Au cabinet du Ministre délégué chargé des Transports avait lieu également hier une réunion de suivi sur l’avancée de la mise en place de l’écotaxe poids lourds, en présence du délégataire Ecomouv’, des sociétés habilitées au télépéage (SHT) et des organisations patronales
Il n’y a pas eu de communiqué officiel du ministère, mais selon l’OTRE, l’organisation des PME et des TPE du transport routier, « les réponses aux questions posées sont restées beaucoup trop vagues » et l’état d’avancement de la phase d’enregistrement des véhicules est « mal engagé »
La phase d’enregistrement des entreprises non abonnées (la majorité des plus de 600.000 poids lourds français concernés) n’aurait été lancée que depuis une semaine. 90.000 camions seraient enregistrés et à peine 4.000 se seraient inscrits pour la « phase à blanc », qui doit permettre à l’Etat de vérifier la fiabilité du système
L’OTRE juge cela insuffisant et annonce que si au 1er décembre « rien n’a avancé positivement », elle demandera « la suspension sine die de l’entrée en application de l’écotaxe poids lourds au 1er janvier 2014, et la remise à plat totale du dossier, notamment la rupture du contrat avec le délégataire Ecomouv’ »
Les autres organisations de transporteurs (TLF, FNTR, CSD et UNOSTRA) jouent sur un autre registre, celui d’éviter des aménagements de l’écotaxe qui seraient dommageables au final aux transporteurs pour compte d’autrui
Dans un communiqué daté d’hier, elles mettent en garde la profession contre toute remise en cause du dispositif de majoration forfaitaire de l’écotaxe aux chargeurs, qu’elles jugent « indissociable de l’écotaxe elle-même ». « Sa remise en cause ne serait pas supportable par nos entreprises et entraînerait des réactions justifiées et difficilement contrôlables » peut-on lire dans leur communiqué. JLR