Selon la Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), la quantité astronomique de 1,3 Mds de tonnes de nourriture seraient jetées chaque année dans le monde, pour une valeur de 750 Md$ (556 Md€)
Au-delà de l’aspect économique évident, la FAO souligne l’impact écologique et humain de ce gaspillage et cherche à en identifier les origines afin d’y apporter quelques réponses
La FAO estime que 54% du gaspillage alimentaire dans le monde se produit «en amont» lors de la production, de la manutention et du stockage post-récolte, et ce principalement dans les pays en développement du fait du manque de moyens techniques et financiers nécessaires à la bonne exécution de ces tâches
Le reste (46%) se passerait donc « en aval », c’est-à-dire aux étapes de traitement, de distribution et de consommation, essentiellement dans les pays riches
Le rapport montre notamment du doigt les consommateurs qui anticiperaient mal leurs besoins, achèteraient trop et « sur-réagiraient » lorsque la date « à consommer de préférence avant » (et non de péremption) est dépassée
Un manque de communication dans la Supply Chain contribuerait également à l’avarie de nombreux aliments
Deux faits en particulier ressortent de cette étude : 80% du gaspillage de viande provient des pays riches et d’Amérique Latine alors que celui des céréales et notamment du riz, dont les émissions de méthane sont importantes, provient majoritairement d’Asie
Les principales préconisations de la FAO pour limiter les déchets alimentaires concernent, outre l’amélioration des techniques agricoles, une meilleure synchronisation entre la production et la et la demande, l’étude systématique d’une utilisation alternative des surplus par la vente ou le don aux populations défavorisées et enfin le recyclage des déchets dont la fermentation produit une énergie propre. PM