Hier matin, dans les salons de Ladurée à Paris, le CXP a organisé avec Supply Chain Magazine la restitution des résultats d’une étude menée en partenariat, également avec des éditeurs de logiciels, sur le thème : « Logiciels de SCM : sont-ils à la hauteur des enjeux ? ». 110 réponses valides, de sociétés de toutes tailles et activités, ont pu être analysées
Les répondants appartenant en majorité à des directions logistique, Supply Chain ou informatique
Lors de l’exposé des résultats, Dominique Dupuis, Directrice de la Recherche au CXP a aussi distingué trois types de sociétés : les industriels (52% des réponses), les distributeurs (26%) et les prestataires logistiques (22%)
Les enjeux les plus importants pour ces trois catégories sont d’optimiser la gestion des entrepôts, de réduire les coûts SC, de gagner en agilité et de réduire les délais de mise à disposition des produits au client final
Ils sont aussi 83% à considérer la contribution du SI comme essentielle ou importante dans la réalisation de leurs objectifs de Supply Chain, ce qui est particulièrement vrai pour les prestataires logistiques (100%)
Les trois premiers logiciels dont sont le plus dotés les répondants sont le WMS, l’ERP et ceux de Business Intelligence (reporting, mesure de la performance)
Viennent ensuite les logiciels de planification et de prévisions, puis les portails de collaboration externe
Les TMS occupent quant à eux une position particulière : très installés chez les 3PL (78%), ils le sont plus faiblement chez les chargeurs (24% des industriels déclarent en être équipé et 28% des distributeurs)
Quant à la collaboration entre les acteurs de la SC, sa nécessité est renforcée par la sous-traitance partielle en majorité de la logistique (35% des répondants), la gestion de flux internationaux import-export (90%), mais aussi l’avènement du multi-canal
Le niveau de satisfaction des répondants quant à la collaboration au sein de la SC est moyen mais les causes proviennent plus de la gestion de projet (difficulté à partager des informations, objectifs antagonistes) que des outils
Enfin, au niveau des projets d’investissements, la bonne nouvelle est qu’ils sont stables (50%) voire en hausse (30%), ce qui devrait bénéficier en priorité à des projets d’organisation et au déploiement de nouveaux outils, mais aussi à de la mécanisation et de l’automatisme.
Enfin, pour répondre à la question initiale, si les responsables interrogés déclarent rencontrer des difficultés quant à la lourdeur des investissements (62%), à la résistance au changement (57%), au manque de compétences en interne (54%) et de reconnaissance des activités SC auprès de la Direction Générale (43% !), ils ne sont que 17% à considérer que les progiciels de SCM disponibles sur le marché ne sont pas pertinents.
Une table ronde réunissant Cyril Trouillet, DG d’Itelligence, Jean-Pierre Mandziara, Directeur Commercial et Marketing d’Infflux et Evelyne Raynaud, Directrice de la BU Produits et Commerce France & International, animée par Cathy Polge de SCMag, a permis de commenter les résultats, de les confronter aux points de vue des intervenants et d’apporter quelques explications face aux tendances observées
Sans oublier des échanges nourris avec la salle ! CP
Photo ci-contre : Dominique Dupuis, Directrice de la Recherche au CXP ©C.Polge