Moins de deux mois après que General Motors ait annoncé la cessation de la production de véhicules sur le sol australien (voir NL 1749), c’est au tour de Toyota, dernier espoir de l’industrie automobile locale d’en faire de même
Cette annonce cèle le sort de l’industrie toute entière après le retrait de Mitsubishi en 2010 puis les annonces de départ de Ford et GM, toutes étant prévues pour 2017 au plus tard
Le constructeur japonais avance, comme ses concurrents avant lui, se trouver confronté à « un ensemble de facteurs négatifs dont l’appréciation du dollar australien ». Selon la BBC, ces décisions font suite à celle d’une commission nationale d’arrêter de subventionner l’industrie automobile et de laisser aux manufacturiers le soin de réduire les coûts de production eux-mêmes, ce qu’ils n’ont pas manqué de faire
Le syndicat Australian Manufacturing Worker’s Union, dénonce le manque de soutien du gouvernement de coalition et annonce qu’il se battra jusqu’au bout pour sauver l’industrie
Selon son Secrétaire Dave Smith, non seulement des milliers d’emplois directs et indirects sont menacés mais cette décision pourrait potentiellement engendrer « une récession dans toute la côte du Sud-Est »
Au total, Ford, GM et Toyota emploient actuellement plus de 7.500 personnes en Australie. PM