Si la société Savoye a connu en 2013 une croissance de 12% au niveau des prises de commandes, c’est en grande partie grâce à ses activités internationales : « nous enregistrons des disparités entre l’Europe de l’ouest et le reste du monde » confie Rémy Jeannin, Président de Savoye
En fait ce développement international se concentre principalement sur deux zones : la Russie et les Etats-Unis. « Nous venons d’installer une équipe à Moscou », poursuit le dirigeant. « Avant les dossiers étaient traités depuis Paris
A présent nous avons sur place une force d’une dizaine de personnes entièrement dédiée à ce marché toujours aussi dynamique malgré la dévaluation du rouble »
L’équipementier français fait état d’installations réalisées dans le domaine du textile, notamment chez Sport Master avec une dizaine de sites installés (mécanisation + soft), dans la pharmacie avec Forafarm et le multimedia avec S3
Savoye a également ouvert des bureaux à Casablanca, mais le plus gros de l’activité hors de France se réalise aux USA par le biais de sa filiale Retrotech. « C’est un marché à géométrie variable où l’on intervient plus en tant qu’intégrateur qu’en tant que fabricant
Nous y réalisons 3 types d’opérations : des gros projets dans le monde de la production (entre 5 et 30 millions de dollars), notamment sur le marché de la viande, les projets de modernisation d’entrepôts déjà équipés, et enfin la mise en place de produits Savoye, en particulier dans des centres de distribution »
Outre-Atlantique la croissance est plus tonique et la filiale américaine réalise des affaires avec des grands noms comme Cargill ou Procter & Gamble
Le e-commerce est également un booster même si Rémy Jeannin considère que les problématiques diffèrent de celles que l’on connait ici : « les américains sont moins focalisés sur la massification en un seul point de distribution »
Le développement de Retrotech est tel que l’entreprise va quitter la ville de Victor fin septembre pour s’installer dans de nouveaux locaux à Rochester. « Nos collaborateurs auront sur place un showroom et des salles d’émulation dans lesquelles les clients pourront tester leurs installations et simuler leurs flux avant le déploiement sur site »
Actuellement la filiale américaine emploie entre 100 et 140 personnes pour un CA 2014 qui devrait se situer entre 40 et 45 M€. « Notre ambition est d’atteindre les 100 millions de dollars assez rapidement », confie Rémy Jeannin qui compte bien s’appuyer sur les nouveaux produits comme LM XT et son offre OMS (pour la partie a-SIS) et Intelis « un produit modulaire, extrêmement silencieux, qui se monte en un temps record et qui est mieux placé en prix qu’un système classique », pour la mécanisation des entrepôts. JPG
Photo : Rémy Jeannin