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N°3114
Foodtech
Connecting Food lève 3,2 M€ pour une traçabilité étayée par la blockchain

Dans les jours suivant la mise en œuvre du confinement, la start-up Connecting Food a réussi à finaliser une levée de fonds de 3,2 M€ qui associe le fonds dédié à l’agroalimentaire CA Transitions d’IDIA Capital Investissement (groupe Crédit Agricole), le fonds spécialisé blockchain LeadBlock Partners et les business angels qui avaient déjà soutenu son développement (portant à 5M€ le total des financements réunis depuis sa création à l’automne 2016). Connecting Food cible le créneau de la transparence alimentaire en proposant aux industriels ou coopératives, leurs marques ou leurs distributeurs, une solution permettant de tracer toutes les étapes de l’élaboration d’un produit et d’assurer que tous les engagements pris ou labellisés (sans OGM, filière française, bio ou autres) ont bien été tenus. « On ne parle pas d’une certification de la capacité à respecter un cahier des charges, mais bien d’un audit lot par lot qui documente la provenance des matières premières, le respect des process de production de stockage ou de transformation… Face à des acteurs affichant des principes vertueux, l’objectif des marques est alors d’assurer un marketing de la preuve plutôt que de la promesse », nous explique Maxine Roper, co-fondatrice de la start-up. Au-delà de sa valeur pour le producteur/distributeur, la formule permet de remonter ces informations aux clients s’ils scannent le QR Code apposé sur le produit. D’ici quelques semaines arriveront ainsi en rayon des Petit Beurre Lu ou un jambon sans antibiotique d’Herta dûment estampillés. Après une version « démonstrateur » en 2018, la version « scalable » sortie en 2019 a permis à Connecting Food de signer avec une quinzaine de clients ces 18 derniers mois : de grands noms comme Nestlé ou Mondelez pour les produits cités, mais aussi une coopérative laitière du nord comme Ingredia (pour du lait en MDD ou des protéines destinées au industriels), un géant des céréales comme Soufflet ou un spécialiste allemand des limonades pour la traçabilité des fruits. Sa solution s’appuie sur la technologie blockchain en opensource Hyperledger Fabric, sachant que le client de Connecting Food se doit d’impliquer les différents maillons de sa supply chain au projet (trois échelons a minima, voire bien plus). Les fonds levés vont lui permettre de poursuivre le développement de sa solution et ses ambitions à l’international (déjà en Allemagne et en Italie où l’agroalimentaire est très exportateur, voire outre-Atlantique), et d’étoffer son équipe de 22 personnes. À sa formule baptisée LiveAudit, la start-up entend ajouter courant 2020 un volet LiveEthic dont le principe reposera sur la rémunération des acteurs des plus petits maillons de la production pour les aider dans leur transition numérique, en fonction de la fréquence de leurs saisies d’informations et à hauteur de 5% du propre CA de Connecting Food. MR

 
   
 

D’ici quelques semaines arriveront en rayon des Petit Beurre Lu dont les clients pourront scanner le QR Code pour connaître toutes les étapes de leur production, jusqu’à la provenance du blé pour le lot en question.

Crédit photo Connecting Food
 
 
 
Textile
La filière Mode et Luxe s’organise pour produire des masques, mais aussi des surblouses

Le Comité stratégique de filière (CSF) des industries de la mode et du luxe (qui rassemble les professionnels du secteur, les pouvoirs publics et les organisations syndicales) a lancé le site internet csfmodeluxe-masques.com pour centraliser les demandes des professionnels et coordonner la production, dans les plus grands volumes possibles, de masques de protection "Anti projection simple" (pour les industries et des services essentiels à la continuité de la vie économique), mais aussi de surblouses lavables à destination du personnel médical. Développé et animé par les équipes du « Slip Français », ce site référence et met en relation les producteurs de tissus, de fourniture et d’accessoires, les détenteurs de stocks, les confectionneurs et couturiers. Il a vocation à coordonner les travaux des ateliers en fluidifiant les informations et les échanges direct entre les différents participants. L'ensemble des données traitées seront effacées à la fin de cette crise sanitaire. Dans un communiqué du Ministère de l’Economie et des Finances, la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher salue ce matin la récente mobilisation de la filière textile pour le développement de la production de surblouses lavables à destination des soignants, à l’appel de la Direction générale des entreprises (DGE). A noter que les éléments techniques de ces surblouses (parton, recommandations sur les tissus, guide d’utilisation et de mise sur le marché) ont été définis par l’Institut français du textile et de l’habillement (IFHT). « Je salue une nouvelle fois l’engagement exceptionnel de la filière textile-habillement et de ses salariés dans cette bataille, filière qui a su développer une production de plus de 500 000 masques de protection alternatifs par jour, et qui désormais, produira des surblouses pour répondre aux besoins du système de santé. J’appelle toutes les entreprises réalisant de la confection, notamment dans les secteurs du textile, de l’automobile ou encore de l’ameublement à se mobiliser et à rejoindre cette initiative en se référençant sur le site dédié »a déclaré Agnès Pannier-Runacher. JLR

 
 
 
Solidarité
Des Masques en Nord invente une supply chain « crowdsourcée »

Initiée par le CHU de Lille, l’opération « Des Masques en Nord » est désormais en ordre de marche pour fabriquer et distribuer le plus grand nombre de masques en tissu lavables et réutilisables à destination du personnel soignant (CHU, établissements de santé, EHPAD, etc). Implanté à Saint-André-Lez-Lille, le fabricant textile Lemahieu est au coeur de ce dispositif régional de production de modèles co-conçus de masques tissu dénommés « Garridou » (marque déposée par le CHU de Lille). C’est lui qui approvisionne les matières, découpe les kits de fabrication « prêts à coudre », et les met à disposition pour envoi aux couturiers et couturières bénévoles de la région. C’est là qu’intervient Le Souffle du Nord, un collectif d’acteurs de la région (citoyens, entreprises, associations, collectivités, institutions, école) qui a permis en 7 jours de créer une force de livraison logistique s’appuyant chaque jour sur une vingtaine de livreurs non-professionnels qui font la navette avec leurs voitures personnelles entre Lemahieu et les couturiers sur toute la Métropole Lilloise. Les tournées de livraison et de ramasse (200 points de passage quotidiens) sont pilotées la solution PTV Route Optimiser Cloud mise à disposition par l’éditeur PTV Group (contacté via la CCI des Hauts de France et le pôle d’excellence régional Euralogistic). Les produits finis sont ensuite réacheminés vers Lemahieu (qui en assemble par ailleurs une partie), pour les dernières opérations de contrôle qualité avant livraison aux soignants (via Chronopost). La Metropole Européenne de Lille (MEL) participe au projet en finançant « à prix coûtant » le premier lot de 60 000 masques (achat de matière, outils industriels, etc). Parmi les nombreux autres participants à cette initiative solidaire, citons également l’éditeur Galion Solutions, pour la mise à disposition de sa solutions de gestion des flux logistiques, la société Ersti (imprimantes et lecteurs de codes à barres), le réseau d’entreprises textiles Clubtex , Le cluster EuraMaterials (sourcing des matières premières) et les sociétés Decathlon et Damart (qui participent aux opérations d’assemblage de masques). JLR

 
   
 

L’opération « Des Masques en Nord » a mis en place un immense atelier de confection virtuel sur toute la Métropole Lilloise pour fabriquer et distribuer des masques en tissu lavables et réutilisables à destination du personnel soignant.

Crédit photo DR
 
 
 
Economie
Le choc de 2020 sera « très au-delà » de celui de 2009

Hier, lors d’une audition par visioconférence devant la commission des Affaires économiques du Sénat, Bruno Le Maire a donné une nouvelle évaluation provisoire de l’ampleur des dégâts causés par la crise du coronavirus sur la croissance économique de la France en 2020. L’évaluation de -1% donnée il y a trois semaines n’est plus d’actualité (voir NL 3100). « Je rappelle que le chiffre de croissance le plus mauvais qui a été fait par la France depuis 1945, c’est en 2009, après la grande crise financière de 2008 : -2,9. Nous serons vraisemblablement très au-delà des -2,9 points de croissance de 2009, c'est dire l'ampleur du choc économique auquel nous sommes confrontés » a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances. JLR

 
 
Prospective
Les trois scénarios de sorties de crise, selon Bain & Company

Dans un webinaire organisé par l’Institut du Commerce la semaine dernière, deux consultants du cabinet international Bain & Company ont présenté les résultats d’une étude très récente de leur société sur les tentatives de sortie de crise en Chine. Outre les évolutions du comportement d’achats basé sur un sondage réalisé sur 1000 consommateurs chinois, cette présentation a mis en lumière trois scénarios possibles de sortie de crise, selon Bain & Company. Le premier, intitulé « choc et rétablissement », est le scenario auquel la Chine veut croire actuellement. Le deuxième décrit un redémarrage des activités qui s’étale sur plus de temps mais avec une atténuation « contrôlée », grâce à des mesures sanitaires efficaces mais de moins en moins contraignantes. « C’est le scénario dans lequel les économies européennes se placent » note Marc-André Kamel, associé chez Bain & Company. Quant au troisième scenario, pas forcément le plus probable mais de loin le plus inquiétant, il envisage un ou plusieurs retours de l’épidémie après le premier pic dus à l’insuffisance des mesures barrières durant la phase de déconfinement. Dans ce cas, le redémarrage de l’activité ne pourrait s’effectuer pleinement qu’au terme d’une période qui pourrait durer jusqu’à un an ! JLR

Pour consulter l’étude et assister à la retransmission du webinaire, cliquez ici

 
   
 

Le troisième scénario, de loin le plus inquiétant, envisage un prolongement de l’épidémie, avec des pics de rechute, pendant une période qui pourrait durer jusqu’à 1 an.

Crédit photo Bain & Company
 
 
Traçabilité
Bouhyer compte optimiser son suivi de production avec la RFID

Tous les projets n’ont pas immédiatement été suspendus par la crise sanitaire, et le Groupe Bouhyer entend déployer sur l’ensemble de ses références et sites la solution RFID de suivi de production mise en œuvre en début d’année dans son usine d’Ancenis, en Loire-Atlantique. Il y a quelques jours, les deux usines de ce fabricant de contrepoids en fonte pour les engins de manutention et de travaux publics étaient encore en activité (la seconde étant située à Revin, dans les Ardennes). « Nos deux usines fonctionnent grâce aux commandes enregistrées avant l’entrée en vigueur des mesures de confinement, et nous continuons d’assurer des livraisons auprès de nos clients français, allemands ou italiens qui assurent encore leurs réceptions marchandises», souligne Chiara Danieli, directrice générale du Groupe Bouhyer. La solution RFID de suivi de production opérationnelle à Ancenis a déjà révélé son intérêt, d’abord utilisée pour assurer la traçabilité d’un des modèles de contrepoids grand format de la société. Elle a été conçue par l’intégrateur Timcod et s’appuie sur les étiquettes RFID ultra-résistantes Inotag PG du spécialiste Inotec. Fournies dans leur version UHF on-metal, ces étiquettes sont insérées sur chaque exemplaire de contrepoids dans des logements en creux prévus à cet effet et donnent ensuite lieu à un encodage des numéros de série unique des pièces par des opérateurs munis de lecteurs RFID. Une fois identifiées, les pièces peuvent ainsi être suivies lorsqu’elles passent par des opérations d’ébarbage, d’usinage numérique ou de peinture, tout en facilitant et en fiabilisant le processus d’inventaire. « Grâce au suivi de production dématérialisé, nous bénéficions d’un état d’avancement et d’encours de nos pièces en temps réel, indique Jean-Pierre Moreau, directeur SI du Groupe Bouhyer. Cela nous permet de gagner en efficacité, d’éviter tout risque d’erreur et de limiter les manipulations dangereuses de charges lourdes car nos opérateurs n’ont plus à vérifier visuellement les références gravées sur nos pièces ». AD

 
   
 

Les tags durcis Inotag PG, insérés dans des logements en creux qui sont ensuite masqués, permettent de tracer chaque pièce lors des opérations d’ébarbage, d’usinage numérique ou de peinture.

Crédit photo DR
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Allemagne
Berger Contract Logistics adopte inconsoWMS

Le prestataire logistique allemand Berger Contract Logistics a décidé d’exploiter la solution inconsoWMS de l’éditeur Inconso sur son site logistique d’Erfurt à l’ouest de Leipzig. Celui-ci, qui comprend trois cellules de stockage totalisant 30 500 m² ainsi qu’une zone de prestations de services à valeur ajoutée type co-packing, a été achevé en 2018 et répond à la norme environnementale Gold de l’organisme l'allemand DGNB (Deutsche Gesellschaft für Nachhaltiges Bauen). « L'installation de la solution devrait, d’une part, lui permettre répondre aux défis croissants de ses clients rencontrant une augmentation importante des volumes de stockage et d’expédition, et d’autre part, lui offrir la possibilité de développer davantage ses processus organisationnels internes, son taux de productivité et son offre de services », souligne l’éditeur. Berger Contract Logistics compte des clients dans différents secteur d’activité et notamment dans celui des vins et spiritueux avec le distributeur B-to-B Mack & Schühle AG. AD

 
   
  Le site logistique de Berger Contract Logistics à Erfurt compte 3 cellules qui totalisent 30 500 m².

Crédit photo : DR
 
 

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