Newsletter n°2447

Sondage (dernier rappel)

Faites part de vos attentes aux candidats à la présidentielle !

Nous remercions tous ceux qui ont répondu hier à notre sondage sur vos préoccupations et vos attentes en transport et logistique en vue de l’élection présidentielle.
Nous vous rappelons que les résultats de cette enquête seront synthétisés et présentés le 14 mars prochain à Paris lors de la conférence inaugurale du salon SITL à laquelle participeront des représentants des candidats.
Ce sondage se poursuit encore aujourd’hui et tout le week-end.
Il est donc encore temps de répondre au questionnaire.
Cela ne vous prendra que deux minutes.
Pour répondre au questionnaire.

Stratégie

Acteos SCM 4.0 inaugure l’ère de la Supply Chain prédictive

« Certains vont sans doute nous considérer comme des martiens, mais c’est dans notre ADN d’être résolument tourné vers l’innovation, et c’est ce qui fait le succès de la société depuis 30 ans » a lancé hier Joseph Felfeli, le PDG d’Acteos, en dévoilant à la presse sa suite SCM 4.0.
La démarche n’est pas nouvelle, puisqu’elle reprend le concept de logistique intégrée qui a notamment amené l’éditeur français, depuis le début des années 2000, à travailler sur l’interfaçage de ses solutions WMS (entrepôt), TMS (transport) et FPS (appros) pour ne plus aborder les trois problématiques de façon séparée.
La première nouveauté, c’est de proposer une suite globale transverse et décloisonnée (disponible nativement en mode Saas), à base de « macromodules » autonomes mais synchronisés en temps réel.
La seconde, c’est le large recours aux technologies récentes d’analyse prédictive et de machine learning.
En effet, le moteur de calcul prévisionnel développé pour l’outil Acteos PPS (Procurement for Point of Sales), qui a fait l’objet à partir de 2008 de trois ans de R&D avec l’Université Polytechnique de Lausanne (100 années hommes d’investissement), est désormais placé au centre de la suite SCM 4.0.
Il est utilisé non plus seulement pour le calcul des appros ou des stocks de sécurité, mais aussi pour réaliser des prévisions multiniveaux sur les commandes et les expéditions en tenant compte des capacités de l’entrepôt, pour la planification prévisionnelle du transport, l’anticipation de l’utilisation des quais, le dimensionnement des besoins en ressources humaines, ou la détermination des implantations optimales (slotting ). « Au final, notre objectif est d’offrir à nos clients tous les moyens pour contribuer à réduire leur fonds de roulement afin de dégager des marges de manœuvre qui leur permettront de réaliser leurs propres objectifs » rappelle Joseph Felfeli. JLR
(voir suite)
Photo : Joseph Felfeli, le PDG d’Acteos

Stratégie (suite)

Un moteur prédictif auto-apprenant au cœur d’Acteos SCM 4.0

« La proposition de valeur de la suite SCM 4.0 se positionne sur trois axes : 1/ la visibilité transverse tout le long de la Supply Chain, 2/ l’agilité, avec la capacité de prendre des décisions en temps réel en se basant sur des scénarios 3/ la possibilité de prévoir la charge, d’anticiper, d’arrêter de subir, et de pouvoir s’organiser avant qu’elle n’arrive » résume Elie Gharios, Directeur Délégué R&D d’Acteos.
Selon lui, rien ne sert d’optimiser à outrance en amont ses méthodes de préparations si cela conduit à d’une part à encombrer des zones tampon sur les quais d’expédition parce la partie transport n’est pas synchronisée et que les camions requis ne sont pas là, et d’autre part à préparer d’autres commandes en urgence. « Ce qui fait la fiabilité de notre moteur prédictif auto-apprenant, c’est qu’il détecte de lui-même les anomalies dans l’historique des données, et complète les prévisions avec des variables explicatives (sur les pics de charge par exemple), dont certaines sont renseignées par les utilisateurs métier, et qu’il prendra en compte par la suite pour autocorriger ses prochaines prévisions et coller encore davantage à la réalité » explique Elie Gharios.
Les travaux sont en cours pour proposer toutes les fonctionnalités du WMS d’Acteos sur la nouvelle architecture SCM 4.0, qui peut aussi s’intégrer, le cas échéant, avec des modules existants provenant d’autres éditeurs.
D’après Acteos, trois clients seraient en production et trois autres pourraient démarrer prochainement. « C’est également un changement conséquent dans notre approche commerciale et marketing car c’est une nouvelle vision décloisonnée du marché.
Même si l’on voit encore des appels d’offres spécifiquement TMS ou WMS, nous pensons que l’on ne peut plus voir les choses de cette manière, car ce n’est pas en choisissant le WMS qui fait la ramasse la plus sympathique que l’on va forcément optimiser les coûts de sa Supply Chain »
insiste Thomas Felfeli, le Directeur Marketing d’Acteos. JLR
Photos de haut en bas : Elie Gharios, Directeur Délégué R&D et Thomas Felfeli, Directeur Marketing d’Acteos

Grande distribution

Près de 50 M€ pour la future base de Lidl près de Nîmes

Vendredi dernier, la foncière du groupe allemand de distribution et Nîmes Métropole Agglomération ont signé une promesse de vente portant sur l’acquisition de 2 parcelles aménagées au sein de l’Actiparc de Grézan.
A 30 € du m², ces 12 hectares vont amener Lidl à débourser 3,6 M€, mais l’investissement est sans commune mesure avec ceux évoqués pour la construction sur place d’une future base logistique.
Au total, ce ne sont pas moins de 45 M€ qui devraient être injectés dans la construction de 2 entrepôts, dont le permis de construire sera déposé avant l’été.
Sur ce total, 25 M€ seront consacrés à un bâtiment en froid positif de 22.000 m² destiné aux produits frais, Lidl comptant 7 producteurs de la région parmi ses grands fournisseurs.
Lors de la signature, Arnaud Meheust, co-gérant de Lidl France en charge de l’immobilier, a d’ailleurs fait valoir que 70% des produits agricoles commercialisés par l’enseigne dans l’Hexagone sont d’origine française.
Les 20 autres M€ sont destinés à financer la construction d’un entrepôt de stockage de produits secs de 33.000 m², dont tout ou partie devrait être automatisé et culminer à 30 m de haut.
Pour faire fonctionner l’ensemble, pas moins de 160 personnes seront mobilisées, avec de nombreux recrutements à la clé.
Le calendrier de réalisation du projet reste à préciser, mais la phase de construction devrait s’échelonner sur 2019-2021.
Notons qu’avec cette opération, il n’y a plus de surface disponible sur la ZAC en question, où le spécialiste du vêtement pour enfants Orchestra a choisi de s’implanter en début d’année avec un autre projet d’envergure : une base logistique de 50.000 m², susceptible ensuite de double en surface (voir NL n°2410). MR

Avec l’acquisition de Lidl, l’Actiparc de Grézan
fait le plein. ©Lidl

Métropole du Grand Paris

Un zeste de logistique dans les 164 dossiers en lice

Le jury de l’appel à projets « Inventons la Métropole du Grand Paris » a dévoilé mercredi les 164 groupements d’entreprises finalistes retenus parmi 420 candidats admis à remettre une offre pour acquérir l’un des 57 sites concernés, à Paris et en région parisienne (voir NL n°2364).
Apparemment, un certain nombre de candidats présentent des innovations notables en matière de logistique, notamment sur le site de l’Hôtel Logistique de Bercy Charenton (un des projets tablerait notamment sur un gros développement du tram-fret).
Mais pas uniquement puisque, de source officielle, un autre dossier candidat sur un site dans Paris intra-muros intègre un espace dédié à la livraison par drone ! Sur le site du futur Hôtel Logistique Bercy-Charenton, trois dossiers sont en « short-list » : le projet « Créatif des Changeurs » (Sogaris), le projet « Eco?Logis » (Quartus ABCD Développement), et le projet « PRD Bercy Charenton » (PRD).
A noter que Sogaris est également en course en tant qu’investisseur/bailleur pour l’activité de logistique urbaine sur deux autres sites : l’un à Charenton, dans le cadre du projet Métamorphoses (emmené par Nexity), l’autre à Romainville (ZAC de l’Horloge), dans l’équipe du projet « Le Relais Perché » de Poste Immo.
Autre détail intéressant qui ressort de cette liste de finalistes, la présence en tant que partenaire d’Oxipio dans deux dossiers, le projet « Rock » sur le site de la Porte de Saint-Ouen et le projet « E » sur le site d’Arcueil.
Cette start-up lilloise, dont le capital est détenu à 44,4% par la Caisse des Dépôts depuis septembre dernier, propose de mettre à disposition des commerces et e-boutiques un espace de stockage en centre-ville, accessible via une plate-forme en ligne, avec un service de livraison pour le réapprovisionnement rapide.
La solution est déjà déployée à Lille, Lyon et Annecy.
La prochaine étape de l’appel à projets « Inventons la Métropole du Grand Paris » aura lieu fin juillet, avec la date limite de dépôt des offres par les groupements de réponse finalistes.
L’annonce des lauréats est prévue pour fin septembre. JLR

Avant-première SITL

Primagaz et Avia, alliés pour une mobilité responsable

A l’occasion de la Semaine Internationale du Transport et de la Logistique, qui se tient du 14 au 16 mars, Primagaz, spécialiste du carburant GNL partagera un stand avec son partenaire Avia.
Pionnier dans les gaz naturels pour véhicules, Primagaz innove en 2017 avec l’introduction d’une station-service proposant du GNV sur le réseau autoroutier.
Installée à proximité de Limoges, elle sera suivie rapidement de 3 autres, réparties sur des points stratégiques des axes fréquentés par les transporteurs routiers.
Cette nouvelle offre a été rendue possible grâce à une relation historique et partenariale entre l’opérateur et le second réseau pétrolier national, Avia.
Parallèlement, Primagaz s’apprête à introduire en France dès ce printemps les premières tonnes de BioGPL dont une partie servira à remplacer une partie l’actuel GPL, carburant déjà reconnu comme très faiblement émissif en particules fines (quasi nul) et permettant aux véhicules de bénéficier de la pastille Crit’Air1. « Entre le GNV et le BioGPL, le secteur du transport et de la logistique est clairement face à un tournant historique.
Ces solutions innovantes vont lui permettre de rentrer de plain-­pied dans l’ère de la mobilité responsable »,
se félicite François Brunero, Directeur du développement commercial de Primagaz. A voir sur le stand M79. JPG

Résultats

Chiffre d’affaires en baisse mais résultats en hausse pour Kuehne + Nagel

Malgré un CA en légère baisse à 19,958 Md CHF
(18,78 Md€), Kuehne + Nagel se réjouit de ses résultats 2016 : sa marge brute et son EBITDA ont progressé et son résultat net a atteint un nouveau record à 720 M CHF (676,6 M€).
La croissance de ses volumes de transport a dépassé celle du marché dans toutes ses B.U., notamment en fret maritime (+6,1%, soit le double du marché).
La division a transporté plus de 4 M d’EVP pour la première fois de son histoire, le succès est venu en particulier du transport en lots partiels et en reefers.
La faiblesse de ce marché a tout de même impacté négativement l’EBIT de cette B.U. qui recule de 3,1%.
En transport aérien, les volumes de K + N ont augmenté de 4,3% à 1.304.000 t, le 3PL renforçant sa position de N°2 mondial dans ce domaine.
Ce succès est attribué en partie au service KN EngineChain dédié à la pièce détachée et la maintenance aéronautique ainsi qu’au dynamisme de la clientèle pharmaceutique.
Le transport routier et ferroviaire progresse de 11,9% grâce notamment à l’intégration de l’américain ReTrans acheté fin 2015 qui a apporté des solutions de transport multimodal aux USA.
Plus de 100 nouveaux projets ont été signés en 2016 par la B.U.
Logistique Contractuelle, notamment dans les secteurs automobile, aéronautique, pharmaceutique, e-commerce, high tech et des CPG, ce qui s’est traduit par une croissance des ventes de 5,7% et de l’EBIT de 23,5%.
Globalement, le revenu net de K + N, hors droits de douane et taxes, a reculé de 1,2% à 16,525 M CHF (15,53 Md€) sous l’effet de tarifs maritimes historiquement bas, avec en particulier une chute des ventes de 3,2% et de 1% dans les zones Amériques et EMEA.
L’Asie Pacifique fait bande appart avec +1,7%. PM

Infos internationales
Etats-Unis

Un nouvel outil pour la gestion des pièces de rechange de l’Armée de l’Air américaine

PTC annonce que l’armée de l’air américaine (USAF, United States Air Force) a choisi sa solution SPM, (Service Parts Management) pour fournir des systèmes intégrés de planification et améliorer la gestion des systèmes d’armement sur les sites de soutien des forces aériennes partout dans le monde.
La solution SaaS SPM de PTC fait partie de la suite Servigistics pour la gestion du cycle de vie des services (SLM, Service Lifecycle Management).
En choisissant cette solution, l’US Air Force souhaite mieux anticiper la demande, mettre en œuvre une planification complète des approvisionnements avec plans de prise en charge, obtenir un suivi des métriques liées à la SC en quasi-temps réel et optimiser la disponibilité des appareils sur chaque site.
Les fonctionnalités proposées par l’outil intègrent notamment la planification de la demande pour générer des prévisions indépendantes (non planifiées) et dépendantes (planifiées), la gestion des stocks pour connaître la disponibilité des systèmes d’armement spécifiés et réduire le niveau des stocks nécessaires, la planification pour produire un plan d’approvisionnement et de répartition mettant en corrélation les commandes de réparation, d’achat et de répartition avec les demandes actuelles ou futures.
La solution PTC de gestion des pièces détachées est également utilisée par les principales organisations dans le secteur de l’Aéronautique et de la Défense, notamment par la US Navy (marine américaine), les garde-côtes américains, Lockheed Martin et Boeing. JPG
Photo ©USAF

Allemagne

Très bonne année 2016 pour le Groupe Kion

Gordon Riske, CEO du Groupe Kion, se dit très satisfait de son bilan financier 2016.
Le total des ventes du groupe atteint 5,3 Md€ et même 5,6 Md€ en incluant les ventes de Dematic (le rachat est effectif depuis novembre 2016) sur les deux derniers mois de l’année.
L’ensemble des KPI (prise de commandes, CA, marge…), hors données provenant de Dematic, ont atteint les objectifs, à l’image de l’EBIT qui grimpe à 9,9% du CA (9,6% en incluant Dematic).
En toute logique, la B.U.
Chariots et Services (chariots, équipements de l’entrepôt et services associés) est la principale contributrice avec 5,203 Md€ (+3,1%) et une performance particulièrement bonne en Allemagne, en France, en Italie et en Europe de l’Est ou le groupe produit des chariots depuis février 2016 (voir NL n°2217).
Les commandes 2016 totalisent 5,383 Md€, elles progressent de 4,6% pour la B.U. et de 7,5% pour les chariots neufs (1,2 M d’unités) grâce à la bonne dynamique des marchés ouest-européen et chinois.
Plébiscités, les chariots électriques s’octroient plus de 80% des commandes.
Supply Chain Solutions, l’autre B.U. du groupe et qui comprend Egemin, Dematic et Retrotech, a rapporté 336 M€, dont la moitié aux Etats-Unis, et décroché plusieurs gros dossiers en Europe.
Le carnet de commandes totalise ainsi pour 431,2 M€ de projets d’automatisation en comptant 10 mois d’activité pour Retrotech et deux mois pour Dematic.
Le groupe se focalisera en 2017 sur l’amélioration de la rentabilité et l’intégration de Dematic. PM
Photo : Gordon Riske