« L‘État affirme son ambition de donner à la France une place de premier rang dans le commerce international comme point d’entrée ou hub de l’Europe et de contribuer au développement industriel et économique du pays », a déclaré vendredi à Rouen Frédéric Cuvillier, le ministre chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, en présentant la stratégie nationale de relance portuaire
L’objectif : cinq ans après le lancement de la réforme portuaire par le précédent gouvernement, il s’agit de donner aux ports davantage d’ampleur et de leur permettre de projeter leurs hinterlands à l’échelle européenne. « Les grands ports maritimes français (GPM) ont aujourd’hui les moyens d’être compétitifs vis-à-vis des autres ports leaders européens
Ils ont gagné en productivité et en attractivité auprès des armateurs » peut-on lire dans le communiqué du Ministère
Pas de grandes annonces d’investissements, mais l’Etat s’engage à adopter une démarche de facilitation de toute nature : technique, juridique, et institutionnelle, sur trois axes majeurs
Le premier est la construction de solutions logistiques intégrées, maritimes et terrestres « sur un hinterland projeté à l’échelle européenne »
Les ports français doivent en devenir les architectes en définissant précisément leurs axes logistiques stratégiques et en réservant des capacités de sillons (Haropa et Marseille ont déjà signé des accords-cadres avec RFF)
De son côté, l’Etat s’engage à intégrer la modernisation et la fiabilisation des dessertes des ports dans les projets stratégiques de RFF et VNF, et mettra en place des procédures administratives simplifiées (notamment concernant l’auto-liquidation de la TVA)
Le deuxième axe porte sur le renforcement de la politique industrielle et le développement d’espaces fonciers attractifs sur les ports pour les activités industrielles génératrices de trafic maritime
Là encore, l’Etat va œuvrer pour réduire les délais de traitement des procédures d’instruction et des demandes d’implantation
Troisième et dernier axe de cette relance portuaire : accroître le rôle des ports en matière d’aménageur et de gestionnaire d’espace
Les GPM et l’Etat vont notamment s’atteler à identifier des blocages et les ralentissements dans les procédures d’aménagement en prenant en compte les enjeux économiques, écologiques et sociaux associés. JLR