Des arguments pour convaincre de leur utilité

Le 22 mars dernier, Eurodecision et le Master Logistique de l’Université Paris Dauphine ont organisé, en partenariat avec Supply Chain Magazine, un après-midi de conférences sur le thème : « Comment vendre un projet de prévisions en interne »

Régis Bourbonnais, Directeur du Master Logistique de l’Université Paris Dauphine, a introduit le sujet en listant les principales réticences des acteurs concernés par un projet de prévisions : ROI incertain pour la Direction Générale ; peur du changement ou d’être remplacé par une machine pour les utilisateurs et indifférence ou crainte d’un surcroît de travail des autres fonctions. « Comment convaincre ? Avec beaucoup de pédagogie ! », résume-t-il

Benoît Rottembourg, Directeur Associé Pricing & Revenue Management chez Eurodecision, a préconisé une méthode basée sur des prototypes pour convaincre progressivement les acteurs de l’utilité d’un système de prévisions. « C’est une approche Stop & Go

Elle commence par un diagnostic de la qualité des données, durant une vingtaine de jours

Si cette étape est validée, la suivante de 20 à 30 jours, est celle du prototypage off line (algorithmes éligibles, prévisions, etc.)

Le Go sur cette étape donne accès à la phase 3 : celle du prototypage on line (spécification des besoins, réalisation de type Excel, co-forecast) pendant 10 à 20 jours

Enfin, si cette étape est OK, le projet peut se lancer dans une phase d’industrialisation, de deux à neuf mois, pouvant s’appuyer sur un logiciel maison, un progiciel, de la B.I

Analytics ou un durcissement du prototype sous Excel »
, détaille-t-il

Fort de son expérience de grands groupes, Philippe Morel, Consultant en opérations SC et services, s’est positionné davantage en stratège : « Il est fondamental de savoir dans quel contexte on se situe quand on lance un tel projet : Où agit la prévision en matière économique ? Combien cela va rapporter par filière ? A qui je donne et à qui je prends ? », commence-t-il. Il recommande également de définir les attentes sur le livrable (Ajuster la politique de stock ? Planifier la production ? Assurer la disponibilité produit ou une qualité de services ? Contribuer à améliorer un résultat commercial, de compte d’exploitation…). « Que gagne l’entreprise si on fait le projet mais aussi que se passe-t-il si on ne le fait pas ? », complète-t-il. Selon lui, il faut également être vigilant quant aux difficultés rencontrées (bien les identifier), aux secteurs et profils concernés (la compréhension et l’acceptation variant en conséquence) ainsi qu’aux contraintes informatiques de mise en œuvre. CP
Photo ci-contre : Régis Bourbonnais, Directeur du Master Logistique de l’Université Paris Dauphine ©P.Monceaux
Photo ci-dessous : Près de 200 participants avaient pris place dans la salle Raymond Aron rénovée de l’Université Paris Dauphine ©C.Polge

02/04/2013

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