La cinquième « conférence ministérielle pour la relance du fret ferroviaire », a accouché hier matin d’un plan d’action en quatre points, annoncé par le Secrétaire d’État chargé des Transports Alain Vidalies. « Avec le plan présenté aujourd’hui, le Gouvernement apporte des avancées concrètes et confirme son ambition aux côtés des acteurs du secteur, pour que le fret ferroviaire prenne toute sa place dans le transport de marchandises » a-t-il déclaré
Rien de bien révolutionnaire au demeurant
Le premier axe s’intitule : améliorer la qualité de service et donner de la visibilité sur la tarification du réseau
Principales mesures : le rattrapage tarifaire sur 10 ans de SNCF Réseau pour se conformer aux coûts d’usage de l’infrastructure sera conditionné aux trois quarts à l’atteinte d’objectifs d’amélioration de la qualité des sillons
Le Gouvernement s’engage par ailleurs à lui verser 90M€ cette année pour couvrir la différence entre le montant des péages et les coûts d’usage de l’infrastructure
Deuxième axe : garantir une bonne irrigation des territoires
Une contribution supplémentaire de 30M€ sur 3 ans (2018-2020) sera notamment débloquée pour le renouvellement du réseau capillaire
Troisième axe : l’amélioration de la performance dans l’intermodalité
Principales mesures : le prolongement jusqu’en 2018 du soutien financier au report modal, avec le versement d’une aide supplémentaire de 10 M€ et l’engagement du Gouvernement pour faire avancer les dossiers de l’autoroute ferroviaire alpine (SNCF Mobilités ouvrira en 2017 un nouveau service entre Calais et Turin), et celle de l’axe Atlantique (après avoir jeté l’éponge l’année dernière, voir NL n°2050)
Enfin, le quatrième axe concerne l’accompagnement d’innovations technologiques adaptées au transport de marchandises
Le Gouvernement a notamment décidé de consacrer une enveloppe de 20 M€ pour aider la filière à s’engager dans la réduction du bruit ferroviaire. JLR
Photo : ©Combiwest