Carol Ptak présente le DDMRP

Co-auteure de la 3ème édition de l’ouvrage Orlicky’s MRP et Associée du Demand Driven Institute, Carol Ptak a également exercé de hautes responsabilités chez Peoplesoft et IBM, ainsi qu’à la présidence de l’Apics

Invitée par Fapics, elle a tenu une conférence mardi 26 septembre au salon du Parc des Expositions de Villepinte pour présenter le concept novateur de DDMRP (Demand Driven Material Requirements Planning). « Dans le monde, les plannings et les scénarios d’approvisionnements sont plus complexes que jamais, on ne peut plus prévoir l’avenir en regardant le passé, assène-t-elle

Pourtant, 79% des acheteurs d’ERP continuent de mettre en œuvre le MRP, un modèle créé dans les années 50, une époque où la demande était supérieure à l’offre, où les prix étaient en hausse… alors qu’aujourd’hui, c’est le contraire et qu’avec l’e-commerce, il faut pourvoir livrer partout »


Et de poursuivre son implacable réquisitoire en 7 points : « L’input du MRP et du DRP est la prévision

On se focalise sur l’amélioration de la justesse des prévisions : ça ne marche jamais, mais on continue ! On agrège la demande à la maille semaine

Les composants de la nomenclature sont tous dépendants

On recourt aux stocks de sécurité pour couvrir l’erreur de prévision

On gèle un horizon de production pour éviter de trop modifier l’ordonnancement et la plupart des décisions sont prises à partir d’une performance mesurée au coût unitaire plutôt qu’en considérant l’agilité

Tout cela conduit à avoir une distribution bipolaire : trop de stock de produits inutiles et pas assez de produits nécessaires ! »
Elle préconise des changements radicaux

Déjà, il ne faut pas considérer la variabilité comme l’ennemi N°1 de la planification mais apprendre à planifier plus rapidement, sans aller pour autant jusqu’à une hyperréactivité que ne pourrait assumer la production

Les trois moyens de répondre à la variation sont les stocks, les délais et les capacités

Et d’évacuer des idées reçues : « Le DDMRP ne signifie pas que l’on va tout fabriquer à la commande, ni que l’on va simplement tirer les flux et encore moins que l’on va mettre des stocks partout

C’est développer une sensibilité aux changements de la demande client, puis adapter la planification et la production, tout en tirant les flux au niveau des fournisseurs – le tout en temps réel ! »
Ainsi, il faut détecter dans la chaîne de valeur le point de découplage et ajuster les moyens (stocks) pour absorber la variabilité à ce niveau

Et le DDMRP repose sur 5 fondamentaux : un positionnement stratégique des stocks, des niveaux et des profiles de « tampons » absorbeurs de variabilité, des ajustements dynamiques, une planification tirée par la demande et une exécution visible et collaborative

La question de fond étant : « Où dois-je positionner mes stocks dans mon réseau, à quel nœud ? » Des sociétés comme Unilever, Carlisle, Le Tourneau Technologies, Oregon Freeze Dry… ont déjà adopté ce concept, présenté en Asie il y a deux ans. « Nous sommes très fiers de contribuer à apporter cette nouvelle idée en France », a déclaré Caroline Mondon, Présidente de Fapics, qui a également indiqué qu’une formation au DDMRP serait organisée à Paris grâce au cabinet Festo les 29,30 et 31 mai 2013. CP
Pour en savoir plus : www.fapics.org
Photo 1 : Carol Ptak, CFPIM, CIRM, Jonah, CDDP ©C.Polge
Photo 2 :
Caroline Mondon, Présidente de Fapics ©C.Polge

31/05/2013

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