« La compétitivité de la filière fluviale et de ses entreprises » : tel était le thème du deuxième colloque organisé avant-hier par Entreprendre Pour le Fluvial (EPF)
Cette manifestation s’est articulée autour de trois axes majeurs : « économie, finances et compétitivité », « pourquoi le fluvial ? », « des acteurs en mouvements »
L’occasion de rappeler en introduction quelques chiffres, comme par exemple les tonnes transportées par voies fluviales : 7,9 Md TK en France, 40,3 Md TK aux Pays-Bas et 8,2 Md TK en Belgique
Le Canal Seine-Nord Europe était un sujet omniprésent de cette journée
Souvenez-vous : le 30 août dernier, le gouvernement a annoncé la mise en place d’une « mission d’analyse et de proposition portant sur la faisabilité financière » du canal Seine-Nord Europe
De quoi inquiéter les plus optimistes… Canal Seine-Nord Europe connaitra-t-il le même sort que le canal Rhin-Rhône, enterré en 1997 ? L’ensemble des intervenants ne le souhaitent évidemment pas et affichent une grande confiance
C’est notamment le cas de VNF (Voies Navigables de France) pour qui l’abandon du projet serait inacceptable. « Canal Seine-Nord Europe est indispensable à la filière
Il n’y a pas de plan B », a déclaré Alain Gest, Président du conseil d’administration de VNF
Une forme de méthode Coué ? Peut-être car l’avenir de ce projet semble encore incertain…
Cette journée a également été marquée par la présence et l’intervention de Michel Rocard, ancien premier ministre et fondateur de VNF. « Je raisonne avec l’idée qu’à très long terme la France retrouve sa voie d’eau », a-t-il déclaré
Et de conclure à propos du Canal Seine-Nord Europe : « Nous avons du souci à nous faire sur Seine-Nord
Je ne voudrais pas vous cacher mon inquiétude […] Je pense que l’abandon de Seine-Nord serait une catastrophe nationale
Il faut l’éviter ! »
A bon entendeur… JF
Photo : Michel Rocard, ancien Premier ministre ©JF