Au niveau des évolutions de l’organisation, l’AFT constate que 70% des établissements en BtoC vendent via le net
De plus, les préparations de commande tendent à s’automatiser, avec à la clef une réduction de la pénibilité et une augmentation de la sécurité
La reconnaissance vocale ferait également une percée chez les prestataires transport et logistique (16% l’ayant adopté contre en moyenne 6% des établissements de 100 salariés et plus)
En outre, les problématiques environnementales et énergétiques génèreraient de nouveaux emplois spécifiques chez les 3PL
En 2014, en raison d’une baisse d’activité le plus souvent, davantage d’établissements ont détruit des emplois que ceux qui en ont créé
Et les perspectives 2015 ne sembleraient pas plus favorables
Au niveau des recrutements, les agences d’Intérim ont été plébiscitées pour fournir des opérateurs logistiques
Les contrats d’apprentissage sont aussi de bons tremplins vers des CDD ou des CDI (17% des établissements de plus de 100 salariés y ont eu recourt)
Et de manière récurrente, 34% des établissements déclarent faire face à des difficultés de recrutement, principalement en raison de leur éloignement du bassin d’emploi. « Les risques professionnels s’inscrivent de manière plus importante dans les entreprises », reprend Jean-André Lasserre, d’où des créations de postes dédiés et des formations renforcées pour les prévenir
Un effet du compte pénibilité ? Enfin, au niveau de la qualification, les Bac Pro pour les opérateurs et les formations Bac+5 pour les cadres ont la faveur des recruteurs.
« Nous enregistrons un repli du pourcentage de femmes dans les recrutements, d’où le lancement avec l’OPCA du projet PETALE (promotion de l’égalité dans les transports et les activités logistique pour l’emploi) pour préparer l’avenir », conclut Jean-André Lasserre. CP
Photo : Jean-André Lasserre, Directeur des relations institutionnelles et des études, AFT ©C.Polge