Le cercle s’est ensuite intéressé aux raisons qui pourraient conduire les entreprises à accélérer le mouvement dans ce domaine : « Il faut mettre en place des indicateurs de performance et s’y tenir », préconise Alain Doudard, Directeur SC de LVMH. « Je pense que les entreprises ne bougeront que sous la contrainte
Ce sera comme pour l’interdiction du tabac dans les lieux publics
Les décisions importantes ne seront prises que quand elles n’auront plus le choix », rétorque un intervenant. « La prise en compte des risques liés (par exemple aux changements climatiques) devrait plaider en faveur d’une Supply Chain plus collaborative et plus réactive », estime quelqu’un d’autre. « Il faut accentuer le « Demand Control », limiter le gaspillage, s’en tenir au « juste besoin », ajoute François Peignes du groupe Areva
Enfin plusieurs pistes technologiques sont abordées, comme l’imprimante 3D qui pourrait réduire les déplacements et le transport des marchandises ou encore les véhicules électriques, dès lors qu’ils seront fiables. « Nous serons volontaires à chaque fois que nous aurons l’occasion de tester des technologies qui vont dans le sens de la Green Supply Chain », confie Bernard Amoury du groupe Sanofi
En résumé une volonté majoritaire de participer à la préservation de la planète et de ses ressources naturelles. Et si les avis divergent sur les méthodes, les moyens ou les priorités, une constatation semble faire l’unanimité : la Supply Chain Durable est confronté à un arbitrage entre 2 impératifs parfois contradictoires : protéger l’environnement et maîtriser les dépenses. « L’idéal c’est quand ces deux exigences se rejoignent et sont conciliables », conclut un des participants
Et d’ajouter : « dans le cas contraire, c’est toujours le réalisme économique qui l’emporte ». JPG
(1) Le cercle prospectif de la Supply Chain réuni des professionnels de l’industrie et de la distribution
Il est co-organisé par le cabinet Deloitte et Supply Chain Magazine
Photos : ©Cathy Polge