« Syncrhonis est un GIE
Il regroupe des entreprises différentes, qui ont des volumes différents, mais le même intérêt et l’envie de l’asseoir autour d’une table » explique Arnaud Bernet, DAF de Food International. « La qualité de service est la priorité
Nous avons choisi de mutualiser le transport et rien que le transport
Synchronis se pose comme un commissionnaire de transport, c’est l’intermédiaire entre ses membres et ses clients (les distributeurs)
Nous nous appuyons sur 15 transporteurs locaux, il n’y a donc pas de service transport chez les quatre industriels
C’est notre modèle, c’est notre choix » témoigne-t-il. « A vous de regarder ce qui est bon pour vous »
Si la majorité des flux des quatre industriels membres ne sont pas mutualisés, pour cause de camions déjà remplis, tous les flux de transport sont donc gérés par le GIE
En quelques chiffres, Synchronis, c’est 320.000 palettes/an, 32.000 ordres de transport/an et 150 points de livraison GMS desservis à partir de trois entrepôts
Le pool Mars/United Biscuits/Wrigley/Saupiquet a quant à lui vu le jour en 2008 avec pour but la massification les flux de Mars et d’UB en région centre, puis à par la suite intégré Wrigley, une filiale de Mars et Saupiquet entre septembre 2011 et janvier 2012
Les flux sont gérés par Interlog Services (anciennement IPS Europe) et ont pour point de départ un entrepôt mutualisé, géré par Norbert Dentressangle. « Les flux de Mars représentent 75% du pool
Pour autant, il y a eu une remise en cause des process chez eux aussi, avec de nouveaux appels d’offres à la clé » témoigne Hubert Hecquet, Responsable Logistique chez Saupiquet. « Nous nous parlons d’égal à égal » reprend-il
Deux schémas différents, un seul message : la mutualisation, c’est gagnant-gagnant-gagnant
Augmentation du nombre de camions complets, du taux de service, de la satisfaction client, réduction des coûts de transport, des émissions de CO², des mises à quai, des stocks. « J’entends souvent dire « on verra quand on n’aura plus le choix »
C’est une double erreur
D’abord parce que le projet de mutualisation ne tombera jamais au bon moment et requiert de l’anticipation, ensuite parce qu’il y a des économies à la clé » assène Jean-Philippe Viot, Directeur SC de Materne
Et de conclure « Ne pas se poser la question de la mutualisation, c’est, si non suicidaire, du moins très risqué ». PM