Newsletter n°3004

Rois de la Supply Chain 2020

Les dossiers de candidature doivent nous parvenir avant le 31 octobre

Il y a un rapport entre le Brexit et les Rois de la Supply Chain 2020, celui de la date fatidique du jeudi 31 octobre bien sûr ! Si vous êtes responsable supply chain et que vous constatez que votre récent projet, dont vous et votre équipe êtes si fiers, commence à donner des résultats, vous avez encore deux semaines pour remplir votre dossier de candidature aux Rois de la Supply Chain (voir NL 2977).
Le dossier de candidature tient sur une feuille A4 et se remplit assez aisément, de concert avec partenaire majeur (éditeur, cabinet de conseil, équipementier, etc).
Vous avez encore largement le temps de candidater : durant les 13 dernières éditions des Rois de la Supply Chain, il est d’ailleurs arrivé qu’un dossier demandé et rempli « sur le fil » passe l’étape de sélection du jury et soit finalement couronné ROI en janvier.
Tous les périmètres sont éligibles, à tous les maillons de la chaîne, intralogistique, transport, prévisions, planification, livraisons, du moment que le projet apporte de la valeur, que ce soit à l’échelle d’un entrepôt, de la supply chain globale de votre entreprise (PME ou grand groupe), voire de la planète ! Pour avoir assisté à de nombreuses délibérations du jury des Rois de la SC lors des éditions précédentes, j’ajouterais un petit conseil à ceux qui sont en train de compléter leur dossier : c’est le point de vue de l’entreprise « utilisatrice » qui doit primer, pas celui de son partenaire.
Et quand vous aurez passé l’étape de sélection des huit finalistes, il sera toujours temps de penser à la manière dont vous présenterez votre projet sur scène le 15 janvier 2020, dans les salons de l’Aveyron à Paris, pour obtenir les suffrages du public. JLR

Pour concourir et présenter un projet aux Rois de la Supply Chain 2019 (participation entièrement gratuite et sans obligation), demandez le dossier de participation et le règlement à Maxime Rabiller :
maxime.rabiller@scmag.fr
01 48 93 18 65

Les partenaires de la Soirée des Rois de la Supply Chain 2020

Prestataires logistiques

La logistique sondée et mise en valeur par une étude Les Echos/Geodis

« La logistique : atout clé des filières d’excellence française » : c’est l’intitulé du travail réalisé par Les Echos Etudes pour le compte de Geodis, que les deux partenaires ont présenté mercredi matin au siège du groupe de média.
S’il en ressort d’emblée que 85% des 252 décideurs interrogés considèrent que la logistique est un levier de performance de leurs activités « plutôt important » ou « très important » (37 et 48%), ils ne sont que 35% à considérer que logistique et supply chain constituent un domaine d’investissement « très prioritaire » pour les 12 à 24 mois à venir. « Il faut d’abord se féliciter du changement de regard qui s’est opéré sur la logistique comme levier de performance, et l’apparent paradoxe soulevé par la question des investissements est à relier avec la part que les systèmes d’informations et la transformation digitale, respectivement priorité n°1 et n°3, jouent en fait dans l’optimisation de la supply chain.
À l’échelle d’un groupe comme Geodis, il faut bien constater qu’il est difficile de faire la part des dépenses SI et digital et des budgets d’investissements stricto sensu, sachant que chez nous comme chez nos clients, ce sont sur ces sujets que se concentrent les efforts financiers qui sous-tendent l’optimisation opérationnelle, logistique ou supply chain »
, a réagi Marie-Christine Lombard, la présidente du directoire de Geodis.
Mais à travers ses interventions, l’enjeu était bien de faire valoir l’intérêt pour les entreprises de s’appuyer sur un prestataire aux savoir-faire éprouvés tel que Geodis pour justement gagner en performance.
Logistique et compétitivité, supply chain intelligente ou défi du développement durable : ces enjeux-clés abordés par l’étude ont ensuite servi de tête de chapitre à l’intervention sur scène de trois clients de Geodis -Michelin, Fnac-Darty et Cdiscount- appelés à réagir à ses résultats, et à témoigner des grands projets à l’?uvre dans leur supply chain.
Côté Michelin, c’est un projet agile destiné à optimiser la disponibilité de ses pneus pour les clients français, et bientôt européen, qui a été évoqué.
Le témoignage de Fnac-Darty a permis d’illustrer le défi d’une organisation véritablement omnicanal, et son rôle dans le développement de l’activité, tandis que celui de Cdiscount a largement porté sur les différents étages de sa stratégie d’innovation. MR

Téléchargez l’étude en cliquant ici

De gauche à droite : Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, Marie-Christine Lombard, présidente du directoire du groupe Geodis, et Olivier Theulle, directeur des opérations et des SI de Fnac-Darty.

Prestataires logistiques (suite)

Geodis persiste et cible dans ses ambitions

Si logistique et supply chain sont au c?ur de la performance des entreprises, la logistique contractuelle est centrale dans la stratégie de développement mondial de Geodis, a ensuite rappelé face à la presse la présidente du directoire du groupe, Marie-Christine Lombard. « La gestion d’entrepôts pour le compte de nos clients est une porte d’entrée privilégiée qui nous permet de mieux comprendre leurs flux et d’ensuite leur proposer la palette de nos autres savoir-faire, donc d’alimenter nos quatre autres métiers sur l’amont et l’aval, qu’il s’agisse de freight forwarding, de distribution express, de transport routier ou d’optimisation de la supply chain », a-t-elle insisté en rappelant qu’avec quelque 8 millions de m² d’entrepôt dans le monde, Geodis est le 5e acteur mondial en matière de logistique contractuelle (et toujours le premier en France selon la dernière édition de notre Top 150 des 3PL dans l’Hexagone, publié en juin dans le numéro 19 de Supply Chain Magazine).
Il y a pile un an, en présentant le plan nouveau plan stratégique du groupe, baptisé Ambition 2019-2023, Marie-Christine Lombard avait déjà insisté sur les synergies entre métiers et le cross-selling comme ressort du développement, aux côtés du travail continu sur la productivité et la rentabilité, ou la rationalisation du modèle opérationnel de Geodis (voir NL 2788).
Un an plus tard, le plan reste sur les mêmes fondamentaux, a-t-elle indiqué mercredi.
Et interrogée sur les perspectives de croissance externe, notamment par un confrère mentionnant les opportunités saisies par CMA-CGM en absorbant Ceva Logistics, ou DSV en prenant le contrôle de Panalpina, Marie-Christine Lombard a confirmé que le sujet restait d’actualité : « Mais y-a-t-il pour nous un intérêt à intégrer un acteur déjà globalisé ? Il y aurait plus de sens à acquérir un acteur régional, d’autant que cela viendrait conforter la réorganisation du groupe Geodis mise en ?uvre l’an dernier autour de 4 grandes régions ».
Les ambitions visent notamment les marchés nord-américain et chinois, mais aussi l’Europe de l’Est pour l’activité de logistique contractuelle, avec la Pologne en première ligne.
Et dans l’ordre des priorités quant aux segments de marché ciblés, le e-commerce vient en tête.
Sur le sujet, Geodis devrait d’ailleurs annoncer début 2020 une initiative pour l’instant baptisée E-logistic, qui s’appuiera sur des entrepôts multiclients largement automatisés, dont les installations mutualisées permettront aux clients de gagner en performance dans leurs opérations e-commerce ou multicanal.
À suivre, donc. MR

Marie-Christine Lombard, la présidente du directoire de Geodis.

Articles de sport

Asics atterrit sur 18 000 m² près de l’aéroport Nîmes-Garons

La branche européenne de l’équipementier sportif japonais Asics a officialisé l’ouverture de son nouveau centre de distribution couvrant l’Europe du Sud, installé dans un entrepôt de 18 000 m² situé à Garons, près de l’aéroport nîmois.
Cette mise en opérations est le dernier épisode d’un projet à rebondissements destiné à accompagner la croissance de l’entreprise sur les marchés français, espagnol, portugais et italien.
Dans un reportage publié dans le numéro de cet été de Supply Chain Magazine (n°20), notre pigiste expert des acteurs du retail sportif, Vincent Lepercq, avait retracé le parcours du combattant mené par Asics, dont le premier projet de développement d’un nouvel entrepôt de 38 000 m² près de Montpellier a achoppé pour des questions de calendrier liées à la découverte d’un oiseau protégé, l’outarde, sur la parcelle visée.
Une solution de sortie a donc été trouvée en s’installant sur un bâtiment existant proche de Nîmes, dont la hauteur sous plafond assure quand même une augmentation du volume de stockage par rapport au site récemment quitté près de l’aéroport de Montpellier.
Sans compter qu’une extension de 6 000 à 8 000 m² est envisageable pour 2021.
D’ici-là, la mécanisation progressive des opérations devrait permettre d’atteindre les objectifs visés en matière d’efficacité de la préparation de commandes, et in fine d’amélioration du service assuré aux clients.
A priori en s’appuyant sur les compétences et l’offre du spécialiste de l’automatisation intralogistique Knapp, partie prenante du projet initial.
Des convoyeurs sont d’abord au programme, avant des solutions plus sophistiquées d’ici 12 à 18 mois. MR

Asics a finalement installé son centre de distribution Europe du Sud dans un 18 000 m² situé à Garons (30), libéré par Auchan et son prestataire Geodis.

Prestataire logistique

Gefco partenaire transport et freight forwarder de Babymoov

Le logisticien Gefco compte désormais dans son portefeuille client l’entreprise clermontoise Babymoov, spécialisée dans la conception/fabrication/distribution d’articles de puériculture.
Au terme d’un appel d’offres lancé en avril 2018, celle-ci l’a en effet retenu comme partenaire transport et freight forwarder pour une durée de deux ans avec un contrat qui a débuté fin 2018.
Depuis cette date, Gefco assure le transport des produits de son client vers ses différents réseaux de distribution en France, au Benelux et dans la péninsule Ibérique au départ de sa plateforme logistique de Clermont-Ferrand.
En amont, il réalise également des prestations de fret forwarding pour ses produits arrivant d’Asie.
Une cinquantaine de conteneurs maritimes sont ainsi acheminés tous les mois depuis la Chine et le Vietnam vers Marseille, où ils prennent ensuite la route vers la plateforme logistique clermontoise de Babymoov (exploitée depuis 2018 par le 3PL Log’S).
Sur cette dernière, ce sont près de 1 500 palettes qui sont prises en charges et livrées chaque mois par Gefco, le transport des produits s’effectuant soit en mode groupage soit en mode lots complets. AD

Fashion Expert Days

TGW cible les projets d’automatisation dans l’habillement

Marchtrenk, en Haute Autriche, là où se trouve le siège de TGW Logistics Group, a presque fait figure pendant deux jours, les 9 et 10 octobre, de capitale européenne la mode? et de la supply chain ! L’intégrateur avait en effet convié à ses Fashion Expert Days plus de 120 participants, quelques partenaires, des experts et des chercheurs mais aussi et surtout des responsables logistique et supply chain de sociétés spécialisées dans le textile, l’habillement et la mode dont Gap, Puma ou encore Urban Outfitters.
Le message est clair : TGW est fin prêt pour les accompagner dans leurs futurs projets d’automatisation, surtout depuis le lancement cette année de son trieur à pochettes OmniPick (voir NL 2850 qui vient compléter sa gamme de systèmes standardisés pouvant intéresser ce secteur, comme la solution FlashPick pour la préparation automatisée de commandes détail et les bras robotisés Rovolution.
Pour TGW, nul doute que la recherche de niveaux de service toujours supérieurs en entrepôt pour répondre aux exigences accrues des consommateurs, conjuguée avec la pénurie de main d’?uvre en Europe sur l’intralogistique sont deux facteurs décisifs qui vont conduire les spécialistes de l’habillement à investir dans des projets d’automatisation.
Durant l’évènement, l’intégrateur a d’ailleurs lancé un petit sondage sur place, via une appli : 100% des répondants ont reconnu qu’il fallait s’attendre à ce que d’ici 5 ans les niveaux de services montent d’un cran, au point que la livraison le jour même ou le lendemain deviennent la norme du secteur de la mode et de l’habillement.
Comme la majorité des acteurs n’a pas l’intention ou la possibilité pour autant d’augmenter les effectifs dans ses entrepôts, fait remarquer TGW, la solution semble toute trouvée : l’automatisation.
A condition de rester flexible. « Nos systèmes OmniPick et FlashPick ont été conçus pour être indépendant des canaux de distribution, ce qui signifie qu’ils peuvent être utilisés avec la même efficacité pour n’importe quelle combinaison de commandes qu’elles concernent les magasins, la distribution multi-marques ou l’e-commerce » a fait remarquer à ce sujet Raffaele Destro, responsable du secteur Fashion chez TGW. JLR

Les 9 et 10 octobre, TGW a réuni en Autriche 120 experts de la supply chain du textile, de l’habillement et de la mode (dont ses clients Gap et Puma), lors des Fashion Expert Days.

Cloud

IBM lance la suite Sterling Supply Chain

Big Blue a annoncé la semaine dernière aux Etats-Unis le lancement d’une nouvelle offre cloud dénommée Sterling Supply Chain, qui intègre les apports de la blockchain, de l’IA et de l’IoT à son service existant Sterling Order Management System (SOM) déjà utilisé par des sociétés telles qu’Adidas, Home Depot, Lenovo, ou encore Whirlpool Corporation.
IBM, qui s’appuie sur l’expérience des pilotes effectués en agroalimentaire, en general cargo et sur la filière diamantaire, permet notamment aux développeurs et aux applications tierces de s’appuyer sur ses API ouvertes pour connecter des applications telles que les WMS, les TMS, les ERP ou les OMS, afin d’alimenter en données une blockchain basée sur Hyperledger pour le suivi et la traçabilité des produits (finis et semi-finis) tout au long d’une supply chain.
Son offre intègre également des capacités d’IA d’IBM Watson, notamment Order Optimizer et Supply Chain Insights, qui envoie des alertes en temps réel et des recommandations pour optimiser les flux et éviter les ruptures d’approvisionnement. JLR

Infos internationales
Royaume-Uni

Ceva ouvre une plate-forme multi-température sur le London Gateway

Début octobre, en présence d’une cinquantaine de clients , Ceva Logistics a inauguré le « Chill Hub », une plateforme logistique multitempérature (entre -25° et +16°C) de 10 000 m² située sur la zone DP World London Gateway Logistics Park, le long de la Tamise, à une quarantaine de km du centre de la capitale britannique.
La construction de ce bâtiment à haut rendement énergétique, d’une capacité de 10 000 palettes, avait été annoncée en février 2018 par le groupe CMA CGM, qui depuis a racheté le 3PL Ceva Logistics (voir NL 2663).
L’idée était de proposer à ses clients l’intégralité des services logistiques, jusqu’à la livraison, sachant que la London Gateway, premier port « reefer » du Royaume-Uni, est le point d’arrivée de nombreuses lignes CMA CGM venant de l’hémisphère sud avec cargaison sous température.
Dans le Chill Hub, des zones seront dédiées aux produits pharmaceutiques, aux produits frais et surgelés, aux boissons et aux fleurs ainsi qu’à d’autres marchandises nécessitant des conditions particulières de manutention ou de stockage.
Outre l’entreposage et la préparation de commandes, la gamme de services proposés comprend l’étiquetage, le conditionnement, la re-palletisation, l’encodage des prix, le marquage, et les opérations de copacking et de kitting. JLR