Après le rachat de Preactor, René Desvignes, PDG d’Ortems estime que le mouvement de concentration qui touche aujourd’hui les acteurs de l’informatique (APS, ordo, MES, PLM), traduit une évolution radicale dans la manière d’appréhender les flux de production : « Cette acquisition, qui intervient après plusieurs autres, représente un événement important pour notre profession et ceci pour 3 raisons : la première est qu’elle met en évidence la dynamique qui existe autour des APS
Ce qui est tout de même intéressant à souligner dans une période plutôt morose
La deuxième c’est qu’elle constitue une sorte de reconnaissance de la planification : qu’un acteur de la taille de Siemens investisse dans ce domaine prouve clairement sa dimension stratégique
Troisièmement elle traduit une évolution intéressante qui préfigure la synchronisation de la production à l’échelle mondiale autour de ce type d’outils »
Est-ce à dire qu’Ortems envisage à son tour un rapprochement ? Si pour son président, rester l’un des rares acteurs indépendants du marché peut présenter quelques avantages, il n’exclut pour autant aucune piste de réflexion : « Certes, cette opération libère pour nous quelques opportunités d’alliances et de collaboration
Néanmoins je pense qu’il existe des synergies importantes à trouver avec d’autres acteurs
Sans préjuger des formes qu’elle pourra prendre, nous devons résolument nous inscrire dans une approche collaborative »
L’an passé Ortems a réalisé une progression de 23% de son chiffre d’affaires
Une croissance tirée par l’Allemagne, mais aussi en ce début d’année, grâce à un nouveau composant développé en collaboration avec un autre géant du marché : « PlannerOne for Microsoft ». JPG
Photo : René Desvignes, PDG d’Ortems