L‘un de nos lecteurs, qui se définit lui-même comme patron d’une « société de transport routier embranchée fer mais incapable de vendre des solutions fer » a souhaité réagir, après la lecture des manifestations de soutien à l’écotaxe de la FNAUT et de TFF (voir NL 1827). « Cette écotaxe n’avait plus rien d’écologique » écrit-il en précisant que le seul élément allant dans ce sens est la classe Euro du véhicule, qui n’intervient que peu dans le calcul
Selon lui, il y aurait même un effet contraire, car les transporteurs (notamment européens) seraient incités à avoir recours à davantage de véhicules de 3,5 t, non soumis à l’écotaxe ni à des limitations horaires du conducteur. « Et si la limite est portée à 12,5 t, ce sera, de la même manière, une multitude de 12,5 t qui remplacera les 40 t
Dans ces conditions, qu’en sera-t-il du gain écologique ? » interroge-t-il
Quant à l’effet attendu du report de la route vers le fer, il l’estime tout simplement inexistant. « Le fer ayant besoin de la route à chaque extrémité, il se verra aussi partiellement taxé et ne permettra pas un écart suffisant pour provoquer le basculement
D’ailleurs, en Allemagne aucun report n’a été observé en 10 ans » argumente-t-il
Sa conclusion ? Il faut s’orienter vers une autre solution : « une augmentation de 0.10 % de TVA, d’après certains de nos donneurs d’ordre, serait équivalente à l’écotaxe avec le double avantage d’être répercutée en bout de chaîne sans perturber l’équilibre fragile économique et surtout de ne rien coûter à l’Etat en matière de contrôle »
Rien, pas même le coût exorbitant du renoncement à l’écotaxe ? JLR