La logistique remonterait-elle à Platon ? C’est en tous les cas ce qu’affirme Micheline Cousture dans son ouvrage : « La logique de disgrâce ou l’émergence de la logistique », qui vient de paraitre aux Editions Amalthée. « L’univers grec se concevait en relation avec les dieux
La logique harmonique présidait à la connaissance », raconte l’auteur, qui, citant Planton, découvre l’origine du mot magique : « voici qu’émerge une nouvelle technique de calcul pour gens d’affaires : la logistique »
Naturellement Micheline Cousture quitte très vite les origines de cette terminologie grecque pour s’attacher à ses applications au monde industriel moderne : « Nous analyserons dans cet essai l’utilisation du calcul dans le monde industriel et commercial de 1950 à nos jours (…) pour être plus précise, nous nous intéresserons aux problèmes de manutention, de stockage et de transport ». Cet ouvrage, préfacé par Jacques Trorial, rend un vibrant hommage à l’AFT-Iftim, organisme de formation où Micheline Cousture a fait ses premières armes au début des années 80, juste avant de lancer l’une des toutes premières formations universitaires en logistique à Villetaneuse
Ce livre retrace non seulement l’histoire de la logistique, mais nous invite à une réflexion sur les bonnes pratiques et les fondamentaux
Il nous entraîne également vers le Supply Chain Management que Micheline Cousture appréhende comme l’aboutissement logique d’une vision globale et systémique : « En guise de conclusion, il nous serait possible d’annoncer la fin de la logistique comme la fin de l’histoire
En effet, aujourd’hui le Supply Chain Management supplante la logistique
Si la logistique se voulait à dominante économique, le Supply Chain Management est à dominante gestionnaire »
Un ouvrage qui fera date et peut être lu tant par des étudiants que par des logisticiens confirmés.
« La Logique de disgrâce ou l’émergence de la logistique », éditions Amalthée, 307 pages, 21€.