C‘est à l’Automobile Club de France, à Paris que Panhard Groupe a invité la presse et l’immobilier, de la logistique ainsi que le député socialiste Thierry Mandon, pour livrer sur analyse sur le marché de l’immobilier logistique et sur le projet du Grand Paris, ou plus précisément sur les effets de la taxe de financement du projet
Alain Panhard, Président du groupe, partage donc le point de vue et confirme ainsi les chiffres présentés un peu plus tôt dans la journée par ses confrères de CBRE, à savoir que le marché a atteint un point bas et ce notamment en IDF alors que le Nord et la région PACA relèvent la tête
En ce qui concerne les activités du groupe, Alain Panhard souligne la croissance des équipes (recrutement de deux nouveaux développeurs), le lancement d’une activité conception/réalisation pour le compte de tiers ainsi que la réalisation d’une première opération en rénovation d’un immeuble de bureau, à Vélizy (78)
C’est à Christophe Bouthors, Directeur Général du groupe, qu’est revenue la lourde tâche d’expliquer, chiffres à l’appui, le projet Grand Paris
Visant au développement de la région IDF, notamment à l’extension de son réseau de transport en commun, son coût est estimé à 32,5 Md€ d’ici 2025, soit 2,2 Md€ par an
Parmi les sources de financement, la SGP (Société du Grand Paris) devrait recevoir près de 250 M€ de la TABIF (Taxe Annuelle des Bureaux en IDF) et 50 M€ de la RCB (Redevance pour la Création de Bureaux) qui, comme leur nom ne l’indique pas, concernent tous les locaux d’entreprise
Christophe Bouthors a souhaité démontrer à Thierry Mandon, actuellement en charge du « choc de simplification administrative » la propension de cette fameuse RCB à bloquer les projets de création d’entrepôts
La zone 2, l’IDF étant découpé en trois zones, serait impactée au point de rendre tout projet de construction économiquement non-viable, poussant ainsi les acteurs, non seulement vers la zone 3 mais surtout à l’extérieur de l’IDF, afin d’éviter de payer cette taxe
A titre d’exemple, le total des taxes d’aménagement pesant sur la création d’un entrepôt de 80.000 m² en zone 2 représenterait 6,5 M€ aujourd’hui contre 2,8 M€ avant 2011
Le député de l’Essonne, qui s’est montré très attentif à des données qu’il découvrait, a pour sa part confirmé l’avancée du choc de simplification, des textes devant être publiés à l’été 2014 avec à la clé des applications très concrètes comme la réduction de moitié de la durée d’instruction des dossiers de construction. PM
Photo 1 : Alain Panhard, Président
Photo 2 : Christophe Bouthors, Directeur Général