Menée à l’initiative du groupe Casino et de l’Ademe, une étude référence aujourd’hui disponible, donne des résultats chiffrés et vérifiés sur les avantages environnementaux d’une motorisation poids lourd au GNL (gaz naturel liquéfié, refroidi à -163°C) par rapport au diesel
Réalisée du 26 au 30 janvier 2015, l’étude comparative, qui a fait intervenir l’agence de Saint-Quentin Fallavier des Transports Jacky Perrenot, la société d’ingénierie spécialisée dans les transports propres CRMT, le constructeur Iveco et le fournisseur de gaz Axègaz, a mesuré les émissions de polluants et la consommation de deux tracteurs Iveco Stralis à la norme Euro 6, l’un en motorisation Diesel (460 chevaux), l’autre en GNL (330 ch), avec une remorque chargée à 26 tonnes de palettes d’eau, sur des parcours de 50 à 110 km représentatifs des situations de livraison (portion d’autoroute, route de montagne, nationale, départementale, et voies urbaines)
Sans suspens, les résultats sont en faveur du GNL : -4 à -16% d’émissions CO² (-10% en moyenne), entre 30 et 70% de moins d’émissions de NOx (oxydes d’azote)
Quant aux émissions de particules, leur niveau est si faible dans le cas du GNL que les appareils de mesure n’ont rien pu détecter, et ce sans avoir recours à un filtre à particules comme sur les tracteurs diesel Euro 6
Autre donnée importante de l’étude : la consommation : le rapport moyen est de 0,85 kg de gaz pour un litre de gazole.
« Sur le plan économique, ce rapport est à rapprocher du coût du gaz à la pompe nettement inférieur à celui du diesel avec une réduction pouvant atteindre 40%
Le surcoût à l’achat d’un tracteur GNL peut donc être amorti en 3 à 4 ans en fonction des kilométrages annuels parcourus » a déclaré Edouard de Montmarin, Directeur du développement d’Axègaz Solutions Transport. JLR