Extension du domaine de la supply chain

Par les temps qui courent, il y a de fortes chances que le terme de « supply chain étendue » résonne différemment aux oreilles de certains praticiens. Je pense à ceux, nombreux, dont la supply chain est tendue, dans ce monde de plus en plus incertain, où les pénuries, les incertitudes, les restrictions et contraintes en tous genres se multiplient. Pour autant, la notion de supply chain étendue est plus que jamais d’actualité. Elle renvoie à une gestion globale et synchrone des flux de marchandises reposant sur des partenariats plus étroits entre l’entreprise, ses fournisseurs et ses clients, et facilitée par la montée en puissance des outils digitaux et du Cloud. Notez que cela fait écho au thème « Vers une digitalisation étendue » de la 10e édition de Supply Chain Event, les 15 et 16 novembre à Paris.

Les systèmes d’information constituent un rouage essentiel des transformations supply chain à l’œuvre dans les entreprises pour gagner en agilité, et l’on voit déjà apparaître de nouvelles connexions entre les outils de prévision-planification (APS, outils d’appros), de l’exécution (WMS, TMS, OMS) et de la visibilité temps réel (tours de contrôle, plateformes transport), en interne comme au sein de l’écosystème de l’entreprise. D’un point de vue technique, cette tendance devrait d’ailleurs s’appuyer sur l’avènement des prometteuses architectures microservices dans les logiciels de SCM, auxquelles nous consacrons un dossier dans ce numéro.

Mais l’extension actuelle du domaine de la supply chain ne s’arrête pas à cette notion de supply chain étendue. Et ce n’est pas d’extension géographique dont je veux parler, dans ce monde qui tend à se démondialiser, où la notion de frontières n’est plus aussi anachronique qu’on pouvait le penser il y a encore un an. La bonne vieille description du rôle du responsable supply chain, comme garant du « bon produit au bon moment et au bon endroit », ne suffit décidément plus à définir l’étendue de sa mission. Au-delà du respect de la promesse client, de la maîtrise des coûts et des délais fournisseurs, du pilotage de la planification, des stocks, de la logistique et du transport, viennent s’ajouter à cette liste déjà longue tout le volet durabilité. Comment repenser sa supply au regard de la contrainte CO2 et de l’économie circulaire, recycler les déchets, décarboner son transport, économiser l’énergie, l’eau, les emballages sur toute la chaîne ? Sans oublier le respect du devoir de vigilance, pour lequel les directeurs SC doivent mettre en place une traçabilité rigoureuse des flux amont et une cartographie globale de leurs fournisseurs de rang 1 et plus, alors que les règles commerciales et administratives n’arrêtent pas d’évoluer. Qui continue à se demander pourquoi le directeur supply chain est tendu ?

Auteur

  • Jean-Luc Rognon

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