Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue jeudi dernier, Alain Bréau, PDG de Mory Group a réitéré sa surprise : « On ne comprend pas ce qui nous arrive, pourquoi l’Etat a changé de position vis-à-vis de cette entreprise
Visiblement, nous avons divergé dans notre analyse et l’Etat ne croyait pas que l’entreprise était redressée... a-t-il déclaré. Pourtant nous sommes un des plus performants du marché ! » Et de citer les résultats du groupe Mory en 2010 : Nous avons eu 5M€ de perte pour 500 M€ d’exploitation, soit 1% de perte, tandis que DHL a enregistré – 100M€ pour 300M€, soit 33% de perte »
Selon lui, l’analyse du Groupe Bolloré suivait son cours et il ne lui manquait que trois ou quatre semaines pour terminer sa prise de connaissance du groupe Mory, notamment des pôles logistique et international
Pour le moment, seuls Butler Capital et Caravelle ont fait des propositions écrites, et uniquement pour le pôle messagerie
Ce qui n’empêche pas Alain Bréau d’affirmer haut et fort : « Il y a un futur pour Mory, n’en déplaise à ceux qui ont ouvert le champagne trop vite ! » Les autres candidats ont certes jusqu’à fin juillet pour faire leurs propositions
Alain Bréau a également précisé que les 28 sociétés mises en redressement judiciaire représentaient 90% de l’ensemble du CA et appartenaient à Mory Team et Mory Logidis (hormis Jura Transport et Sotrapoise)
Interrogé sur l’existence d’un éventuel patrimoine immobilier de Mory, Alain Bréau a indiqué « qu’il avait été cédé progressivement à General Electric et à Gecina entre 2000 et 2006 ». CP
Photo : Alain Bréau, PDG de Mory Group