Si le Brexit a eu pour effet immédiat la baisse de la valeur de la libre sterling, d’autres facteurs, notamment les tarifs douaniers, pourraient rapidement semer la pagaille dans le secteur automobile britannique
Selon le Financial Times, il est commun pour un véhicule que ses composants traversent la manche plusieurs fois avant sa vente finale
Jusqu’à 5 fois pour le parechoc du nouveau SUV Bentley Bentayga ou pour l’injecteur Delphi qui équipe bon nombre de camions
Ces tarifs douaniers, s’accumulant dans certains cas, pourraient réduire à zéro la marge des fournisseurs et remet donc en question toute leur organisation SC
La solution ? Se relocaliser au R.U. ce qui n’est semble-t-il pas économiquement viable, ou partir pour l’Europe, ce qui représente une réelle menace pour l’économie britannique
L’industrie automobile (1,7M de véhicules produits, 3 M vendus) emploie en effet 169.000 personnes au R.U. dont 78.000 travaillent précisément chez des équipementiers tels que Bosch, Continental, Delphi et Magna
Le prix des marchandises également pourrait être impacté, en effet les deux tiers des 4 Md£ (4,5 Md€) de composants que le R.U. exporte chaque année sont vendus en Europe alors que la vaste majorité (4/5) de ceux qui composent un véhicule britannique sont importés. PM
Source : FT