C‘est à l’initiative de Métis Consulting que s’est déroulée hier une matinée de conférences entièrement consacrée au S&OP
En ouverture et devant une salle bien remplie, Jean-Marc Soulier, Président du cabinet a planté de décor : « Les défis actuels nécessitent de gérer la complexité : augmentation de l’offre produits, multiplicité et internationalisation des canaux de vente et de distribution, mondialisation des réseaux de sourcing et pression sur les résultats imposés par les actionnaires »
Dans ce contexte une question se pose : A quoi sert un S&0P ? Jean-Marc Soulier avance une première réponse : « C’est un processus de décision qui permet à une direction générale de vérifier que les plans et les objectifs des différentes fonctions soient bien alignés entre eux et supportent la stratégie de l’entreprise »
Une définition qu’il complète en ajoutant les différents types de S&OP (local avec un seul niveau de consolidation, mondial avec deux ou trois niveaux de consolidation de la demande et de la Supply Chain), ou encore en dressant une grille de maturité qui distingue 5 niveaux différents
Enfin le président de Métis liste quelques facteurs de succès : établir un processus pertinent, adopter un langage business, simplifier, faire des réunions à un rythme régulier (1 mois) mais à un horizon de 18 mois, s’assurer de l’unicité et la fraîcheur des données, soigner la préparation des réunions et impliquer le Top Management. « Mais avant toute chose un projet S&OP c’est d’abord un projet de conduite du changement », conclut-il
S’inspirant de l’US Army War College, Alain Perrot, Senior Advisor, Métis Consulting, estime que nous sommes désormais dans un monde V.I.C.A. (comprenez : Volatile, Incertain, Complexe, Ambigüe)
Et le S&OP est l’un des moyens qui permet d’y faire face
Rappelant par ailleurs que le concept a été inventé voici une trentaine d’années, il estime que le Supply Chain Manager doit être perçu comme un business leader qui doit être plus qu’impliqué : « Il faut qu’il soit engagé ! » JPG