PwC vient de publier une étude sur les perspectives de développement pour les acteurs du transport et de la logistique en s’appuyant sur l’état des réseaux de transport en Afrique et dresse un bilan sombre mais encourageant du continent africain
Avec plus d’un milliard d’habitants et d’importantes ressources naturelles, l’Afrique offre en effet un potentiel économique intéressant, encore faut-il pouvoir transporter ces ressources
L’Afrique du Sud, le Kenya et le Nigeria seraient les pays les plus prometteurs, la République Démocratique du Congo figurant parmi les plus en retard en termes d’infrastructure. « La majorité du fret en Afrique se fait par les routes
Or, le réseau routier est souvent en mauvais état, mal entretenu, voire inexistant » indique PwC
En effet, l’Afrique du Sud et le Kenya disposent des meilleurs réseaux routiers avec respectivement 62 km et 14% de routes goudronnées
Le rail est essentiellement un réseau délabré mais de nombreuses initiatives de développement sont recensées, notamment une ligne entre l’Afrique du Sud et le Swaziland ainsi qu’une autre reliant la Tanzanie avec le Keyna, l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda
Même constat côté portuaire où l’on compte 5 projets majeurs : à Barra do Dande et à Lobito en Angola, à Lekki au Nigeria, à Lamu au Kenya, et à Musoma en Tanzanie
Concernant l’aérien, l’étude note que l’Afrique de l’Ouest manque de véritables hubs internationaux
Si d’importants projets sont prévus, seulement deux sont en cours du fait de problèmes de sécurité récurrents
Il s’agit de Luanda, capitale de l’Angola et Abuja, au Nigéria. PM
Photo : Africa roads, ©PwC