Dans une étude intitulée « Accenture Global Operations Megatrends Study – Focus on Risk Management » 76% des responsables interrogés par le cabinet jugent importante ou très importante la gestion des risques pesant sur la Supply Chain
Sur plus de 1.000 entreprises issues de 10 secteurs d’activité, 25% prévoient d’augmenter les investissements qu’elles y consacrent d’au moins 20% dans les deux années à venir
L’analyse montre que si la quasi-totalité des entreprises représentées parviennent à rentabiliser les investissements dédiés à la gestion du risque, les plus performantes – celles qui enregistrent un retour sur investissement supérieur à 100% – observent toutes trois principes qui les distinguent du reste de l’échantillon : le premier consiste à traiter la gestion du risque au sein de la Supply Chain comme une priorité – 61% des entreprises les plus performantes, font de la gestion du risque un impératif stratégique
Le deuxième vise à centraliser les responsabilités en matière de gestion du risque – 43% des entreprises les plus performantes, disposent d’une fonction du risque centralisée, pilotée par un membre de la direction générale
Le troisième : Investir activement dans la gestion des risques sur les opérations, et plus spécifiquement dans les outils et compétences analytiques pour s’assurer une visibilité sur l’ensemble de la chaîne logistique – Les entreprises les plus performantes sont trois fois plus enclines à envisager une augmentation de 20% ou plus de leurs investissements dans la gestion du risque au cours des deux prochaines années. « Comme le montre l’exemple des entreprises les plus performantes dans notre étude, une approche centralisée et descendante de la gestion des risques dans la Supply Chain est un des facteurs clés favorisant un retour sur investissement optimal, explique Stéphane Crosnier, Directeur exécutif de l’activité Transformation des Opérations d’Accenture en France. Une telle implication dans la gestion du risque permet également de mieux adapter sa Supply Chain en cas d’éventuelles perturbations de l’activité liées à une catastrophe naturelle, une crise géopolitique, des fluctuations du prix des matières premières ou des coûts de transport par exemple. » Les trois principaux facteurs de risques identifiés par les directeurs des opérations interrogés sont : les systèmes d’information et de communication (39%), les variations de coûts et de prix (39%) et la mondialisation de l’économie (37%)
Les moins fréquemment cités concernent les catastrophes naturelles et les événements imprévisibles (17%), comme les inondations survenues en Thaïlande ou le tsunami qui a eu lieu au Japon en 2011. JPG
Photo : Stéphane Crosnier, Directeur exécutif de l’activité Transformation des Opérations d’Accenture en France