Certaines sociétés nomment des responsables dédiés au challenge des fournisseurs, d’autres des consultants pour les aider à progresser
Des entreprises peuvent aller jusqu’à racheter leurs fournisseurs pour les aider à développer une technologie innovante en leur garantissant une sécurité financière
Maintenant, il ne s’agit pas non plus de faire dans l’angélisme : d’une part, il faut choisir les fournisseurs à aider (pas de « perfusion » inutile) et d’autre part, la pression sur les coûts imposée par certains acheteurs peut ruiner les efforts de progrès et d’innovation par des conditions intenables. « Il est plus facile de dire aux gens d’évoluer quand tout va bien que dans l’urgence », relève un participant
De même, il faut aussi avoir chez son fournisseur un interlocuteur capable de relayer en interne les souhaits et directives du client
Sur le plan de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE), un participant déclare : « La Chine est le 1er pays à investir dans la RSE parce qu’il n’a pas le choix
Même l’usine du monde ne peut plus produire si elle a une pénurie d’eau ! La RSE n’est pas que pour les pays développés et les fabricants de haute technologie : c’est une question de survie »
D’où l’intérêt aussi selon lui d’oser prendre le risque de changer de fournisseur pour un plus soucieux de qualité dans le respect des règles RSE
Et un participant de conclure sur le rôle du Supply Chain Manager : « On a l’orchestre qu’on mérite
Dans notre métier, le client tire notre entreprise vers le haut et nous devons faire de même avec nos fournisseurs, qu’ils soient internes ou externes
La bonne question à se poser est : que pouvons-nous créer ensemble ? ». CP
Photo : ©C.Polge