Difficile de se faire une idée précise des fameux « dysfonctionnements persistants » invoqués par le Ministre, parfois également qualifiés d’anomalies majeures
Il s’agirait de problèmes d’enregistrement, de cohérence des informations (adresse de l’entreprise, extrait de Kbis etc), de conditions d’informations et de facturation, notamment pour les transporteurs étrangers
A une question plus précise d’un journaliste sur ce sujet, le Ministre a finalement rétorqué : « il faudra demander à Ecomouv, je ne suis pas le Ministre des anomalies
L’anomalie, c’est d’avoir signé un contrat en 2011, comme l’a fait le précédent gouvernement, pour un système qui n’était pas fiable, qui n’était pas établi »
A plusieurs reprises dans son discours, Frédéric Cuvillier a en effet rappelé qu’il avait « hérité » de ce projet, « issu d’un décret qui date du jour du deuxième tour de l’élection présidentielle » et que le précédent gouvernement avait décidé de le mettre en place « dans des dates intenables, en plein milieu de l’été le 20 juillet dans des conditions où techniquement le dispositif n’était pas prêt ». « Il a donc fallu en moins d’un an rebâtir le système par une voie législative, prendre les décrets d’application, faire en sorte que l’inscription puisse avoir lieu, sécuriser le dispositif technique qui ne l’était pas
Bref, faire ce que les autres n’ont pas fait
Et s’assurer que cela ne se fasse pas au détriment de l’emploi des routiers, de l’activité des transporteurs dans un contexte de fragilité » a déclaré Frédéric Cuvillier. JLR
Photo : Frédéric Cuvillier