle depuis plusieurs années que ses AGV (chariots autoguidés) ne nécessitent aucune infrastructure (ni fils enfouis dans le sol, ni déflecteurs installés en hauteur), et que cette réduction des contraintes permet, au contraire de ses concurrents, de cibler le marché des chariots électriques « standards » en logistique, et non pas seulement les projets spécifiques et complexes
Le géoguidage permet, en s’appuyant sur des algorithmes d’intelligence artificielle que Balyo a des années à mettre au point, de calculer en permanence la position du chariot, au millimètre près (et à condition d’avoir téléchargé au préalable le plan numérique de type AutoCAD de l’entrepôt dans la mémoire du chariot)
Cela, c’était avant
La société commercialise depuis un mois des engins basés sur une nouvelle technologie brevetée, le géoguidage 3D
Plus besoin d’importer de plan, le chariot est capable de reconnaître tout seul, au millimètre près et en 3D, l’environnement qui l’entoure, du sol jusqu’à 30 m de hauteur, grâce à une sorte de « radar laser »
Les impulsions laser sont envoyées puis leurs réflexions sur les objets de l’environnement et leurs temps de réponse sont analysées par des capteurs
Le système en déduit des informations sur la distance des objets, leur configuration, la profondeur de la structure, voire même sur leur nature puisqu’il sait faire la différence entre les éléments fixes et amovibles
L’AGV pourra par exemple être utilisé la première fois en mode manuel pour reconnaître l’environnement d’une partie d’un entrepôt
La cartographie ainsi reconstituée est envoyée par WiFi sur un logiciel en central qui en fait profiter tous les autres chariots Balyo de l’entrepôt. « S’il y a un changement, la modification d’un convoyeur ou d’un rack, ou une palette laissée sur le sol dans une allée, le chariot le détecte et transmet l’information aux autres chariots » explique Raul Bravo
L’objectif est de se rapprocher au maximum de l’usage d’un chariot standard
La solution fait actuellement l’objet d’un projet pilote chez un acteur de la grande distribution
Dernier avantage du géoguidage 3D : contrairement au géoguidage classique, Balyo n’a plus besoin de modifier en amont certaines pièces mécaniques et peut s’appuyer sur des chariots standards (en l’occurrence des Yale) comme base de ses AGV. « Cela ouvre un monde de possibilités que nous dévoilerons dans les mois qui viennent » nous confie Raul Bravo. JLR
Photo 1 : Raul Bravo, co-Fondateur de Balyo et Aurélie Buisson, Chargée de développement international et marketing
Photo 2 : 3D Balyo 1
Photo 3 : le paddock