Newsletter n°2941
Deliver tient sa promesse visiteurs au Portugal
Près d’un millier de participants ont répondu à l’appel, représentants aussi bien les grands noms de la distribution alimentaire ou spécialisée (parmi eux de nombreux français), que des acteurs pleins d’ambitions, de la chaine de magasins d’optique slovaque à l’enseigne fashion catalane.
Au-delà des 4 conférences plénières, ce sont surtout les ateliers et retours d’expérience qui ont permis de prendre la mesure de la transformation à l’œuvre dans le retail européen et de la déclinaison de l’omnicanal dans toutes ses variantes.
Cette édition a notamment souligné les enjeux et défis du modèle ship-from-store, qui permet aux enseignes ou marques établies de jouer leur carte en propre en matière de e-commerce, sans forcément s’appuyer sur les grands acteurs de la vente online ou les marketplaces, et surtout de tirer avantage de leur maillage de magasins existants dans la course aux délais de livraison qui touche tous les secteurs.
D’où par exemple le succès de l’atelier assuré par Hardis Group pour présenter sa solution Reflex In-Store Logistics, qui assure une vision unifiée des stocks, permet de piloter ses choix logistiques et de mieux maitriser les niveaux de services annoncés aux clients.
L’attention portée à l’expérience clients a en effet été de tous les échanges, qu’elle passe par des emballages mieux ajustés, des services de livraison du dernier km plus précis ou une meilleure gestion des retours.
Et comme nombre des retailers ou e-commerçants ont des visées dépassant largement leurs frontières d’origine, la problématique des flux transfrontaliers était de la partie.
DPD Group a ainsi présenté son nouveau service mis au point pour la plateforme CtoC lituanienne Vinted, qui lui permet désormais d’assurer à ses utilisateurs de nombreux pays la prise en charge de colis dans le réseau DPD de 40 000 point relais en Europe pour une livraison sous 48H dans un autre point relais du continent.
Un autre sujet clé a porté sur l’automatisation des opérations en entrepôt, qui s’est d’ailleurs invitée aux palmarès des prix attribués à l’issue de l’événement (voir ci-dessous). MR
Automatisation et emballage au palmarès
Baptisé Game Changer Award, le premier a été attribué à Autostore, dont la solution de stockage/préparation en bacs a aujourd’hui largement dépassé le cap des 300 mises en œuvre dans le monde.
Un grand nombre d’entre-elles ont été réalisées outre-Rhin, dans le monde du retail comme dans l’industrie, mais les installations se comptent encore sur les doigts d’une main en France même si Dematic a annoncé la semaine dernière un nouvel Autostore implanté chez Chausson Matériaux (voir NL 2938).
Au fil de l’événement, nombre d’autres spécialistes de l’automatisation avaient eu l’occasion de faire valoir leurs solutions, du français Exotec au britannique Ocado en passant par les robots de GreyOrange, Magazino ou Solystic.
Et c’est d’ailleurs le chinois Geek+ qui a reçu le Rising Star Award récompensant une entreprise créée il y a moins de 5 ans.
Nous avions évoqué il y a quelques mois ce nouvel acteur à l’occasion d’une levée de fonds record, et ses ambitions européennes commencent à se concrétiser.
Des premiers robots déplaçant des étagères sont annoncés en France, en l’occurrence au sein du centre de distribution d’un acteur du luxe qui les utilise déjà sur deux sites logistiques en Asie.
Le monde de l’emballage était aussi présent sur cette édition de Deliver, et SmurfitKappa s’est vu distinguer à la fois par le « Sustainability » et le « Cool Vendor » Award.
Le premier pour son programme Better Planet Packaging, initié il y a un an, qui mise notamment sur un meilleur design des emballages et met l’accent sur la recyclabilité, et le second pour sa démarche innovante visant à accompagner les besoins de personnalisation de ses clients.
Enfin, le Customer Experience Award est allé à la startup Navar, créée en 2012 pour développer des solutions permettant d’assurer une meilleure complémentarité entre le monde du digital et celui bien physique des magasins pour combiner optimisation des coûts et amélioration de l’expérience client. MR
Le Congrès Fapics cherche à réconcilier responsabilité et profitabilité
« Une Supply Chain responsable e(st) profitable ».
Le thème du prochain Congrès Fapics, les 4 et 5 juillet à Paris, met l’accent sur les enjeux financiers et sociétaux du Supply Chain Management.
En conférence d’ouverture, c’est Jacques Levet, Head of Transaction Banking chez BNP Paribas, qui expliquera pourquoi les banquiers s’intéressent aux supply chains responsables.
Par ailleurs, le Pôle de Compétitivité Finance Innovation témoignera de son intérêt croissant pour les enjeux de compétitivité du management des supply chains internationales.
A noter un atelier sur la démarche RSE comme levier de performance mené par Muriel Jorigny, consultante pour le cabinet Therius, mais aussi une table ronde Supply Chain & Finance avec les cabinets de conseil Hervé Hillion (Say Partner) et Christoph Lenhartz (Axsens) et des représentants des sociétés CIC et Essilor, ainsi qu’un témoignage de la société Ingelec sur l’avancement de son « Demand Driven Skill Model » dans ses usines d’assemblage d’appareillage électrique au Maroc.
Cette année, le Congrès Fapics accueillera également celui de l’ISCEA (International Supply Chain Education Alliance), organisme de certifications internationales dont Fapics détient l’exclusivité en France.
Rappelons en outre que cet évènement sera l’occasion pour Fapics de lancer officiellement en France son nouveau serious game dénommé «The Blue Connection» (voir NL 2873) avec la participation de LVMH, Essilor, Michelin, Aigle, Lojelis et Dassault Systèmes, qui s’affronteront amicalement pour décrocher une place en finale mondiale à Athènes le 27 septembre prochain. JLR
Tarifs et inscriptions : cliquez ici
Le Cisma devient partenaire de la SITL
Objectif : valoriser la filière intralogistique (stockage, levage, automatisation, conditionnement, manutention, chariots, robotisation). « C’est une excellente opportunité pour nos adhérents de participer à cette manifestation en présentant leur savoir-faire et leurs innovations aux visiteurs de la supply chain que celle-ci soit dans le domaine logistique ou dans le domaine industriel » déclare Renaud Buronfosse, le délégué général du Cisma.
Le syndicat rejoint ainsi la liste des nombreux partenaires insitutionnels de la SITL, dont la plupart co-organisent sur le salon des conférences thématiques : Ademe , AGNV, Afilog, AFT, Agora du Supply Chain Management, Aslog – Autf, CGI,, Cluster Maritime Français, Eurogroupe Consulting, FNTR, TLF, Sprintproject et Symop.
La prochaine édition de la SITL aura lieu à Paris Nord Villepinte du 17 au 20 mars 2020. JLR
Des imprimantes code à barres ultra-compactes signées TSC
Ces appareils à transfert thermique ML240P et ML340P (avec une résolution d’impression de 203 et 300 dpi respectivement) sont dotés d’un écran couleur haute définition de 2,3 pouces et d’un boîtier robuste en métal moulé sous pression.
Ils bénéficient du mécanisme d’auto-diagnostic TPH Care et des fonctions d’impression ZPL haute vitesse.
A noter également une fonctionnalité de détection de points défectueux au niveau de la tête d’impression pour éviter de produire de manière répétée des codes à barres qui se révèleraient illisibles au final.
Autre atout : malgré leur compacité, le capot de l’imprimante peut être entièrement soulevé, facilitant ainsi le changement rapide des supports d’impression (jusqu’à 450 m de ruban). JLR
Forte hausse des intentions d’embauche dans le transport et la logistique
Par rapport à la période précédente, elles enregistrent un gain de 11 points (+ 7 points par rapport au 3ème trimestre 2018).
Entre début juillet et fin septembre, la perspective nette d’emploi du secteur s’établit ainsi + 3 %, contre + 5 % pour l’ensemble des secteurs (industrie manufacturière, commerce, services aux entreprises…). « Les chefs d’entreprises adoptent une attitude mesurée dans un contexte où la France conserve un rythme de croissance correct, mais qui risque de pâtir du ralentissement des autres pays, Allemagne et Chine en tête », souligne Alain Roumilhac, président de ManpowerGroup France. AD
Daimler accélère dans le développement des camions autonomes
Installé à Blacksburg (Virginie), cette société développe depuis 2005 des logiciels d’automatisation de véhicules, qu’ils soient destinés à l’agriculture, l’activité minière ou au transport de personnes et de marchandises.
Dans un autre communiqué paru le même jour, le groupe annonçait la formation de la B.U.
Autonomous Technology Group, une entité chargée de développer les technologies associées à la conduite autonome. 500 M€ y seront immédiatement consacrés avec dans un premier temps un focus sur les logiciels de conduite autonome pour les semi-remorques.
Daimler entend rapidement mettre en place une série de tests autour de Blacksburg, Portland et Stuttgart, en collaboration avec des clients intéressés et dont les flux (réguliers et répétitifs) présentent un fort potentiel d’automatisation.
Le but ultime de l’opération : mettre en circulation des camions dotés d’un système de conduite autonome de niveau 4 (5 représentant une automatisation totale) d’ici 10 ans.
Des dérivés de cette technologie devraient par ailleurs se retrouver dans les véhicules individuels ainsi que dans les bus et VUL de livraison urbaine. PM
Goodman construit un entrepôt sur mesure pour Amazon
Il nous permet d’offrir à nos clients davantage de rapidité et d’options de livraison » affirme Bernd Gschaider, Directeur Logistique d’Amazon Allemagne. 130 personnes y seront recrutées dès son ouverture prévue à l’automne prochain.
Depuis 2006, Goodman Europe a réalisé 13 bâtiments en plus de celui-ci pour Amazon, pour une surface totale de plus d’1,2 M m². PM
Bringg améliore la performance de livraison de Mercadona
En prenant en compte notamment les conditions de circulation, les heures de chargement et de livraison durant la tournée, la plate-forme offre aux dispatcheurs un haut niveau de visibilité, et aux clients un créneau de livraison plus restreint avec davantage de ponctualité. « Nous disposons enfin de la visibilité en temps réel dont nous avions besoin pour fournir les résultats attendus, et nous entrevoyons une amélioration continue au fur et à mesure que nous tirons parti des données récoltées » commente José Ramón Pérez, Product Manager de Mercadona Online.
La solution sera dans un premier temps réservée à l’entrepôt flambant neuf dont dispose Mercadona à Valence, lequel dessert 97 municipalités environnantes, avant d’être déployée à Barcelone et à Madrid.
Présente dans 50 pays, Bringg compte aussi bien parmi ses clients des distributeurs que des logisticiens et chargeurs, dont notamment McDonald’s et Coca Cola. PM