Une économie en croissance ces dernières années et une main d’œuvre bon marché ne suffisent plus à faire du Brésil l’Eldorado de l’Amérique du Sud, c’est ce qui ressort du South America Summit organisé le 5 novembre et auquel ont assisté nos confrères d’Automotive Logistics
Le pays ne peut plus désormais soutenir la comparaison avec le Mexique que les investissements publics et privés ont rendu plus attrayant pour la production automobile
En cause : le cout élevé de la logistique et la complexité administrative.
Le pays manquerait d’infrastructures notamment ferroviaire, contrairement au Mexique qui exporte jusqu’au Canada via le rail, et n’aurait que très faiblement recours au short sea malgré ses 9.000 km de côtes
De plus les formalités douanières y seraient complexes, lentes et chères, un problème d’autant que le pays importe l’essentiel des composants nécessaires à la production.
Résultat : « un conteneur coutait en 2005 200$ de moins au Brésil qu’au Mexique et en coûtait en 2012 800$ de plus » affirme Gustavo Bonini, Responsable de la logistique inbound pour Scania et Coordinateur du comité logistique de l’Anfavea, l’association brésilienne des constructeurs automobiles
Et son confrère Orlando Moral Junior, Directeur Logistique du constructeur chinois Chery, de lui emboiter le pas : « A cause de ces longues procédures d’importation, nous avons un délai de production de 3,5 mois
La cause, ce sont les aspects légaux, les taxes et la bureaucratie
Nous avons tant de documents à remplir! C’est absurde et ça ne fait qu’empirer » s’exclame-t-il
A quand le choc de simplification au Brésil ? PM