Aux préconisations des experts et consultants ont succédé des témoignages d’industriels
Ainsi, Sébastien Lemaire, Responsable ligne de produit recherche opérationnelle chez Air France a mené un projet pour améliorer le coefficient de remplissage des soutes des 142 appareils long courriers utilisés à 90% pour transporter également du fret, en plus d’une flotte dédiée d’une dizaine d’avions
Cette capacité étant conditionnée par le poids des passagers, celui de leurs bagages et du fuel nécessaire pour le vol. « Prévoir la capacité offerte en fret est un enjeu crucial pour l’entreprise
Nous utilisons un framework de prévisions qui s’appuie sur des prévisions de trafic, l’absentéisme du personnel, etc. et s’enrichit au fur et à mesure des données
Grâce à ce projet, nous transportons 700 tonnes de fret en plus sur la division cargo », indique Sébastien Lemaire. « Votre valeur ajoutée n’est pas de convaincre vos interlocuteurs de faire des prévisions, mais c’est de les améliorer, lance pour sa part Ivan Radji, Gestionnaire des approvisionnements de l’e-commerçant Pixmania. Je ne crois pas en un système de prévisions purement mathématique
Je suis pour la fusion de l’intuition et de la connaissance marché avec le S.I. », poursuit-il en recommandant de « ne pas oublier de former les gens et de parler de gains immédiats »
La société Somfy, spécialiste des moteurs, commandes et automatismes pour la maison, est en cours de déploiement du logiciel de prévisions d’Aperia. « Nous avons vendu ce projet à la Direction Logistique, puis à la Direction Générale en 2009
Nous voulions un processus de prévisions plus collaboratif pour avoir une Supply Chain plus agile
C’est un argument qui a porté », se réjouit Alain Rey, Chef de projet SC chez Somfy
Un outil plus évolué qu’Excel était aussi nécessaire pour présenter les prévisions selon divers axes (produit, client ou flux) et pour mettre les informations à disposition des 30 filiales dans des délais compatibles avec le processus PIC en place depuis plusieurs années. L’implication de la Direction Générale a été décisive ensuite pour le déploiement dans les filiales. « Nous avons un processus budgétaire très structuré
Le refaire à une fréquence mensuelle sans outil serait impossible », conclut Alain Rey
L’après-midi s’est terminé par un échange de remarques et questions/ réponses entre les quelques 200 présents et les intervenants
Un cocktail a enfin permis aux plus timides de poser leurs questions en toute discrétion… CP