L‘actualité est décidément chargée en électricité en ce début d’année
Après la Muses (voir NL 1771), c’est au tour du Colibus de passer à la vitesse supérieure
Après deux livraisons en décembre et six en janvier, sa fabrication en série par la société Helem vient en effet d’être lancée à Auch (32) fin janvier avec pour objectif trois véhicules par jour le temps d’une montée en charge puis 10 véhicules jour d’ici juin
Bien qu’en partie concurrent du Muses, ce petit utilitaire diffère par sa conception
Il ne s’agit ici pas d’une VUL (véhicule utilitaire léger, >3,5T) mais d’un quadricycle lourd (>550 kgs à vide)
Homologué Europe, il pèse environ 780 kg en ordre de marche, propose une charge utile d’environ 800 kg grâce à une caisse de 8 m³ et avance une autonomie allant jusqu’à 120 km et 80 km/h en pointe, vitesse électroniquement bridée. « Nous avons conçu ce véhicule en fonction des besoins de nos clients » raconte Sébastien Kulak, Président de Helem, joint hier par téléphone. « Leur besoin est de pouvoir effectuer 50 km de tournée de livraison, plus un parcours d’approche de 40 km aller-retour, et que le véhicule soit moins cher que les véhicules thermiques
Nous estimons le cout total de fonctionnement d’un 10 m³ type Berlingo à 900€ par mois, le Colibus coûte 44.000€ batteries incluses et nous proposons une offre de financement à 873€ par mois sur 48 mensualités » ajoute-il
Comme chez Muses, un programme de recyclage des batteries, ici en Lithium-fer-phosphate est d’ores et déjà prévu
Les clients visés dans le monde de la logistique sont essentiellement les mêmes, à savoir des entreprises du groupe La Poste comme Exapaq (qui a déjà testé les deux) ou Chronopost, et d’autres logisticiens du dernier kilomètre
Mais Helem entend également s’attaquer aux marchés publics, un bus de 18 places disposant de 150 kms d’autonomie devrait sortir des chaines de production très prochainement. « Notre outil de production est flexible, notre point à mort se situe à environ 100 véhicules par an
Or nous avons un carnet de commandes rempli sur deux ans car les grandes villes de France ferment leurs centres-villes ». PM