Dans un communiqué commun, les entreprises de l’éco-mobilité (300.000 salariés, 40 Mds€ générés) ont affirmé leur soutien « énergique » au principe de l’écotaxe poids lourds (« même si ses modalités doivent faire l’objet d’un réexamen ») et à sa nécessité pour permettre d’entretenir les infrastructures existantes et d’investir dans le développement de solutions de transports alternatives au tout routier, plus respectueuses de l’environnement
Cette auto-appellation d’« entreprises de l’éco-mobilité » regroupe des organismes professionnels des transports publics, ferroviaires, maritimes, fluviaux et du transport combiné: UTP (Union des Transports Publics et ferroviaires), GNTC (Groupement national du transport Combiné), Armateurs de France, BP2S (Bureau de Promotion du Short Sea Shipping), et TFF (Transporteurs fluviaux de France).Tous les signataires susnommés expriment leur « très grande inquiétude » au sujet du nouveau report, pour une date indéterminée, de la mise en œuvre de l’écotaxe qui devait financer en 2014 20% des ressources de l’AFITF, l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France
Selon eux, ce report sine die remet directement en cause 500 millions d’euros de travaux prévus cette année dans le domaine des infrastructures, notamment dans le ferroviaire (annulation du versement à RFF de 135 millions d’euros de compensation que l’État aurait dû lui verser au titre des péages fret) et le fluvial (« VNF n’a pu ni fixer, ni voter son budget 2014, grevé des 60 millions d’euros qui devaient lui être versés par l’AFITF en année pleine »)
Ils appellent de leurs vœux « qu’un effort d’information soit engagé particulièrement sur les objectifs recherchés, les enjeux de financement des infrastructures routières, ferroviaires, maritimes, fluviales et de transport public, sans omettre l’impact sur le prix final à la consommation ». JLR